Lundi 19 septembre 2011
1
19
/09
/Sep
/2011
07:00
Hôtel de Chalons Luxembourg Paris le Marais
Journées du Patrimoine 2011
Que cache le lourd vantail? Un petit bijou, bien qu'abimé...
http://www.visites-guidees.net/article-hotel-chalons-luxembourg-84100896.html
En fait, si les murs sont en bon état, il n'en est pas de même de l'intérieur, qui tombe en ruines.
Les travaux à engager sont considérables, de ce fait la Mairie de Paris a mis en vente, à un pris dérisoire, et depuis deux ans, cet hôtel particulier. Malgré celà, pas d'achetuer, quoique, selon
Paris historique, il vient de trouver acquéreur.
C'est donc la dernière année qu'il se visite... hélas.
Histoire de l'Hôtel Chalons-Luxembourg
Au 13ème siècle, cette rue était le fief des teinturiers-drapiers. Elle prit le nom de Frogier l'Asnier qui, par déformation, devint la rue Geoffroy l'Asnier.

Au 17ème siècle, se trouvaient un jeu de Paume et une maison. En leur lieu, fut édifié, vers 1626, un petit hôtel pour Guillaume Perrochel, conseiller et maître d'hôtel du Roi, époux de Françoise
Buisson, d'où les chiffres P et B sur la façade dans la cour.
Revendu en 1659 par les héritiers Perrochel à Marie-Amelot de Béon-Luxembourg, il s'appelle déjà Châlons sans qu'on puisse s'expliquer pourquoi (peut être qu'une famille Chalons, riches
commerçants et magistrats à Rouen aurait habité cette maison ?...).
*Les deux noms sont gravés sur le cartouche de marbre noir au-dessus du portail.
Au 19ème siècle,il est habité bourgeoisement et loué partiellement au 20ème siècle par l'artiste graveur Charles Huard, qui y habite et sous loue le rez-de-chaussée, entre cour et jardin, à
Gabrièle d'Annunzio d'octobre à mai 1915.
Architecture
Le heurtoir 18ème est finement ciselé d'une tête de lion et de deux chevaux marins.
Façade sur cour
Contrastant avec le portail, elle est de style Louis XIII, dernier exemple d'un style qui passe de mode.
En pierre et en brique, elle comporte un logis avec son haut comble, encadré de petites ailes en retour d'équerre.
Le logis est assis sur des communs semi enterrés, disposition courante à cette époque et qui explique la présence d'un perron.
*La décoration très sobre, malgré les masques féminins qui agrémentent les fenêtres du premier étage, est encore maniériste et ajoute à son
charme.
*Les appuis sont en fer forgé. Le perron et le grand escalier sont de l'époque Louis XV.
L'escalier intérieur est précédé d'un vestibule orné d'une statue.
Une lucarne à toit débordant et à poulie somme l'édifice.
sources : Paris Historique