Lundi 22 février 2010
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Paris insolite et secret
La fontaine de la Croix du Trahoir est inscrite au titre des monuments historiques.Elle est situé à l’angle de la Rue de l'Arbre-Sec et
du numéro 111 de la rue St Honoré, dans le du 1er arrondissement.

La place de la croix du Trahoir
Ce carrefour se situait au croisement des principales voies nord-sud et est-ouest d'entrée dans Paris. Pendant
plusieurs siècles, il a été un des carrefours les plus animés de Paris.
Le nom de Trahoir, anciennement tiroir, vint du fait que l'on tirait les étoffes sur la place.
Jusqu'en 1698 des exécutions capitales y ont eu lieu sur cette place. Ce fut le cas des les faux monnayeurs, avec
l'argumentation que la maison où l'on fabriquait la monnaie était toute proche. Des luthériens y ont aussi été brûlés vifs le 21 janvier 1535. Et jusqu'en 1739 La place a été utilisée pour couper les oreilles des serviteurs indélicats.
Il y avait une roue de supplice pour servir d'exemple aux passants et une potence, parfois assimilée à l'« Arbre sec »
C'est toutefois une erreur, car l'Arbre sec est un arbre mythique des récits de Marco Polo, parfois assimilé au Chêne de Mambré de l'Ancien Testament.
Arbre sec.
La place comportait une croix d'origine très ancienne pour favoriser les dernières prières des condamnés. Elle a été
détruite en 1789. Son soubassement en pierre avec des degrés servait d'étal à des bouchers et marchands de légumes.
Une station de chaises à porteurs a été créée en 1639. C'est là qu'a lieu l'arrestation de Pierre Broussel, conseiller
au parlement de Paris, surnommé "le père du peuple", le 26 août 1648. C'est un épisode marquant du début de la Fronde. Ce carrefour sera aussi le centre d'une répression sanglante, puis des
barricades élevées jusqu'à la libération du conseiller. C'est la journée des barricades du 27 août 1648.
La fontaine de la croix du Trahoir.
La première fontaine de la Croix-du-Trahoir a été construite par Jean Goujon à l'initiative de François Ier en 1529.
Elle a été reconstruite en 1606 puis déplacée de quelques mètres en 1636 pour améliorer la circulation dans la rue Saint-Honoré. Jacques-Germain Soufflot, chargé de la rebâtir en 1775, hérita
d'une fontaine en très mauvais état. Il l'inscrivit dans un édifice polygonal situé à l'intersection des rues de l'Arbre-Sec et Saint-Honoré et confia à Boizot la sculpture de la nymphe qui
apparaît rue Saint-Honoré Un mascaron permet à l'eau de la fontaine de s'écouler.
La fontaine porte l'inscription suivante :
la première année de son règne,
ordonne que le bien public
du château d'eau de l'arc de Julien,
effondré par la vétusté,
soit complètement réédifié
avec plus d'élégance
par Charles Claude d'Angiviller
directeur des Bâtiments du Roi.