Mardi 2 février 2010
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12:59
Au cœur de la Cappadoce, le célèbre village d’Uçhisar dévoile ses pitons de tuf
posés au milieu d’un paysage lunaire et percés d’innombrables cavités.
Un piton volcanique domine le village, et les
paysans ont construit leurs maisons autour de cette forteresse naturelle. Serrées les unes contre les autres, elles s’emboîtent comme des cubes, et paraissent incrustées dans la roche. Avec leurs
toits plats, elles dominent un paysage unique au monde, à 1300 mètres d’altitude.

* les maisons à toit plat, sur lesquels les abricots sont mis à sécher, versant sud du village, en premier plan les cônes, anciennes
habitations
Ce sont des couleurs changeantes, un décor irréel, une région où l’érosion a créé
des décors lunaires qui n’existent nulle part ailleurs. C’est un autre monde, un décor minéral surréaliste sculpté dans le tuf, ce mélange de cendres et de boues crachées par l’explosion des
volcans du Taurus il y a 3 millions d’années. Des cônes rocheux, des collines de vagues blanches ou roses, des colonnes trouées de deux grands yeux noirs : un spectacle
époustouflant.

* depuis le piton rocheux, les ondulations de collines, à perte de vue, et de l'autre côté de la route.
Les paysans ont abandonné ce village battu par les vents, pour préférer le confort des maisons modernes avec eau courante, télévision. Les maisons semi troglodytiques et leurs « kayas », pièces
creusées dans la roche, sont vides. Elles étaient comme des labyrinthes : de petits escaliers extérieurs accrochés aux murs permettaient de sauter du salon à la chambre. Les pièces s’empilaient
sur plusieurs niveaux, de la terrasse aux sous-sols.

* reste de neige sur le piton rocheux d’Uçhisar et ses habitations creusées dans
le tuf abandonnées
Mais le piton
rocheux se dresse toujours, majestueux, au dessus d’Uçhisar et d’une campagne environnante hérissée de cônes et de cheminées de fées. Les rochers projettent des silhouettes comme des ombres
chinoises géantes.
Un décor propice aux contes fantastiques, où toutes les histoires sont possibles. Enfant, Mustafa, un guide turc, croyait « que le monde entier ressemblait à la Cappadoce ».
(source Le Figaro 22/10/2005). Un pays où,
pour y avoir passé deux jours, il fait bon vivre.
Par Francine94
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Dimanche 31 janvier 2010
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14:08
A Antalya le soleil brille 300 jours par an, et
l’hiver n’y existe pas. Les quatre saisons ne sont que sur la calendrier : en 1985 il a neigé pour la première fois depuis 60 ans.
L’évènement a d’ailleurs fait la une des journaux.
En ce mois de mars 2009, la température était de 28,5 degrés à 14heures, laissant augurer des étés brûlants et secs. Les autres saisons sont chaudes, avec 18 ° en moyenne, et parfois
pluvieuses.
Les eaux de la Düden descendent des monts du
Taurus. La rivière, en partie souterraine, traverse la ville et ressort à l'air libre sur la côte.
Grossie par la fonte des neiges, elle se jette dans la Méditerranée en une cascade d’une hauteur de 40 mètres.
Par Francine94
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Vendredi 29 janvier 2010
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19:12
Très peu d'exemplaires de ces masques ont été retrouvés, et les avis divergent quant à leur siginification.
Toute utilisation lors de processions ou de danses étaient impossibles à cause de leur poids et de leur taille.
De plus, la plupart des masques ont des perforations sur le côté ou dans le dos, laissant supposer qu'ils étaient fixés à un support tel qu'un fardeau funéraire.
Ces masques étaient peut être parés de boucles d'oreilles ou d'ornements pour un quelconque rituel. On pense qu'ils jouaient un rôle dans les rites d'inhumation, à titre d'offrandre ou
comme substitut du visage.
Devine t-on derrière ces visages désespérement muets des représentaions d'ancêtres, de hauts dignitaires de la Cité, des entités divines? Impossible de le savoir.
Toutefois leur caractère somptueux leur confère un caractère exceptionnel : les Aztèques ont raflé les plus précieux, pour les consacrer comme offrandes au coeur même de leur capitale
Tenochtitlan*
A quelques pas de la cathédrale de Mexico, les entrailles béantes du temple Mayor ont ainsi dévoilé pluisieurs exemplaires de ces masques aux "prunelles hypnotiques". Jusqu'à ce jour, seuls 4
masques ont été exhumés, les 2 présentés à l'exposition présentent le même visage épuré et idéalisé, dans lequel on reconnait le style Teotihuacan, avec toutefois une liberté
d'expression dans la réalisation.

Masque avec ornements d'oreilles et incrustations
Templo Mayor Teotihuacan 500 après JC
Diorite, pierre verte et coquille Museo del Templo Mayor
Ce masque en pierre verte, de style Teotihuacan, est la plus belle pièce récupérée dans les fouilles du Templo
Mayor.
Elle conserve encore les incrustations des yeux, des dents, et des élégantes oreillettes circulaires.
Le fait d'avoir été le chercher à la Cité des dieux pour ensuite le déposer dans un contexte rituel au pied de l'édifice aztèque le plus important est une preuve de ce que représentait
Teotihuacan aux yeux des Aztèques.

le Seigneur de l'au delà en reflet dans la vitrine.
*Le plateau où se situe Teothihuacan était au coeur de civilisations brillantes, Incas, Mayas, Aztèques, qui ont imposé progressivement leur
domination sur les Cités de la vallée de Mexico, qui s'appelle alors Teotihuacan.
Par Francine94
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Jeudi 28 janvier 2010
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19:09
Une civilisatioo du masque
Les masques de Teotihuacan, taillés dans l'albâtre, l'onyx, la calcite, attirent le regard.
Très peu d'exemplaires ont été retrouvés pendant les fouilles.
Ils sont de forme trapézoïde, les bords légèrement arrondis, les oreilles sont souvent de simples plaquettes
trouées, et dégagent une certaine sévérité.
Cette austérité est cependant parfois tempérée par les magnifiques incrustations de coquillages, de nacre, de turquoise ou d'obsidienne qui ornent les plus beaux.
Mais comment interpréter ces faces éternellement juvéniles, aux lèvres éternellement entrouvertes?
Les hypothèses diffèrent selon les spécialistes.
On s'interroge également sur leur utilité : ils sont trop lourds pour être portés, ils sont dénués d'ouvertures et ont été retrouvés sans trace d'usure. Là aussi les avis divergent.
Masque de Malinaltepec
Ce magnifique masque au nez aqulin est taillé dans une roche volcanique recouverte d'une mosaïque en
turquoise.
Il a été découvert en 1921 dans une grotte de malinaltepec, dans l'est du Guerrero, ce qui traduit l'influence de Teotihuacan dans cette région
L'ornement nasal, la ligne des sourcils stylisés, et la décoration florale au milieu du front (le glyphe de l'eau coourante) sont composés de coquillages rouges
Ce décor particulièrement raffiné doit il être considéré comme un souci d'individualisation?
pierre aux incrustations de turquoises, d'amazonite, d'obsidienne et de coquillages.
21,6 x 20,7 x 7,3 300-550 après JC
Mexico Musée national d'Anthropologie
photos sans flash
Par Francine94
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Mercredi 27 janvier 2010
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19:05
Religion et vision de l’univers :
Dieux, rituels et traditions funéraires à Teotihuacan.
La religion tenait
une place primordiale dans la Cité, et les objets trouvés lors des fouilles depuis cent ans en témoignent.
Des pièces extraordinaires issues de différents types de sépultures, nous
éclairent sur les rites funéraires en vigueur dans la cité.
Sculpture du seigneur de l'au-delà
Cette saisissante pierre sculptée fut découverte face à la pyramide du soleil. Elle pourrait représenter, selon la mythologie nahua*, la victoire du dieu Quetzacoatl sur Mictlantecuhtli, un
évènement hautement symbolique lié au sacrifice humain et à la mort du soleil.
Le visage de la divinité est dissimulé derrière un crâne, représentant les traits d’un être vivant tirant la langue, auréolé des rayons du soleil.
L’artiste exprime dans cette attitude l'idée du sacrifice.
Le recouvrement de la sculpture de cinabre rouge accentue encore l’allusion
sacrificielle.

Pierre Stucs et pigments
125 x 103 x 25 300 450 après JC
Mexico Musée National d'Anthropologie
* les Nahuas sont des guerriers originaires du nord
toutes les photos de l'exposition sont prises sans flash
Par Francine94
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