Paris insolite

Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 18:52

Paris insolite et secret

Les mareyeurs en provenance de Normandie venaient livrer leurs huîtres et leurs poissons, et  ils empruntaient quotidiennenement la rue Montorgueil, du XIII AU XIXème siècle.
La proximité du grand marché des Halles a fait de cette rue un lieu très fréquenté, elle l'est toujours, et les cabarets, auberges et boutiques se sont multipliés.

Quelques lieux témoignent encore de ce passé dynamique et commercial : c'est le cas des veilles enseignes que l'on peut voir un peu partout dans le quartier, notamment le magnifique escargot, au 38 rue Montorgeuil, Paris 1er arrondissement.
l'escargot d'or
L'Escargot Montorgueil s'appelait l'Escargot  d'or à l'époque où il est sorti de sa coquille en 1832, sur le Mont des Orgueilleux, au coeur des Halles, et à proximité de l'église Saint Eustache.

De la rue, on peut admirer le plafond peint de l'entrée, il provient de l'hôtel particulier  que Sarah Bernhardt avait dans le restaurant.
l'escargot d'or
La spécialité du restaurant, toujours en service,  est bien sûr les escargots.

Par Francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : photos : site web photographe
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 18:49

Paris insolite et secret

La fontaine de la Croix du Trahoir est inscrite au titre des monuments historiques.Elle est situé à l’angle de la Rue de l'Arbre-Sec et du numéro 111 de la rue St Honoré, dans le du 1er arrondissement.
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La place de la croix du Trahoir

 

Ce carrefour se situait au croisement des principales voies nord-sud et est-ouest d'entrée dans Paris. Pendant plusieurs siècles, il a été un des carrefours les plus animés de Paris.

 

Le nom de Trahoir, anciennement tiroir, vint du fait que l'on tirait les étoffes sur la place.

 

Jusqu'en 1698 des exécutions capitales y ont eu lieu sur cette place. Ce fut le cas des les faux monnayeurs, avec l'argumentation que la maison où l'on fabriquait la monnaie était toute proche. Des luthériens y ont aussi été brûlés vifs le 21 janvier 1535. Et jusqu'en 1739 La place a été utilisée pour couper les oreilles des serviteurs indélicats.

 

Il y avait une roue de supplice pour servir d'exemple aux passants et une potence, parfois assimilée à l'« Arbre sec » C'est toutefois une erreur, car l'Arbre sec est un arbre mythique des récits de Marco Polo, parfois assimilé au Chêne de Mambré de l'Ancien Testament.

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Arbre sec.

La place comportait une croix d'origine très ancienne pour favoriser les dernières prières des condamnés. Elle a été détruite en 1789. Son soubassement en pierre avec des degrés servait d'étal à des bouchers et marchands de légumes.

 

Une station de chaises à porteurs a été créée en 1639. C'est là qu'a lieu l'arrestation de Pierre Broussel, conseiller au parlement de Paris, surnommé "le père du peuple", le 26 août 1648. C'est un épisode marquant du début de la Fronde. Ce carrefour sera aussi le centre d'une répression sanglante, puis des barricades élevées jusqu'à la libération du conseiller. C'est la journée des barricades du 27 août 1648.

 

La fontaine de la croix du Trahoir.

La première fontaine de la Croix-du-Trahoir a été construite par Jean Goujon à l'initiative de François Ier en 1529. Elle a été reconstruite en 1606 puis déplacée de quelques mètres en 1636 pour améliorer la circulation dans la rue Saint-Honoré. Jacques-Germain Soufflot, chargé de la rebâtir en 1775, hérita d'une fontaine en très mauvais état. Il l'inscrivit dans un édifice polygonal situé à l'intersection des rues de l'Arbre-Sec et Saint-Honoré et confia à Boizot la sculpture de la nymphe qui apparaît rue Saint-Honoré Un mascaron permet à l'eau de la fontaine de s'écouler.

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La fontaine porte l'inscription suivante :

 

la première année de son règne,

ordonne que le bien public

du château d'eau de l'arc de Julien,

effondré par la vétusté,

soit complètement réédifié

avec plus d'élégance

par Charles Claude d'Angiviller
directeur des Bâtiments du Roi. 

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 19:14

Paris insolite et secret
En direction de la rue Geoffroy Saint Hilaire, en montant un petit sentier ombragé, se trouve la butte Coypeau, entièrement artificielle. Elle est à l’emplacement d’un ancien dépotoir médiéval.
 

Un labyrinthe végétal recouvre la butte, et nous mène au sommet, surmonté d’un kiosque en fer et en bronze. Il a été construit en 1786 par le serrurier du jardin, sur les plans de l'architecte Verniquet. C’est une œuvre remarquable car c’est une des premières structures en fer antérieures de plus d’un demi siècle aux réalisations de Victor Baltard, précurseur en la matière. Sous la corniche on distingue ces mots : « Horas non numéro nisi serenas », « je ne compte que les heures heureuses ».
Cette inscription fait référence à un mécanisme ingénieux, qui marquait l’heure solaire. Il n’existe plus aujourd’hui. Il s’agissait d’un tambourin chinois placé au creux d’un globe terrestre, au sommet du belvédère. Un fil de crin, grillé par une loupe réglée sur le méridien, déclenchait un mécanisme d’horlogerie qui frappait les 12 heures. Il fallait changer le crin tous les jours pour que cela fonctionne.

sources : Paris secret et insolite, Editions Parigramme.

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 19:28

Paris insolite et secret
Le jeu de bague du jardin du Luxembourg, un manège charmant et désuet, une véritable pièce de musée.

 
Le manège de chevaux de bois suspendus est construit en 1879 sur les plans de Charles Garnier, l'architecte de l'Opéra de Paris. Il est ouvert tous les jours à partir de 13 heures.  Rainer Maria Rilke, familier du jardin, lui a consacré un poème.


Sous  une toile verte surmontée d’une sphère jaune,  plusieurs générations se sont succédées et le manège est toujours autant apprécié des enfants du quartier qui se ruent sur les montures : après avoir choisi leur animal, ils sont équipés d’une baguette leur permettant, comme dans l’ancien jeu de bague, d’attraper des anneaux suspendus à une « poire » en bois tenue par l’employé.
 
Autrefois leur habileté était récompensée d’un sucre d’orge, malgré tout le jeu remporte encore un franc succès, même s'il n'y a plus rien à gagner. Sylvie, 35 ans, était déjà une adepte quand elle était petite fille, et c'est désormais avec ses deux enfants qu'elle vient de temps en temps. « Cela les amuse et c'est vraiment plus sympa que les manèges modernes », note la jeune femme. (le parisien 30 juin 2003)
 

Les 22 chevaux blancs, bruns ou noirs, trois paires de cerfs, éléphants, girafes et deux nacelles tournoyaient autrefois  au son des airs mélancoliques d’un piano mécanique, mais en 1917 une administration aux oreilles sensibles en interdit l’usage.

Munis d’un toit et de son ombre Et de temps en temps un éléphant blanc.
la troupe de chevaux bariolés Et sur les chevaux passent,
se met à tourner pour un moment; des petites filles claires aussi
tous sont de ce pays déja trop âgées pour ces cabrioles
qui longtemps hésite avant de sombrer. et en plein vol elles lèvent leur regard
Si certains d’entre eux trottent en attelage pour le poser ailleurs, quelque part.
tous ont pourtant le même air décidé; Et de temps en temps un éléphant blanc.
un lion court près d’eux rouge et méchant Et tout continue, se hâte vers la fin
et de temps en temps un éléphant blanc. et tourne et vire sans cesse et sans but.
Il y a même un cerf comme dans les bois, Un rouge, un vert, un gris qui passent en hâte
sauf qu’il a une selle et sur cette selle un petit profil à peine ébauché.
une petite fille bleue tenue par des courroies. Parfois un sourire aux anges
Un garçon tout blanc chevauche le lion se tourne, éblouit et disparaît
et s’y tient ferme d’une blanche main chaude dans ce jeu aveugle et hors d’haleine... *
tandis que le fauve montre sa langue et ses crocs.


*Rainer Maria Rilke 1905 Le carrousel

sources : Paris secret et insolite, Editions Parigramme.

Par Francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : photos : site web photographe
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 17:50
 Le jardin alpin regroupe plus de 2000 plantes de montagnes, d'origines diversifiées : les Alpes, les Pyrénées, la Corse, le Maroc, le Caucase, l'Amérique du Nord ou l'Hymalaya, le japon, la Chine.

Il a été créé entre 1930 et 1936.
Sa vocation est de conserver et de préserver les espèces végétales originaires des régions montagneuses de l'ensemble du globe.

Les plantes sont exposées selon les régions ou selon leus adaptations écologiques à des milieux reconstitués: tourbière, éboulis ou ravin comme sur la photo.  Il y a également un"prunus brigantina ", prunier de Briançon, origine Europe France Italie. On le trouve dans les alpes du sud ouest (famille des rosaceae).
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La disposition des rocailles a tenu compte de la topographie du jardin,  favorisant ainsi l'apparition d'un micro climat particulier à ce lieu.

Les secteurs Himalaya, Pyrénées, Amérique du nord sont situées sur le versant nord du jardin, tandis que la Provence, le Maroc, le Caucase sont exposés plein sud.
* source : mnhn

Par Francine94 - Publié dans : Paris insolite - Communauté : Un petit coin de France
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