3) Après avoir coupé les arbres et rassemblé le bois en stères le long des allées, dégagé les chemins forestiers, il était temps de replanter. 60 années seront nécessaires pour que le bois retrouve son aspect.
"On a utilisé la régénération naturelle, avec des graines, des glands, jusqu'à la plantation de hautes tiges", explique Louis-Marie Paquet.
Les jardiniers ont ainsi planté des alisiers, robiniers, micocouliers, des tilleuls, des pins noirs...
"On retrouve petit à petit un aspect forestier", dans les deux bois, car dès que la broussaille "dépasse notre hauteur d'homme, on a l'impression d'être en forêt".
"La plantation diversifiée est aussi meilleure en cas de problème sanitaire", ajoute-t-il. Par exemple, si un marronnier est malade, il transmet moins facilement son mal en côtoyant d'autres essences d'arbres.
La replantation s'est faite avec "des essences indigènes, des arbres et plantes locales, rien d'exotique".
Comme je le faisais remarquer dans mon article précédent, le bois est meurtri, il garde des stigmates de cette tempête. "Le paysage qu'on avait avant 1999, on n'en retrouvera pas un équivalent avant 60 ans", évalue le spécialiste. Mais, "on a gardé une parcelle témoin clôturée de 8 hectares" à Vincennes.
M. Paquet assure que, si une nouvelle tempête devait arriver, les forêts seront "mieux armées » qu’en 1999, grâce à ce reboisement naturel. Espérons ne plus revoir ce paysage de désolation.
sources : http://www.france24.com/fr/20091226-dix-ans-apr-s-temp-te-retour-bois-plus-vari-s-r-sistants-paris
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