Paris insolite

Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 07:03

Maison dite de Nicolas Flamel

La plus vieille maison de Paris
51 rue de Montmorency Paris 3ème
Métro Arts et Métiers

Maison de Nicolas Flamel

Au 51 rue de Montmorency se trouve la maison dite de Nicolas Flamel, elle date de 1407 et serait la plus vieille de Paris! Sa façade est sombre et austère.Nicolas Flamel, écrivain-juré de l'Université de Paris, la construisit mais  n'y habita jamais. Il y logea gratuitement les paysans laboureurs et maraîchers qui travaillaient sur les terres des alentours. Il compensait avec le montant des loyers  des boutiques du rez de chaussée.

Maison de Nicolas Flamel

*L'incription hommage "...une pastenostre et un ave maria en priant Dieu que de sa grâce face pardon aux poures ..., et les initiales de Nicolas Flamel.

 

Une inscription en lettres gothiques , contemporaine du bienfaiteur,  en témoigne  sur un bandeau courant le long de la façade :
"Nous hômes et femes laboureurs demourans au porche de cette maison qui fut faite  en  l'an de grâce mil quatre cens et sept, somes tenus chascun en droit sous dire tous les jours une pastenostre et un ave maria en priant Dieu que de sa grâce face pardon aux poures pescheurs trespassez. Amen."

Maison de Nicolas Flamel

*L'inscription "ora et labora"

 

Sur les piliers sont gravés les initiales de Nicolas Flamel. Une restauration, en 1929, a dégagé des bas-reliefs gravés. Aujourd'hui altérés, ils portent cette inscription "Oro et labora" ("Prier et travailler"), qui était la devise   de la maison de Nicolas Flamel, la plus vieille maison de la capitale...pour l'instant.

Maison de Nicolas Flamel

*Les initiales de Nicolas Flamel sont parfaitement visbles sur les piliers.

Aujourd'hui, un restaurant occupe le rez-de-chaussée, "l'auberge de Nicolas Flamel".
Nicolas Flamel, un mystérieux alchimisteNicolas Flamel
Libraire-juré, Nicolas Flamel avait pour mission de faire copier les manuscrits destinés aux étudiants des facultés. Vers 1382, il devint fabuleusement riche, et fit des dons prodigieux aux églises.

"Le roi Charles VI, curieux de connaître l'origine de cette rapide prospérité, demanda au seigneur de Cramoisy, maître des requêtes, d'enquêter sur cet homme étrange et généreux...


L'envoyé du roi se rendit chez l'opulent libraire. Sommé d'expliquer d'où lui était parvenue une si prompte richesse, Nicolas avoua qu'il était alchimiste : il avait découvert le principe de la pierre philosophale, parvenant à muer tous les vils métaux en or!


Les divagations de Nicolas Flamel firent longtemps rêver les candidats à la fortune. On imagina un fabuleux trésor caché quelque part... Certains pensèrent que l'or était enfoui dans sa maison à l'angle de la rue des Ecrivains. En 1724, Henri Saval racontait dans  ses " Histoires et recherches des Antiquités de la ville de Paris" que les curieux avaient "tant de fois remué, fouillé et tracassé dans cette maison qu'il n'y reste plus que deux caves assez bien bâties toutes barbouillées de hiéroglyphes capricieux".

Maison de Nicolas Flamel
Cette maison, la seule où vécurent Nicolas Flamel et son épouse, fut détruite en 1852, lors du percement de la rue de Rivoli. Cette fois encore, rien ne fut mis au jour. Mais le trésor continue de faire fantasmer..."

Lorànt Deutsch
Maison de Nicolas Flamel

*Plaque installée par la Ville de Paris en 1900, en hommage à Nicolas Flamel.

 

Sources : Paris insolite et secret, éditions Parigramme

Métronome de l'excellent Lorànt Deutsch

 

     

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Paris en photos
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 08:25

Cariatide du 57 rue de Turbigo.
57 rue de Turbigo Paris 3ème
Métro Arts et Métiers

 

La femme qu'a l'sac

Une immense et saisissante silhouette de femme, haute de trois étages, se dresse sur la façade de l'immeuble.

Cariatide rue de Turbigo
Cette sculpture est drapée à l'ancienne, ses ailes semblent soutenir le balcon juste au dessus. Elle tient dans sa main gauche un brin de myrthe et dans la droite une petite bourse en usage chez les élégantes du second Empire.


"A l'entrée de cette grande rue parisienne vouée au commerce, elle se veut l'image d'une Charité rassurante, prête à donner aux nécessiteux".

Cette cariatide est l'une des plus mystérieuses de Paris.Elle est affublée de nombreux surnoms : "le génie", "l'ange du bizarre", et, entre les deux-guerres, on l'appelait "la femme qu'a l'sac".

 

En 1984, elle est la vedette d'un court métrage d'Agnès Varda, consacré aux cariatides de Paris. On la retrouve quinze ans plus tard dans le film de Cédric Klapisch, "Peut-être" : sous les fenêtres de son héros Arthur, elle est un véritable repère topographique pour le spectateur.

Cariatide rue de Turbigo

Par ses proportions inattendues, elle est la plus grande cariatide de Paris.Son concepteur est Auguste Emile Delange, qui en présenta le dessin en 1851 lors d'un concours aux Beaux-Arts.

 

Il s'agissait de concevoir un phare ne hommage au physicien Fresnel, inventeur de la lentille à échelons. Sur le projet de Delange, la femme de la rue de Turbigo est bien reconnaissable. Placée sur un socle orné de pyramides tronquées -allusion probable au phare d'Alexandrie- la femme est appuyée sur une tour carrée supportant une énorme lampe tempête.

Cariatide rue de Turbigo

Lorsqu'il édifia cet immeuble en 1859, Delage reprit cette image de géante. Ses ailes se déploient "sous forme d'immense signature, celle d'un homme audacieux et complètement oublié".

 

Sources : Paris secret et insolite Editions Parigramme. 

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : photos : site web photographe
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 09:45

La station de métro Arts-et-Métiers

Paris insolite

 

" C'est un sous-marin , le rêve d'un savant fou, le décor des Temps modernes de Charlie Chaplin? Non, c'est une station de métro!

Elle est bien jolie, la station Arts et Métiers, avec ses allures de sous-marin à la Jules Verne. Toute de cuivre rutilant, elle semble un improbable véhicule surgi du délire d'un savant excentrique. On voudrait s'y embarquer pour un long voyage qui nous emporterait non pas ailleurs, mais ici même, dans un autre temps." Lorànt Deutsch 

Station de métro Arts et Métiers

Digne de Jules Verne, la station de métro Arts-et-Métiers est la plus étonnante du réseau parisien. Elle est située sur la petite ligne 11, qui relie Châtelet à la mairie des Lilas (93), en proche banlieue.


Entièrement recouverte de cuivre, une série de hublots achève de donner l'impression d'être dans un sous-marin.

Station de métro Arts et Métiers
*Satellite Telstar 1960 Musée des Arts et Métiers.

 

La station a été entièrement réaménagée à l'occasion des cérémonies du bicentenaire du Conservatoire national des arts et métiers. Les parisiens ont pu la découvrir en octobre 1994.


C'est le célèbre dessinateur belge, François Schuiten, auteur entre autre de la bande dessinée "La Fièvre d'Urbicande", qui a imaginé et dessiné le projet, qui a fait l'objet d'un partenariat exemplaire entre la Régie autonome des transports parisiens et le Musée des arts et métiers.

 

François Schuiten et Benoît Peeters ont travaillé depuis 1981 à la série "Les Cités obscures" (Casterman). François Schuiten a également réalisé le réaménagement de la station de métro Porte de Hal à Bruxelles.

Station de métro Arts et Métiers

En entrant dans la station de métro Arts-et-Métiers, le voyageur est plongé d'emblée à l'intérieur d'une grande machine, sorte de Nautilus souterrain suggérant l'imaginaire des mécanismes de génie. Il découvre au plafond de la station une série de rouages évoquant le musée situé juste au-dessus.

 

Une atmosphère intemporelle.

Station de métro Arts et Métiers

Un seul matériau a été utilisé, le cuivre, hautement évocateur de l'univers technique et industriel. La voûte est constituée de plaques de cuivre rivées les unes aux autres, créant pour l'usager la sensation de changer d'espace dès qu'il pénètre dans la station. Une série de hublots ouvrent sur des scénographies de petite taille, centrées sur l'imaginaire du Musée des arts et métiers et offrant l'occasion de nouvelles découvertes sur le monde d'aujourd'hui.

Station de métro Arts et Métiers

*Roue hydraulique début 19è siècle Musée des Arts et Métiers 

 

Ce projet est novateur "dans le traitement des matériaux, les techniques de fixation et de protection, établissant ainsi une passerelle entre le monde du métropolitain et celui du musée, entre le passé et l'avenir".

Station de métro Arts et Métiers

*Même les poubelles sont en cuivre.


Sources :
Musée des arts et métiers, La Revue, n° 5, décembre 1993, p. 56-57
http://www.arts-et-metiers.net/
Editions Jonglez

 Métronome de l'excellent Lorànt Deutsch

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Paris en photos
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 07:07

Maison renaissance dite "Maison de Marie Touchet"

22 bis rue du Pont Louis Philippe

Paris 4ème arrondissement

Journées du Patrimoine 2011



Marie Touchet fut le grand amour du roi Charles IX.

 

Ce quartier va être dans la première moitié du XIXe siècle la proie des urbanistes, au prétexte qu'il est vétuste et rempli de miséreux.

Maison de Marie Touchet

La démolition de l'église St Jean de Grève (1797), l'agrandissement de l'H^tel de Ville (entre 1837 et 1842), la percée de la rue du Pont Louis Philippe (1833), le nivellement du Monceau St Gervais (1844 à 1847), la construction des casernes Napoléon et Lobau (1852 à 1854), le prolongement de la rue de Rivoli (1854), modifia tout le secteur à partir de la Seine. Il s'en fallu de peu que les travaux d'Haussman ordonnés par Napoléon III, ne fassent disparaître ce qui avait subsisté.  Maison de Marie Touchet

Cette maison, datant du XVIème siècle, a en effet miraculeusement échappé à la démolition au moment du percement de la rue du Pont Louis Philippe en 1833. Cette rue a divisé en deux un îlot situé entre la rue des Barres et la rue Geoffroy Lasnier. Il est vraisemblable qu'à l'origine, un autre corps de logis ait existé, donnant sur la rue des Barres - car la présences dans les actuels lieux de la favorite de Charles IX n'est pas attestée. En revanche, Marie Touchet a habité rue des Barres.

 Maison de Marie Touchet

*La porte mène à une seconde cour, et à la deuxième partie de la  maison dite de Marie Touchet.

 

La solide construction et la riche décoration laissent supposer qu'il s'agissait d'une demeure royale située près de l'Hôtel Royal St Paul(fréquenté de Charles VI à Henri II) et du Palais du Louvre. Deux bâtiments donnant chacun sur une cour intérieure sont visibles aujourd'hui.

 

Dans la première cour, le corps du logis date du début du XVIème siècle (construit sous Louis XII). Il est en briques vernissées de deux couleurs et en pierre.

Maison de Marie Touchet

Un pilastre est sommé d'un chapiteau sculpté, orné de deux petits personnages.

Les lucarnes à la Viollet le Duc ont été crées sous la Restauration. La porte est moulurée au rez-de-chaussée, les fenêtres  sont à meneaux).

Une surélévation de deux étages a été effectuée entre le XVII et le XVIIIème siècle. Ce monument est classé monument historique.   

Maison de Marie Touchet

 

sources : sur site

 

Malgré un ultra grnad angle, très peu de recul, la cour est petite.

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Paris en photos
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 09:08

12 rue de Jouy

Paris 4ème arrondisssement

Toujours dans le même coin du qurtier du Marais.

 

L'immeuble et la sculpture sont fraichement restaurés, les couleurs sont naturelles,  le soleil ajoute une lumière particulière!

 

Je n'ai pas de renseignements précis sur ce porche sculpté. L'immeuble est occupé par des logements de particuliers.

 

Un des douze travaux d'Hercule

Au numéro 12 de la rue de Jouy, la porte style rocaille est surmontée d'une tête d'Hercule, coiffée de la peau du lion de Némée.

 12 rue de Jouy

 

On appelle Travaux d'Héraclès (Hercule chez les Romains) ou Douze Travaux les exploits exécutés par le héros Héraclès sur l'ordre d'Eurysthée.
Ils constituent l'un des épisodes les plus célèbres de la mythologie grecque ainsi qu'une source iconographique majeure de l'art occidental.


Le premier des douze travaux qu'Hércule doit accomplir est de tuer le lion de Némée et de  rapporter sa dépouille  à Eurysthé.


Le lion est le fils d'Orthos, le chien de Géryon, et de la Chimère. Élevé par Héra, il fait régner la terreur dans la région de Némée, en Argolide. Il présente la particularité d'avoir une peau impénétrable.
Un soir, Hércule surprend le lion sur le versant d'une colline, après le repas de la bête. Dissimulé, il tire des flèches sur la bête. Il s'aperçoit rapidement que le monstre est invulnérable. Ses flèches, offertes pourtant par Apollon, rebondissent sur son cuir. Le lion charge, Hércule évite l'assaut. Il combat armé seulement de sa massue en bois d'olivier. Il frappe le lion avec, puis l'étouffe, brisant sa massue dans la mêlée. (Une autre version veut que Hércule parvint à enfermer le lion dans son antre, et l'étrangla de ses deux mains). Il l'écorche en utilisant les propres griffes du monstre pour entamer la peau coriace. Il nettoie la peau, que ni le feu, ni le fer ne peut entamer, et s'en revêt.

12 rue de Jouy
À son retour à Tirynthe, Hercule lance la peau aux pieds d'Eurysthée, qui en est si terrifié qu'il saute dans une jarre pour s'y cacher. Il ordonne à Héraclès de déposer dorénavant ses trophées à l'extérieur de la ville et de ne communiquer avec lui que par l'intermédiaire de son héraut, Coprée.

 

sources : wikipedia   pour Hercule

 

Par francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Petits riens qui font notre patrimoine.
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