Balades commentées
La Turquie, magnifique pays aux multiples facettes
L'histoire du Château et du Bois de Vincennes, indissociables, Versailles.
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Paris insolite et
secret
Toute la misère du monde
un bestiare oublié
Place du Louvre paris 1er
Une curiosité à découvrir à Saint Germain l'Auxerrois : un bestiaire de pierre,
ignoré car méconnu de bien des parisiens.
Il suffit de passer le porche, juste après le campanile : on est alors dans la petite cour entre la mairie et l'église. Derrière le campanile qui sépare religion et République, il suffit de
lever la tête vers les inquiétantes gargouilles qui ornent l'église.

Alors que le carillon sonne mélodieusement sur le coup de midi, c'est en levant les yeux qu'on peut admirer, sous les gargouilles, de bien étranges représentations
animales.
La plus étrange se trouve sous la gargouille du milieu, juste côté d'une scène d'allaitement : il s'agit d'une boule rongée par une multitude de rats.
Dans cette "boule aux rats", le sculpteur a représenté le monde (la boule) rongé
par la misère (les rats). Une façon de ramener le promeneur aux sombres réalités de la vie...
Et, si on regarde bien, à droite, on voit un chat au dessus des rats, les observant d'un air quelque peu diabolique.
Deux autres boules aux rats existent en France : à la cathédrale du Mans, et à l'église Saint Siffrein de Carpentras. Mais elles présentent une différence singulière avec celle de Saint
germain Auxerrois.
Les rats y pénètrent, alors qu'à Paris, ils en sortent...
Sans ses bouquinistes, Paris ne serait pas Paris
Une tradition vieille de plusieurs
siècles
Dès le 16e siècle, les colporteurs bouquinistes - libraires forains
parcourent les bords de la Seine, pour finalement y fixer leurs boîtes.
*les fameuses boîtes vertes, les
bouquinistes sont installés jusqu'au Pont Neuf au fond.
Avec la création du Pont Neuf et l’affluence de bouquinistes de plus en plus nombreux, naissent les premières lectures publiques, accompagnées de divertissements musicaux et spectacles de plein
air. Lors de l’exposition universelle de 1900, on dénombre déjà 200 bouquinistes sur les quais de la Seine.
Trois siècles plus tard, ils sont toujours là, et on ne saurait imaginer les quais de Paris sans les bouquinistes, tant ils font partie du paysage.
Installés sur plus de 3 km le long de la Seine, les 240 bouquinistes exploitent 900 boîtes vertes, et quelques 500 000 livres anciens d'occasion, un nombre incalculable de revues, timbres et cartes de collection.
*sur le quai François
Mitterrand, en direction du pont du Carrousel
Les bouquinistes participent du charme des bords de Seine et constituent une animation, une attraction culturelle. C’est aussi un patrimoine littéraire et historique que la Ville souhaite
préserver et mettre en valeur. Ils sont d’ailleurs inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992.
Ils représentent un but de promenade agréable au bord de l’eau dans un environnement architectural riche d’histoire : Notre Dame, Le Louvre, les ponts de Paris. Ils constituent la plus grande librairie du monde à ciel ouvert, et sont ouverts chaque jour de 11h jusqu’au coucher du soleil.
Paris insolite et secret
Bras de fer
Pont du Carrousel Paris 1er, métro Palais Royal Musée du Louvre
Tout d’abord appelé pont des Saint Pères, car il était situé près de cette rue, ou pont du Louvre puisqu’il arrive face au Louvre sur la rive droite, le premier pont fut construit en 1833
par l’ingénieur Antoine Rémy Polonceau.
Techniquement, il est très innovant mais sa hauteur ne permettait pas le passage des
péniches, et sa structure de bois et de fer était trop fragile. En 1936 un nouvel ouvrage en pierre, plus classique, le remplace. Les quatre statues de l’ancien pont sont ajoutées à
l’ensemble.
Les Ponts et Chaussées font appel au talentueux ferronnier Raymond Subes pour l’éclairage.
La conception des lampadaires était compliquée : la proximité du Louvre imposait de ne pas afficher trop de modernisme, et de ne pas dépasser 13 mètres, soit la toiture du Palais.
Une autre exigence s’ajoutait à ces contraintes : la portée des lanternes devait être de 20 mètres, pour ne pas éblouir les automobilistes, et pour que l’ensemble du pont et des quais soit couvert par les quatre foyers lumineux.
Subes imagine alors une étrange mécanique, des lampadaires
télescopiques.
Interrompu par la guerre de 1939 Subes reprend les travaux en 1940. Toutefois, tous les stocks de cuivre devant être signalés à l’administration
d’occupation, il continue son travail en cachette. A ses risques et périls il dissimule les lampadaires terminés (20 tonnes de cuivre et 40 d’acier) dans les souterrains du pont. Ils ont subi
plusieurs inondations. Après la Libération, put enfin les mettre en place.

Toutefois la fragilité des mécanismes rend un usage intensif impropre, et pour le moment, tout au moins, ils sont mis hors service.
Mais qui sait, ils seront peut être réparés, car les quatre lampadaires d’acier sont toujours sur le pont, à l’abri dans leur étui de bronze, prêts à offrir aux badauds du soir un son et lumière « des plus grinçants »…
Paris insolite et
secret
L'entrée de la mosquée est au 2 place du Puits de l'Ermite, Paris 5ème, métro Monge.
C'est le calife de Constantinople, Abdülhamid, qui a eu l'idée de construire cette mosquée. A la suite de lapremière guerre mondiale, beaucoup de musulmans perdirent la vie, et cet espace
est l'expression du remerciement de la France.
Le parlement français alloua une subvention, et la ville de Paris fit don d'un terrain de près d'un hectare, à côté du jardin des Plantes.
Elle fut construite entre 1922 et 1926 sous la direction des architectes français Heubès, Fournez et Mantout, d'après les plans de Tranchant et Lunel. 
*entrée su salon de thé, une terrasse ensoleillée et arborée, un endroit idéal pour boire un thé à la menthe et déguster quelques patisseries
orientales.
le minaret, haut de 34 mètres, a le style des minarets quadrangulaires du Maghreb.
Il est entièrement construit en pierre taillée, et les façades présentent des entrelacs finement sculptés. Au dessus, une ceinture de "Zellidj" tranche avec l'uniformité de la pierre.Il est orné
de faïence turquoise.

*le minaret, par dessus l'enceinte de la Mosquée, depuis la rue Geoffroy Saint Hilaire.
118 marches montent jusqu'en haut de la tour à créneaux d'ou l'observateur musulman peut étudier la visibilité de la lune.Le Muezzin y monte 5 fois par jour pour annoncer l'heure de la
prière.
Sa voix retentit aux quatre coins cardinaux dans le ciel de Paris.
La cathédrale est bien campée au bord de l’île de la Cité, qui était autrefois appelée « l‘île sonnante » à cause des très nombreuses églises qui s’y trouvaient. C’est l'évèque Maurice de Sully, qui en 1163, décida de construire quelque chose de sérieux, digne du séjour du roi de France.
Les travaux ont jusqu'en 1220 sans compter toutes les retouches, ajouts,
évidements, saccages, et les restaurations qui se poursuivent encore jusqu'à aujourd'hui.
*la
façade sud de Notre Dame, depuis le quai de Montebello
L'île de la Cité, le coeur de Paris, est l'écrin de la
cathédrale.
Le portail du Jugement Dernier
C’est le portail principal de la cathédrale, et il est remarquable par la
richesse de ses sculptures. La saisissante sculpture du tympan date des années 1210. Elle représente les scènes du jugement dernier lorsque, selon la tradition chrétienne, les morts
ressuscitent et sont jugés par le Christ.
Douze grandes statues des Apôtres sont installées sur les deux piédroits du
portail (2 x 6 statues). Elles ont été fracassées en 1793 par les révolutionnaires, ainsi que la majorité des grandes statues de la cathédrale. Eles ont été admirablement refaites au XIXème
siècle. On reconnaît successivement à gauche saint Barthélemy, saint Simon, saint Jacques le Mineur, saint André, saint Jean et saint Pierre.