Paris autrement

Paris autrement

Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

  Chaque article où ce logo apparaît fait l'objet d'un dépôt chez un huissier de justice

Les écrits et les photos  de ce blog ne sont pas libres de droit. Ils ne peuvent être utilisées, sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite de son auteur.

" L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d'ordre patrimonial " Article L111-1 du code de la propriété intellectuelle

Bien faire et laisser braire

Catégorie: Réunion

Endormi Furcifer pardalis Réunion

Endormi
Furcifer pardalis (Cuvier, 1829)
Caméléon panthère 
Reptile de La Réunion
– Nom commun : Caméléon panthère
– Nom à La Réunion : Endormi
– Nom scientifique : Furcifer pardalis (Cuvier, 1829)

 

A la Réunion on l’appelle  » endormi  » à cause de la lenteur de ses gestes. C’est une espèce protégée dans ce département. Celui-ci traversait la route juste devant nous, voiture arrêtée pour le prendre en photo, sans l’effrayer car s’il se sent en danger l’endormi est très rapide.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Furcifer pardalis, appartient à la famille des Chamaeleonidae qui comprend environ 200 espèces de caméléons. Cette famille a été créée par en 1815 par le naturaliste américain, né le 22 octobre 1783 à Galata, une banlieue de Constantinople et mort le 18 septembre 1840 à Philadelphie. Les espèces du genre Furcifer Fitzinger, se rencontrent  à Madagascar aux Comores à La Réunion.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Origine de Furcifer pardalis
Furcifer pardalis, le Caméléon panthère est endémique de Madagascar, il a été introduit à La Réunion, son introduction à l’île Maurice est discutée.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Furcifer pardalis à La Réunion
Le caméléon panthère, Furcifer pardalis, a été introduit au 17ème siècle à La Réunion, il s’est très bien acclimaté dans l’île. Venus de Madagascar à bord des voiliers, les premiers caméléons de La Réunion ont été lachés à Saint-Paul qui était à l’époque le point de débarquement de l’île. Il n’a pas pu coloniser le reste de l’île car Saint-Paul est entouré d’une zone sèche qu’il ne pouvait franchir. Par la suite des couples ont été capturés et relâchés dans diverses régions de l’île où ils ont prospéré.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Protection de Furcifer pardalis
Furcifer pardalis nommé à La Réunion « L’endormi » bien que d’origine exotique est protégé à La Réunion. Furcifer pardalis est protégé par l’Arrêté du 17 février 1989. Cet arrêté interdit la destruction ou l’enlèvement des oeufs, la destruction, la capture ou l’enlèvement ainsi que la naturalisation des spécimens, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation et leur commerce.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Description Furcifer pardalis. Caméléon panthère
Caméléon panthère se singularise par un corps compressé latéralement et orné sur le dos et la tête de petites crêtes. Il doit sa couleur verte à la diffusion de la lumière à travers des cellules épidermiques superficielles. Il mesure entre de 25 à 40 cm, le mâle est de couleur vert, la femelle ocre, orange.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Ce caméleon se nourrit de divers insectes qui passent à sa portée, parfois de reptiles ou de petits oiseaux. Ses mœurs sont diurnes et exclusivement arboricoles.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Dans la longue histoire de l’évolution, le caméléon a fait son apparition sur la scène du monde relativement tôt, puisque l’existence de représentants de ce type est attestée dès le crétacé.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Les particularités qui le caractérisent, en dehors même de la faculté bien connue de changer de couleur, rendent l’étude des caméléons particulièrement captivante. Les yeux constituent une première singularité anatomique. Très saillants, ils peuvent, sous l’action de muscles extrinsèques, se mouvoir en tous sens, s’orientant dans n’importe quelle direction autour de leur point de fixation, et ce tout à fait indépendamment l’un de l’autre.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Les paupières, transparentes, sont soudées l’une à l’autre, et seule subsiste entre elles une petite fente verticale. La rétine a une épaisseur exceptionnelle. Les cellules visuelles sont petites et très nombreuses.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Les pattes, parfaitement conçues en fonction de la vie sur les arbres, témoignent également d’une remarquable adaptation au milieu : mains et pieds sont transformés en des pinces aptes à saisir les branches.L’axe de chaque pince est transversal par rapport au grand axe du membre. À la main, les deux derniers doigts, groupés, forment le mors externe de la pince, les trois autres constituant le mors interne, alors qu’au pied ce sont les deux premiers orteils qui forment le mors interne, le mors externe étant composé des trois autres.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Sa queue est préhensible, elle lui sert à s’accrocher solidement aux branches.

Mimétisme de la couleur
La faculté quasi légendaire que possède le caméléon de changer de couleur n’est pas aussi illimitée qu’on le croit. Chaque espèce ne dispose en effet que d’une gamme incomplète de couleurs, où, par exemple, le vert ou le rouge fait défaut.

Endormi  Furcifer pardalis Réunion

Par ailleurs, le changement de couleur, qui se fait sous contrôle nerveux, est fonction, éventuellement, du décor, mais aussi de la luminosité (la couleur devient ainsi plus claire pendant la nuit), de la température ou de l’état psychique du caméléon.

Sources

http://www.mi-aime-a-ou.com/faune_cameleon.php

La Pointe au Sel Saint Leu

La Pointe au Sel et le Musée du Sel
Saint Leu Réunion

 

Une histoire qui ne manque pas de sel !

Profitant ici de l’un des climats les plus secs de l’île, les habitants récoltaient du sel dès le XVIIIe siècle, en le recueillant dans de grandes feuilles de palmier. Rapidement, l’activité se développa et la Pointe devint le plus gros site de production de sel à la Réunion. La production atteint son apogée durant la seconde guerre mondiale, avant de s’effondrer et d’être abandonnée car non rentable. Après une nouvelle tentative d’exploitation dans les années 1960, le site fut abandonné.

La Pointe au Sel Saint Leu

Depuis 1996, le Conservatoire du littoral a lancé un projet de restauration des salines. La production a repris, dans un souci de concilier les aspects économique, écologique et culturel.

La Pointe au Sel Saint Leu

Le Musée et les salines

A la sortie de Saint Leu, en direction du sud, un autre site mérite un petit détour. Au bout d’un chemin caillouteux, entre deux entrepôts de stockage, miroitent les dernières salines de la Réunion. Dans une vingtaine de bassins, se décante l ‘eau d’une des mers les plus salées du globe. Ici, pas de rendement industriel. Il s’agit de protéger un site, un patrimoine humain, et de l’enrichir d’une réflexion pédagogique. C’est le rôle du Musée du Sel, consacré à l’histoire du condiment – son exploitation, sa chimie et ses propriétés-, ainsi qu’à l’écosystème des milieux salés.

La Pointe au Sel Saint Leu

La Pointe au Sel Saint Leu

L’écomusée de la Pointe au Sel a ouvert en janvier 2007 ; depuis, sa fréquentation en fait le troisième équipement muséal du Département de La Réunion. Il est installé dans un bâtiment servant autrefois au stockage du sel, et réhabilité en 2002 par le Conservatoire du littoral. Ouvert en janvier 2007, il propose une exposition permanente autour de la découverte du sel depuis sa production à sa consommation.

La Pointe au Sel Saint Leu

Depuis 2012, il accueille également des expositions temporaires autour de la thématique du Sel dans la grande Région : exposition « Larmes Salées » du photographe Munem Wassif du Bengladesh, exposition « La Marche du Sel » de l’ Eternal Gandhi Multimedia Museum de New Delhi…

La Pointe au Sel Saint Leu

La Pointe au Sel Saint Leu
En y allant le matin ( sur cette langue de terre basaltique la luminosité et la chaleur sont particulièrement ardentes ) les saulniers seront heureux de partager leur savoir-faire et de vous faire goûter le fleur de sel. Le chemin qui traverse la lande rase mène au Trou du souffleur.

La Pointe au Sel Saint Leu

La Pointe au Sel Saint Leu

La Pointe au Sel Saint Leu

La Pointe au sel
La Pointe au Sel est issue de la dernière éruption du Piton des Roches Tendres, situé plus en amont et qui forme avec ce site une entité paysagère remarquable. Tout le littoral situé au sud du village de St Leu est d‘ailleurs classé au titre des monuments naturels.

La Pointe au Sel Saint Leu

D’abord appelée la Pointe de Bretagne, la Pointe au Sel, doit son nom à l’exploitation de ce produit précieux jadis utilisé comme conservateur. L’exploitation artisanale a laissé place à des bassins de salines à l’architecture très géométrique. Ils se distinguent par la note blanche cristalline qu’ils laissent sur le basalte noir et la mer d’un bleu profond. Plus bas, une crique naturelle s’est formée, ourlée d’un sable corallien d’une finesse telle qu’il rappelle la fleur de sel récoltée à quelques mètres de là.

La Pointe au Sel Saint Leu

La Pointe au Sel Saint Leu
Le « Bassin caverne », petit bassin naturel brassé d’eau de mer et d’eau douce, protégé de la houle par la roche, jouxte cette crique sableuse, comme une invitation à la baignade et au rafraîchissement sur cette terre brûlée par le soleil et les embruns.

La Pointe au Sel Saint Leu

Histoire de la Pointe au Sel
 » L’histoire de cette pente de basalte qui descend doucement jusqu’à la mer est liée au sel depuis au moins 1704. A cette époque, le sieur Feuilley racontait comment les habitants obtiennent les précieux cristaux blancs en déposant de l’eau de mer dans des grandes feuilles de palmiers. A la fin du XIXème siècle, Jean Dussac, alors propriétaire de l’usine de Stella Matutina, aménage le site pour produire du sel. La denrée était alors d’une importance vitale pour l’île car c’était le seul moyen de conserver les aliments périssables. Jusqu’en 1948, les infrastructures des salines ont été améliorées et dès 1944 elles produisent 120 tonnes de sel par an. »

La Pointe au Sel Saint Leu

La Pointe au Sel Saint Leu
« Mais après la guerre, la reprise des importations en provenance de Diego-Suarez (Madagascar) condamne peu à peu la production locale qui finit par cesser. En 1961, les salines sont remises en état et reprennent leur activité jusqu’en 1972 où la concurrence du sel importé leur porte, à nouveau, un coup fatal. »

La Pointe au Sel Saint Leu

« En 1980, un promoteur envisage de construire un lotissement sur le site. Le Conservatoire du littoral s’en émeut et se porte acquéreur des 16,5 hectares de la « pointe de Bretagne ». Il en confie la gestion au Conseil Général à titre expérimental tandis que l’ONF assure une surveillance minimale du site dans le cadre du régime forestier. »

La Pointe au Sel Saint Leu
« En 1996, les salines renaissent sur deux hectares. Les marées étant trop faibles, un système de pompage permet d’approvisionner les tables salantes en eau de mer. L’eau ici est très riche en sel : 42 grammes par kilogramme d’eau de mer contre 37 en zone tempérée. Après une période courte pendant laquelle la production de sel est confiée à un ancien paludier de l’île de Ré, le Département et le Conservatoire du littoral conforte la vocation du site : la production de sel y restera artisanale; elle illustrera de manière vivante les « histoires de se l » racontées dans un écomusée créé à partir d’une ancienne longère de séchage et stockage. »

Sources :

http://www.conservatoire-du-littoral.fr/siteLittoral/539/28-la-pointe-au-sel-974_reunion.html

Le trou du souffleur Saint-Leu

Souffleur de la Pointe au Sel à Saint-Leu
Route nationale 1 Saint-Leu

Chaque forte vague qui s’engouffre sous la roche s’échappe en panache au sommet d’un étroit aven.

Le trou du souffleur Saint-Leu

Le trou du souffleur Saint-Leu

Il existe plusieurs souffleurs à la Réunion, principalement dans le sud de l’île. Il y a toutefois un puissant souffleur sur la côte côte ouest dite « sous le vent ».

Le trou du souffleur Saint-Leu
Pour le voir, il suffit de prendre l’ancienne route nationale qui relie Saint-Leu à l’Etang-Salé. Un panneau nous indique le souffleur. Un parking est aménagé, le souffleur est juste sous nos yeux à quelques mètres.

Le trou du souffleur Saint-Leu

Le trou du souffleur Saint-Leu
Le Souffleur de la Pointe au Sel
Ce phénomène géologique attire les visiteurs. Le souffleur est un violent jet d’embruns qui monte dans les airs jusqu’à plusieurs mètres. Le caractère magmatique du littoral entre Saint-Leu et l’Etang-Salé  est à l’origine de ce phénomène. A l’endroit où se trouve le souffleur, l’eau s’engouffre dans une grotte sous-marine terminée par une petite ouverture. L’air présent dans la grotte magmatique est alors mis sous pression, il s’échappe par l’ouverture finale, emportant avec lui une multitude de gouttes d’eau.

Le trou du souffleur Saint-Leu

Le trou du souffleur Saint-Leu
Origine du Souffleur de la Pointe au Sel
La région de la Pointe au Sel a été formée par le volcanisme ancien du Piton des Neiges, les coulées ont reculé pour donner une falaise. Puis tardivement un puy adventif, le Piton des Roches Tendres, visible en amont de la route nationale a émis des laves qui sont venues napper les formations littorales.

Le trou du souffleur Saint-Leu

Au contact de la coulée ancienne et de la dernière coulée se trouve une couche plus facile à enlever par l’érosion marine. Dans des conditions favorables, l’érosion des vagues a attaqué cette couche plutôt que le basalte qui l’enveloppait, c’est une érosion différentielle.

Le trou du souffleur Saint-Leu

Le trou du souffleur Saint-Leu

Un boyau est né, de plus en plus profond. La pression des vagues dans ce boyau a fini par provoquer l’effondrement d’une partie de la voûte du boyau, créant un orifice naturel par lequel l’eau de mer pouvait ressortir. Lorsque la vague arrive, elle s’engouffre dans le boyau et subit une forte compression, l’eau de mer, pulvérisée, gicle par l’orifice à une hauteur considérable. Le spectacle est remarquable et il se répète à chaque vague.

Le trou du souffleur Saint-Leu

Le trou du souffleur Saint-Leu
Le mécanisme du souffleur ne fonctionne pas tout le temps. Par marée basse et faible houle, le niveau et la quantité d’eau ne sont pas suffisants pour déclencher la projection, dans le cas contraire, en présence d’une forte houle de tempête, le déferlement des vagues passe au-dessus de l’orifice et le mécanisme est souvent enrayé.

Le trou du souffleur Saint-Leu

Sources :

http://www.mi-aime-a-ou.com/saint_leu_le_souffleur.php

La Vanilleraie Sainte Suzanne (2)

Vanilleraie de Sainte Suzanne
Domaine du Grand Hazier Allée Chassagne Sainte Suzanne 974

 

Après avoir été fécondée par les « marieuses », les gousses de vanille arrivent à maturité. La récolte peut enfin commencer. La vanille va alors subir une suite de traitements particuliers pour devenir cette épice délicatement parfumé.
Le processus de fécondation a été découvert au domaine de la Vanilleraie, par le jeune esclave Edmond Albius. Cette découverte lui a valu d’être affranchi par son maître.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne
– 5 La vanille fraîchement cueillie est encore loin de l’épice aux tons chocolatés que l’on connait. Pour devenir cette fameuse épice, les gousses subissent un traitement bien particulier qui commence par l’échaudage. Dans les 48 heures qui suivent la récolte, les gousses font l’objet d’une immersion de 3 minutes dans une eau à 65 degrés, pour stopper l’évolution végétative, afin que les gousses ne se fendent pas.

– 6 Les gousses tuées sont ensuite enveloppées dans des couvertures pendant 24 heures. Là, à 50 °, elles suent et perdent une partie de leur humidité : c’est l’étuvage. Cette étape provoque une fermentation qui donne à la vanille une couleur noir chocolat, et déclenche une réaction aromatique, et le développement du parfum.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne

– 7 Les gousses sont alors séchées au soleil, pendant 5 à 6 heures par jour, pendant deux semaines, afin d’arrêter le processus de fermentation. Retournées régulièrement, elle gagnent en couleur et continuent de se déshydrater.

– 8 Puis le séchage se poursuit à l’ombre, sur des claies grillagées, pendant 3 mois. Les gousses conservent ainsi leur souplesse.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

– 9 Un premier est effectué afin de séparer les gousses dites inférieures. Ce sont toutes celles qui sont fendues, tordues et qui portent des cicatrices. Celles qui mesurent moins de 15 centimètres sont aussi éliminées. Ces gousses seront utilisées pour faire de l’extrait de vanille, ou bien elles seront réduites en poudre.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne
Un second tri permet d’évaluer le degré de dessication des gousses. Chaque gousse est donc manipulée 3 à 4 fois pour faire sortir la pulpe et vérifier son niveau de déshydratation.  » Une vanille qui n’est pas sèche est plus froide, affirme Bertrand Côme. De même qu’une vanille sèche est plus noire. » Pas moins d’un million de manipulations sont effectuées pendant ces deux tris !

La Vanilleraie Sainte Suzanne

– 10 Lorsque les gousses sont jugées suffisamment sèches, elles sont stockées durant un an dans des malles de maturation. Là, l’arôme s’affine mais des moisissures sont aussi susceptibles de se développer sur la crosse des gousses, à l’endroit où il y a le moins de vanilline, cette molécule aromatique qui sert de protection aux graines. Il y a donc des contrôles réguliers, les gousses moisies sont éliminées pour éviter la contamination des autres.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

– 11 L’année écoulée, la vanille est fin prête à être commercialisée. Elle est maintenant plus brillante à cause de l’huile qu’elle sécrète. Il ne reste plus qu’entre 25 et 38 % d’humidité et les gousses n’encourent plus le risque de moisir. « On peut enrouler la gousse autour de son doigt ou encore faire des noeuds avec pour apprécier sa souplesse. Si l’épice résiste à ce traitement, c’est qu’elle est de bonne qualité. » Yaëlle Robert

La Vanilleraie Sainte Suzanne

– 12 Il reste à calibrer les gousses de vanille avant de les mettre en bottes. Mesurées au demi centimètre près, elles sont alors classées par casier selon leur taille.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne

Plus une gousse de vanille est longue, plus elle est aromatique. D’ailleurs, les gousses qui mesurent plus de 20 centimètres bénéficient de l’appellation « Vanille gourmet » , gage de grande qualité.

La Vanilleraie Sainte Suzanne
– 13 Dernière étape, la mise en bottes. Les gousses sont rassemblées en paquet de 50 très serrées, empêchant ainsi toute circulation d’air, et leur permettant d’exsuder un maximum d’huile. Une huile qui, aux dires des spécialistes, exhale des notes de pruneau-réglisse. Deux tonnes de vanille noire sont produites chaque année à La Réunion à partir de 10 tonnes de vanille verte. Soit 1% de la production mondiale.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

Le top du top, la vanille givrée
La vanille givrée est recouverte de fins cristaux transparents, c’est de la vanilline. C’est le top du top des vanilles, la plus intensément et la plus délicatement parfumée.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

Givrée non pas parce qu’elle est passée au congélateur, mais parce qu’elle a été récoltée en retard, ce qui laisse le temps à la longue gousse de se fendre et de se parer de fins cristaux de vanilline, la molécule aromatique de la vanille dont le parfum est le plus marqué.
Cette surcharge en vanilline vaut son pesant d’or : un kilo de vanille givrée est estimé à 500 €.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

Le saviez-vous?
Une gousse de vanille réunionnaise comporte 180 molécules aromatiques différentes. Mais la vanilline est celle dont le parfum est le plus prononcé.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

110 espèces à travers le monde
Vanilla planifolia est le nom scientifique officiel de la plante de vanille la plus répandue en gastronomie. Aussi appelée vanillier, il s’agit d’une orchidée tropicale originaire du Mexique, très délicate, se présentant sous forme de liane. C’est la seule orchidée dont le fruit est comestible.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne
On compte 110 espèces de vanille à travers le monde mais, outre la Planifolia du Mexique qui est la plus aromatique et la plus cultivée, seules deux autres sont également utilisées pour produire l’épice : la Tahitensis de Tahiti et la Pompona de Guyane. Les autres variétés étant uniquement cultivées pour raisons ornementales.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

Sources : in situ et

http://www.lavanilleraie.com/

La Vanilleraie Sainte Suzanne

Vanilleraie de Sainte Suzanne
Domaine du Grand Hazier Allée Chassagne Sainte Suzanne 974

Le terme vanille Bourbon désigne la vanille provenant de l’île de La Réunion, de Madagascar, des Comores ou de Maurice. La Réunion étudie la possibilité d’obtenir le label Vanille Bourbon propre à la Réunion. La vanille fleurit d’octobre à décembre, la fleur s’ouvre tôt le matin, et commence à faner en début d’après-midi.

La Vanilleraie
Au bout d’une belle allée de palmiers entourés de champs de canne à sucre, se dresse une vieille demeure blanche, vestige d’un domaine agricole attribué en 1690 par le roi de France.
Le Domaine du Grand Hazier est au coeur d’un authentique domaine créole. La Vanilleraie est le fruit de la rencontre entre des producteurs de vanille passionnés par leur métier et les propriétaires du domaine.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne
L’objectif de la Vanilleraie : une production artisanale de qualité de vanille bourbon
L’objectif de La Vanilleraie est de renouer avec une production artisanale de vanille de qualité. Cet objectif passe en premier lieu par la sélection des meilleurs producteurs de vanille de l’Île de La Réunion. Implantés sur trois terroirs bien distincts, nos 40 producteurs de vanille cultivent avec attention et passion cette délicate orchidée. Une fois récoltées au stade optimum de maturité, les gousses de vanille vertes, gorgées d’arômes, sont confiées aux bons soins de notre préparateur, fort de 25 ans d’expérience dans le métier. Il saura en tirer la quintessence grâce aux soins attentifs et méticuleux apportés à ces dernières au cours du lent processus de préparation et de maturation aromatique.

La Vanilleraie Sainte Suzanne
Garante de la tradition mais aussi tournée vers l’avenir par son travail de sélection variétale et ses recherches sur les terroirs, en collaboration avec l’université de la Réunion et le CIRAD, la Vanilleraie redonne à la vanille de la Réunion ses lettres de noblesse et contribue à maintenir sa réputation mondiale au travers de récompenses reçues, notamment au Salon de l’Agriculture de Paris : Médaille d’or en 2011 et médailles d’argent en 2008, 2010, 2012, 2013 et 2015.

La Vanilleriae du Grand Hazier : berceau de la découverte de la fécondation des fleurs de vanille 

La Vanilleraie est installée dans une ancienne écurie datant de 1897. La famille Chassagne propose aux visiteurs de découvrir la formidable histoire de la vanille bourbon de La Réunion dans un cadre historique unique.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La commune de Sainte Suzanne est le berceau de la culture de la vanille à la Réunion. C’est en effet sur les terres du domaine primitif du Grand Hazier, au lieu-dit Belle Eau, qu’ont été implantés les premiers vanilliers originaires du Mexique. C’est également à Sainte-Suzanne qu’a été découvert le procédé de fécondation de la fleur du vanillier par Edmond Albius, jeune esclave originaire de la commune.

Edmond Albius, jeune esclave, à l’origine du procédé de fécondation
Orphelin dès sa naissance en 1829, le petit esclave réunionnais Edmond Albius est confié à Ferréol Beaumont Bellier, un passionné de botanique et d’orchidées, qui le prend sous sa protection à Sainte Suzanne.
Ferréol Beaumont Bellier s’intéresse particulièrement au vanillier, qui pousse naturellement en Amérique du Sud, et dont la fleur est fécondée par la mélipone, une petite abeille endémique du Mexique.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne
Introduits à trois reprises ( en 1819, 1820 et 1822 ) à La Réunion, les plants de vanille restent stériles pendant vingt ans et n’occupent qu’une fonction ornementale. Les scientifiques européens cherchent alors un moyen de féconder la plante artificiellement. En vain …

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne

A Sainte Suzanne, Ferréol Beaumont Bellier poursuit lui aussi ses recherches sur la vanille. En même temps, il se fait aider pour la fécondation de ses fleurs par le petit Edmond. Il lui apprend notamment à féconder une plante de la famille des citrouilles, appelée Jolifiat, dans laquelle fleurs mâles et femelles sont placées sur des rameaux différents.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne
Des vanilliers stériles pendant vingt ans
Fin 1841, à l’époque de floraison du vanillier, Ferréol Beaumont Bellier, qui se promène dans son jardin avec Edmond, aperçoit sur son vanillier une belle gousse. L’enfant lui explique alors que c’est lui qui a fécondé la plante grâce à un procédé simple et très fiable de pollinisation manuelle qui se décompose en trois mouvements :

– on saisit la pointe de la fleur avec la main gauche et on abaisse délicatement avec une pointe la membrane ( le rostelum ) qui sépare les organes mâles et femelles

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne
– on soulève avec cette même pointe l’organe femelle ( le pistil ) pour le redresser

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne
– on appuie doucement avec le pouce de la main gauche pour que l’organe mâle, l’étamine, puisse s’incliner vers l’organe femelle et ainsi féconder la fleur.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

La Vanilleraie Sainte Suzanne

Et on recommence l’opération pour chaque fleur. C’est le début d’un cycle qui, de la pollinisation à la commercialisation, va durer trois ans. C’est ainsi qu’a débuté à La Réunion la production de vanille.

Les plants de vanille importés d’Amérique du Sud sont restés longtemps stériles, faute de mélipone, cette petite abeille endémique du Mexique qui féconde la fleur. Jusqu’à ….Edmond Albius. Sa découverte a marqué le début de la production de vanille à La Réunion.
Cette opération de pollinisation est souvent effectuée par des femmes, plus minutieuses, et appelées « les marieuses ».

La Vanilleraie Sainte Suzanne

Vanilla intensia mode d’emploi
Vendue entre 300 et 600 € le kilo, la vanille est la deuxième épice la plus chère au monde, juste après le safran. Un prix justifié par les trois longues années d’opérations manuelles qui s’écoulent entre sa pollinisation et la vente des gousses délicieusement parfumées.

-1 150 hectares de vanille sont cultivés par une centaine de producteurs à La Réunion, essentiellement sur les côtes Est et Sud Est de l’île, là où la température est de 25° et où l’humidité est assez importante. A titre de comparaison, il tombe sur ces régions trois fois ce qu’il tombe sur Paris en un an. Planté sur des sols drainants, le vanillier peut naturellement atteindre dix mètres de haut. Pour ne pas avoir à grimper trop haut lors de la récolte, il est donc nécessaire de guider la liane afin qu’elle reste à taille humaine; 1,50 de liane suffit amplement.

La Vanilleraie Sainte Suzanne

On effectue un bouclage, la liane est enroulée autour d’un support.
-2 La première floraison intervient 3 à 4 ans après le bouturage. « D’octobre à décembre, des grappes de 15 à 20 fleurs éclosent ici et là. Mais seulement 7 à 8 d’entre elles, choisies parmi les plus vigoureuses, sont fécondées. »

La Vanilleraie Sainte Suzanne
-3 C’est un procédé où le travail d’observation quotidien et la rapidité sont de rigueur, car la fleur de vanille est éphémère : elle ne fleurit que sur une seule journée. Elle s’ouvre le matin, et en début d’après midi elle commence à se faner. « Le jour même de la floraison, dès le lever du soleil, le but du cultivateur est de féconder le plus de fleurs possibles afin d’obtenir une bonne récolte de gousses. Soit quelque 300 fleurs à l’heure, avant qu’elles ne se ferment définitivement vers 11h/11h30 et ne meurent.  » Yaëlle Robert, spécialiste ès Vanille

La Vanilleraie Sainte Suzanne
Ce procédé, où la précison est de mise, consiste à abaisser délicatement le rostellum, la membrane qui sépare les organes mâles et femellles, avec une épine, puis à exercer une légère pression sur la fleur pour que le pollen saupoudre et féconde les organes femelles.

La Vanilleraie Sainte Suzanne
– 4 Pendant les 6 semaines qui suivent la pollinisation, l’ovaire qui faisait office de pédoncule ( la tige à la base de la fleur ) se transforme en une gousse longue de 12 à 25, voire 27 centimètres. Ces gousses encore vertes sont récoltées au bout de neuf mois, quand elles arrivent à maturité. Pour l’instant, à défaut de l’odeur suave caractéristique de la vanille, c’est un discret parfum de jasmin de nuit qu’elles libèrent. Entre-temps, certaines ont été poinçonnées afin d’éviter les vols et d’identifier les producteurs.

A suivre ….

Sources : in situ et

http://www.lavanilleraie.com/

© Tous droits réservés, Visites guidées.net, © 2009-2017. Site optimisé pour Mozilla Firefox, Google Chrome et Internet Explorer 7+