Balades commentées
La Turquie, magnifique pays aux multiples facettes
L'histoire du Château et du Bois de Vincennes, indissociables, Versailles.
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Pour l’écrivain Jean Giono l’horloge de la gare symbolisait le départ du train le ramenant dans sa Provence, à Manosque. Il la considérait comme le plus grand monument de Paris.
En effet, située à l’est de la capitale, et
presque en bordure de Seine, c’est un repère majestueux pour les voyageurs en partance vers le sud de la France ou Italie.

La tempête de décembre 1999 a décidément fait des ravages dans la région : elle a
endommagé le mécanisme de l’horloge qui est restée en panne pendant 5 ans.
Elle a été enfin remise en marche le mardi 15 février, à 12 h 30.
La tour, véritable beffroi, ou campanile, a une
hauteur de 67 mètres. Y accède par un escalier de 400 marches. Elle fut construite en même temps que la gare de Lyon, à l’occasion, là encore, de l’exposition universelle de
1900.
*reflets dans l'immeuble de verre voisin.
"Les quatre cadrans de l’horloge, conçus par Paul Garnier, fonctionnent depuis 1902", précise Jacques Burel, directeur commercial de la société Bodet, qui a assuré la restauration du
mécanisme.
Une grande aiguille de 38 kg

* source Le Monde 17/02/05

Pour le plaisir des yeux. Je
rappelle que les orchidées sont visibles lors des journées du patrimoine, à l'Orangerie du jardin du Luxembourg.

Les orchidées « Sabots de Vénus», ou Paphiopedilum, sont toutes et
exclusivement originaires d’Asie du Sud-Est (Népal, Chine du Sud, Vietnam, Thaïlande, Philippines, Nouvelle Guinée,…). Certaines poussent à 2 500 m d’altitude, d’autres au niveau de la mer. et
Les orchidées ont pu s’adapter aux serres froides à tempérées. La collection du Sénat a la chance de bénéficier des découvertes de nouvelles techniques de culture depuis sa création :
utilisation d’inoculums (greffons) pour favoriser la germination des graines, culture de ces souches, et depuis les années 1960, techniques de semis asymbiotique in vitro dans un laboratoire de
culture spécialement dédié à cet effet.

Le sabot de vénus utilise son labelle à la forme
de sabot comme piège pour les insectes pollinisateurs qui en entrant ne pourront sortir que par des issues ou viendront s'accrocher à leur dos le pollen qui féconder une autre plante du même
genre.
Paris insolite et secret
Les mareyeurs en provenance de Normandie venaient livrer leurs huîtres et leurs
poissons, et ils empruntaient quotidiennenement la rue Montorgueil, du XIII AU XIXème siècle.
La proximité du grand marché des Halles a fait de cette rue un lieu très fréquenté, elle l'est toujours, et les cabarets, auberges et boutiques se sont multipliés.
Quelques lieux témoignent encore de ce passé dynamique et commercial : c'est le cas des veilles enseignes que l'on peut voir un peu partout dans le quartier, notamment le magnifique escargot, au
38 rue Montorgeuil, Paris 1er arrondissement.
L'Escargot Montorgueil s'appelait l'Escargot d'or à l'époque où il est sorti de sa
coquille en 1832, sur le Mont des Orgueilleux, au coeur des Halles, et à proximité de l'église Saint Eustache.
De la rue, on peut admirer le plafond peint de l'entrée, il provient de l'hôtel
particulier que Sarah Bernhardt avait dans le restaurant.
La spécialité du restaurant, toujours en service, est bien sûr les
escargots.
Paris insolite et secret
La fontaine de la Croix du Trahoir est inscrite au titre des monuments historiques.Elle est situé à l’angle de la Rue de l'Arbre-Sec et
du numéro 111 de la rue St Honoré, dans le du 1er arrondissement.

La place de la croix du Trahoir
Ce carrefour se situait au croisement des principales voies nord-sud et est-ouest d'entrée dans Paris. Pendant plusieurs siècles, il a été un des carrefours les plus animés de Paris.
Le nom de Trahoir, anciennement tiroir, vint du fait que l'on tirait les étoffes sur la place.
Jusqu'en 1698 des exécutions capitales y ont eu lieu sur cette place. Ce fut le cas des les faux monnayeurs, avec l'argumentation que la maison où l'on fabriquait la monnaie était toute proche. Des luthériens y ont aussi été brûlés vifs le 21 janvier 1535. Et jusqu'en 1739 La place a été utilisée pour couper les oreilles des serviteurs indélicats.
Il y avait une roue de supplice pour servir d'exemple aux passants et une potence, parfois assimilée à l'« Arbre sec » C'est toutefois une erreur, car l'Arbre sec est un arbre mythique des récits de Marco Polo, parfois assimilé au Chêne de Mambré de l'Ancien Testament.
Arbre sec.
La place comportait une croix d'origine très ancienne pour favoriser les dernières prières des condamnés. Elle a été détruite en 1789. Son soubassement en pierre avec des degrés servait d'étal à des bouchers et marchands de légumes.
Une station de chaises à porteurs a été créée en 1639. C'est là qu'a lieu l'arrestation de Pierre Broussel, conseiller au parlement de Paris, surnommé "le père du peuple", le 26 août 1648. C'est un épisode marquant du début de la Fronde. Ce carrefour sera aussi le centre d'une répression sanglante, puis des barricades élevées jusqu'à la libération du conseiller. C'est la journée des barricades du 27 août 1648.
La fontaine de la croix du Trahoir.
La première fontaine de la Croix-du-Trahoir a été construite par Jean Goujon à l'initiative de François Ier en 1529. Elle a été reconstruite en 1606 puis déplacée de quelques mètres en 1636 pour améliorer la circulation dans la rue Saint-Honoré. Jacques-Germain Soufflot, chargé de la rebâtir en 1775, hérita d'une fontaine en très mauvais état. Il l'inscrivit dans un édifice polygonal situé à l'intersection des rues de l'Arbre-Sec et Saint-Honoré et confia à Boizot la sculpture de la nymphe qui apparaît rue Saint-Honoré Un mascaron permet à l'eau de la fontaine de s'écouler.
La fontaine porte l'inscription suivante :
la première année de son règne,
ordonne que le bien public
du château d'eau de l'arc de Julien,
effondré par la vétusté,
soit complètement réédifié
avec plus d'élégance
par Charles Claude d'Angiviller
directeur des Bâtiments du Roi.