Paris insolite

Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 19:30

Cloître  et église des Billettes
22-26 rue des Archives Paris 4ème
Métro Hôtel de Ville

 

Ce cloître est bien caché, il est ouvert uniquement lors d'expositions.

Cloître des Billettes
Le cloître et l’église des Billettes sont des édifices religieux d'origine catholique. L'église a été affectée au culte de l'église luthérienne au XIXe siècle.  L'église a été construite en 1294, le cloître  en 1427.
Le cloître des Billettes est le seul cloître médiéval qui subsiste à Paris. Les maisons au-dessus des galeries datent des XVIIe et XIXe siècles.  Il est doté de quatre galeries flanquées de voûtes flamboyantes.

Cloître des Billettes
*Les maisons au-dessus des galeries datent des XVIIe et XIXe siècles.

 

Il provient de l'ancien couvent des "frères hospitaliers de la Charité de Notre-Dame", dits "Billettes" en référence à la figure héraldique en forme de triangle qui ornait leur habit.
L'église à côté a été reconstruite plusieurs fois, les éléments conventuels ont été transformés en école à la fin du XIXe siécle. Le cloître appartient à la Ville de Paris qui l'a restauré deux fois à la fin des XIX et XXe siècles.

 

Une hostie qui saigne.

C'est un lieu calme, hors du temps, où l'atmosphère est apaisante.
Son histoire l'est moins.
Cloître des Billettes

"En 1290, un jour de Pâques, un usurier  juif nommé Jonathas aurait exigé d'une pauvre femme qu'elle lui rapporte une hostie consacrée en remboursement d'un prêt qu'elle ne pouvait honorer.

S'en emparant, l'homme aurait lardé de coups de couteau l'hostie qui se serait mise à saigner abondamment. Il l'aurait ensuite jetée au feu d'où elle serait sortie sans aucun dommage, volant à travers la pièce. Pour finir, l'usurier aurait plongé l'hostie consacrée dans une marmite d'eau bouillante qui se serait alors changée en sang, tandis que l'hostie se serait élevée dans les airs tout en laissant apparaître le visage du Christ!  Jonanthas aurait été finalement brûlé vif pour son forfait...


L'histoire connue, la maison de Jonathas devint un lieu de pélerinage, et en 1294 un bourgeois obtint l'autorisation d'y construire une chapelle expiatoire à l'endroit même  "où Dieu fut bouilli". En 1299, Philippe Le Bel y installa les frères de la charité de Notre-Dame pour en assurer le service".

Cloître des Billettes

"La maison où Dieu fut bouilli". 

 

Ici, l'église des Billettes, le cloître est juste à côté, sur la gauche.

 

Sources : Editions Jonglez et wikipedia

    Cloître des Billettes  

*La discrète entrée rue des Archives.

 

Pas de vues de l'intérieur de l'église, il y avait un office, et dans ce cas les photos sont interdites. Quant au cloître, c'est un endroit exigu, peu de recul possible pour lesphotos, et pas facile d'éviter viiteurs et exposants.

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Paris en photos
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 15:10

Exposition Anamorphose végétale à l’Hôtel de Ville de Paris
Du 24 juin au 15 juillet 2011.

Entrée libre métro Hôtel de Ville

 

Un trompe-l'oeil géant tel qu'on le découvre depuis un promontoire spécialement conçu, et un point très précis.Le résultat est époustouflant.

anamorphose


La Mairie de Paris, à  l’occasion de l’année internationale de l’arbre, a organisé l’évènement « Une saison sous les arbres ». A cette occasion l’artiste François Abélanet a réalisé la première anamorphose végétale entièrement en 3D.
 Sa précédente anamorphose intitulée « Où sommes-nous ? » installée l’été dernier dans le parc de Bagatelle, avait remporté un vif succès. L’artiste François Abélanet a  créé une œuvre de Land Art urbain inédite, à la fois ludique et interactive, spécialement conçue pour la vaste esplanade de l’hôtel de ville de Paris.

anamorphose
*Un pur effet d'optique : on a l'impression que l'homme en blanc est perché en haut de la sphère. Et pourtant non! Les allées sont au niveau du sol.

 

Dans la lignée des grands maîtres de l’anamorphose, il a imaginé une œuvre cinétique (en mouvement) éphémère qui donne l’illusion du relief.
Ce trompe l'oeil a été élaboré sur la base d’un dessin très précis calculé sur ordinateur et réalisé grâce au talent des jardiniers et techniciens de la Ville de Paris. Le résultat, saisissant,  apparaîtra aux yeux des promeneurs depuis un promontoire spécialement aménagé."  Pelles, râteaux, rayons laser et points GPS s’uniront pour réaliser une écriture contemporaine du jardin à la française. Sans trucages, ni effets spéciaux. En alliant la nature, l’art et les mathématiques".
anamorphose

*Ici aussi,les visiteurs ont l'air perchés. Où commence l'illusion? Qui croire? Le réel est-il ce que l'on voit?

 

C'est  une succession de volumes plantés d’herbe. Le public peut déambuler dans les allées pour s’approprier l’œuvre en jouant avec ses contours et ses volumes. Avant de  monter sur une estrade installée spécialement et de découvrir, depuis un seul point très précis, la forme monumentale imaginée par le créateur. Grâce à son appareil photo, chacun pourra immortaliser l’installation et emporter avec lui un souvenir de ce moment étonnant.

anamorphose
*L'espace n'est plus ni tout à fait plat, ni tout à fait vrai.

 

"« Qui croire ? Le réel est-il ce que l’on voit ? Où commence l’illusion ? » s’interroge François Abélanet, créateur de cette anamorphose qui change notre façon de voir, de nous mouvoir dans un espace qui, tout à coup, n’est plus tout-à-fait plat. Ni tout-à-fait vrai. En forçant notre regard à quitter la ligne habituelle de l’horizon, en créant la confusion et nous faisant perdre nos repères, l’artiste nous propose de regarder le monde autrement et de réfléchir à la place de l’homme dans la nature.
Au delà des illusions optiques, c’est bien le miroir de nos certitudes qui se lézarde et laisse transparaître une autre vérité".

 

Les éléments qui composent l’installation du parvis repartiront dès la fin de l’exposition vers les parcs et jardins de la capitale : une reconversion durable après une action pédagogique de sensibilisation des Parisiens.


sources : http://www.landarts.fr/ 

http://www.pariscotejardin.fr/

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Flâneries à Paris
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 19:28

Insolite : le parvis de l'Hôtel de Ville s'anamorphose.


Jusqu'au 15 juillet, le parvis de l'Hôtel de Ville verdit... sous la forme d'une curieuse anamorphose végétale. Cette  oeuvre,  monumentale et ludique de plus de 100m de long, a été réalisée en 3D par l’artiste François Abelanet.

anamorphose

*Regardées selon une certaine perspective, ses lignes géométriques en 3D donnent une illusion de relief.


Une anamorphose est une image déformée qui retrouve ses proportions d’origine et prend sens quand on la regarde sous un certain angle.

 

Une oeuvre de l'artiste François Abelanet.

anamorphose
* Le public est interpellé par ces formes étranges.

 

L'artiste François Abelanet est passé maître dans cette variation moderne du trompe l’oeil. pour preuve ce nouveau chef-d'œuvre de Land Art, exposé au centre d'un jardin éphémère consacré à l'arbre urbain. L'oeuvre, avec ses lignes géométriques en 3D,  donne aux visiteurs une illusion du relief et s'étend sur 1500 m².


Monumentale, elle mesure 100 m de long et nécessite 1200 m² de pelouse, 300 m² de sedum et 650 m3 de paille et de sable. Près de 90 jardiniers et techniciens sont mobilisés en continu pendant cinq jours pour la réalisation de cette oeuvre d'art éphémère.

anamorphose
*C'est  une succession de volumes plantés d’herbe : le public est invité à y pénétrer, pour s’approprier l’œuvre en jouant avec ses contours et ses volumes.

 

 

Ces manifestations de Land'Art sont là pour nous faire réfléchir. Ainsi cet immense jardin contemporain questionne le lien entre Nature et Ville, ainsi que leur cohabitation parfois difficile. "A la croisée de l’architecture, de la décoration et du Land art, l'oeuvre "Qui croire ?" illustre le mariage entre urbanisme et nature, entre minéral et végétal. Une image éphémère qui évoque le milieu urbain et la plantation régulière des arbres le long des rues. Une écriture originale pour illustrer le paysage parisien et nous inciter au respect de notre patrimoine boisé."

anamorphose

 *Le public sera invité à pénétrer dans cette succession de volumes plantés d’herbe, pour s’approprier l’œuvre en jouant avec ses contours et ses volumes. 

 

L'artiste François Albaret invite le spectateur à ressentir et éprouver la place fondamentale de la nature : "Nous vivons dans un monde où l'on entend débattre les écolos, les scientifiques, les industriels... J'ai voulu simplement poser le problème de de l'arbre et inviter les gens à s'interroger sur la place que l'arbre, la nature et l'environnement ont pour eux. Je voudrais que les gens se posent à la question à eux-mêmes et ressentent à quel point l'environnement est fondamental".

anamorphose
"Qui croire?" interroge la vie quotidienne des arbres parisiens, leurs besoins et leurs mésaventures... .

 

Demain, vous verrez comment cette anamorphose prend tout son sens, vue sous un certain angle. C'est étonnant.  Cette  dernière photo vous met sur la voie .... un angle de vue différent, et c'est toute la perception qui change, l'image qu'a voulu nous montrer l'artiste prend forme.

anamorphose 

  sources : www.paris.fr/ et http://www.landarts.fr/

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Paris en photos
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 19:55

Insolite...

Hôtel de Ville de Paris 

Surprise hier après-midi sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris...

 

Les tours de Notre Dame émergent d'un tapis de verdure...

 Hôtel de Ville Paris

 

Des arbres ont envahi  la place de Grève... Hôtel de Ville Paris

 

Des pommiers ont poussé... 

Hôtel de Ville Paris

 

Devant la Mairie, une pelouse et des arbres...Hôtel de Ville Paris

 

L'Hôtel de Ville offre un spectacle inhabituel et insolite...

 Hôtel de Ville Paris

 

Les touristes et les parisiens se pressent, se questionnent, étonnés et intrigués...Hôtel de Ville Paris

Qu'est-ce que celà peut-il bien être? La réponse demain.

 

En attendant, je vous laisse apprécier ce spectacle inahbituel d'une place de Grève verdoyante et plantée d'arbres.

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : photos : site web photographe
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 08:04

Le petit canon

Domaine national du Palais-Royal

Tous les mercredis midi le petit canon du Palais-Royal retentit de nouveau.

petit canon du Palais-Royal

Pendant plus d'un siècle, ce petit canon a attiré de nombreux visiteurs
dans les jardins du Palais-Royal : les parisiens venaient y régler leur montre tandis que les étrangers s'émerveillaient devant son mécanisme ingénieux.

petit canon du Palais-Royal

Il fut conçu en 1786 par l'horloger Rousseau pour tonner naturellement à midi : lorsque le soleil passait au méridien de Pars, la loupe concentrait ses rayons sur la mèche et déclenchait la mise à feu. L'admiration des visiteurs était telle que Jacques Delille* lui trouvait plus d'intérêt qu'au jardin lui-même :

"Dans ce jardin, on ne rencontre
Ni pré, ni bois, ni fruits, ni fleurs.
Si l'on y dérègle ses moeurs,
Au moins on y règle sa montre."

 

Victime d'un vol en 1998, une réplique a été réinstallée à sa place d'origine en 2002.
Grâce à l'initiative du Ministère de la Culture et de la communication, le petit canon tonne à nouveau chaque mercredi midi. La poudre utilisée jusqu'alors a laissé place à un dispositif issu de la pyrotechnie.

petit canon du Palais-Royal

1786 : Le sieur Rousseau, horloger au 95 galerie de Beaujolais, indiquait midi aux promeneurs du Palais-Royal en tirant le canon installé sur la ligne méridienne de Paris. Une loupe était censée provoquer la mise à feu
d'une mèche, les jours de soleil.
1799 : le petit canon est déplacé au milieu du parterre. Il tonnera jusqu'en 1914.
1990 : il fonctionne à nouveau, tous les jours à midi, depuis le 13 juillet 1990.

 

Cette légende y était gravée :

 "Horas non numero nisi serenas"
 « Je ne compte que les heures heureuses » petit canon du Palais-Royal

sources : sur site.

*Jacques Delille, poète français, 1738-1813. 

 

Je suppose que le voleur (ou la voleuse) a installé le petit canon du Sieur Rousseau dans son jardin. Je trouve ce vol scandaleux, c'est faire fi du patrimoine de notre pays, et j'espère qu'on retrouvera l'original. Car cette copie n'a pas le chronomètre.

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Paris en photos
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