Mardi 2 août 2011
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Père Lachaise André GILL (1840-1885)
95eme division (1ere ligne, K, 29)lundi 11 septembre 2006.
Voir mon précédent article, je vous parlais de cet artiste il y a peu :
http://www.visites-guidees.net/article-andre-gill-79646429.html
Caricaturiste et chansonnier
Louis Alexandre Gosset de Guines, sous le pseudonyme d’André Gill, traverse le Second Empire en illustrant ses contemporains dans le journal satyrique La Lune (1865-1868), qui sera interdit.
Le journal reparaît sous le titre de l’Eclipse (1868-1876). C’est un journal hautement combatif avec un chiffre de tirage très élevé pour l’époque : 40 000 exemplaires.
André Gill dessine aussi pour le Charivari et La Rue de Jules Vallès. Il a pris pour cible l’Empereur Napoléon III, qui s'en passerait bien; le plus cherdésir du souverain étant de se faire
photographier par Félix Nadar, mais celui-ci refuse obstinément.

*Le buste d'André Gill, une rose à la boutonnière.
Il "croque" tout ce qui compte à cette époque, et on lui doit les caricatures de Richard Wagner, Jules Vallès, Léon Gambetta, Jean Raspail en passant par Victor Hugo, Alexandre Dumas, Gustave
Courbet, Félix Nadar, Georges Bizet, Charles Dickens, Emile Zola, Victor Schoelcher, Jules Verne, Adolphe Thiers, etc.
de se faire photographier par Félix Nadar, mais celui-ci refuse obstinément. En 1868, il est condamné pour avoir dessiné une citrouille dans laquelle les magistrats croient reconnaître un
juge.
"Dans les années 70, les procès qui lui sont intentés font beaucoup pour sa renommée. Il fréquente Charles Cros et Paul Verlaine. Il reçoit la visite d’Arthur Rimbaud qui est l’un de ses
admirateurs. Pendant le siège de Paris, Gill aurait appartenu à un service médical assez mystérieux et mal défini.
Dès septembre 1871, André Gill prend pour cible Adolphe Thiers. Le journal l’Eclipse disparaît en 1876 et laisse la place à La Lune Rousse (1876-1879), il en est le rédacteur en chef.

"Fort comme un grand coq droit perché
Sur ses larges ergots de pierre,
Moustache noire en croc, paupière
Où l'œil ne s'est jamais caché
Front que l'on voudrait empanaché"
Jules Jouy
Mais le temps des caricatures s’achève, avec la maladie de leur auteur, André Gill entre à l’hôpital psychiatrique et n’en sortira que pour sa tombe. Celui qui avait écrit « On ne songe qu’à
créer des maisons de fous, quand ouvrira-t-on des maisons pour imbéciles ? Meurt le 1er mai 1885 dans une cellule de Charenton".
Sa tombe est une concession gratuite par arrêté préfectoral en date du 30 juillet 1887.
sources : http://www.appl-lachaise.net/