Paris autrement

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Bien faire et laisser braire

Catégorie: Paris expositions

Les Globes de Coronelli le Globe céleste

Les Globes de Coronelli
BnF Paris 13

 

Le globe céleste
« Les planètes sont placées au lieu même où elles étaient à la naissance du glorieux monarque afin de conserver à l’éternité une image fixe de cette heureuse disposition sous laquelle la France a reçu le plus grand présent que le ciel ait jamais fait à la terre. »

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Le globe céleste représente l’Univers avec, par convention et pour en faciliter la compréhension, la Terre en son centre. Le décor, tout en camaïeu de bleus, représente le ciel tel qu’il était au moment de la naissance de Louis XIV, le 5 septembre 1638. Toutes les étoiles connues sont figurées avec une taille correspondant à leur magnitude; elles sont rehaussées de clous de cuivre et intégrées à des constellations au décor majestueux.  Coronelli a utilisé comme source documentaire non seulement les catalogues  des astronomes qui faisaient alors autorité, mais encore les travaux des savants de son époque. Dans le ciel, il a dessiné les comètes, placées là où les observateurs les ont vues. Le soleil est figuré par un petit disque en cuivre qui coulisse  le long de l’écliptique (ou trajectoire du soleil).

Globes de Coronelli
Représenter le ciel
Le globe céleste représente le ciel tel qu’il était le jour de la naissance de Louis XIV : le 5 septembre 1638. 1 880 étoiles et planètes y figurent sous la forme de bossettes de bronze de différentes tailles en fonction de leur brillance d’après la classification de Copernic (1473-1543).

Globes de Coronelli
Des étoiles nouvelles ainsi que des comètes sont indiquées, comme celles observées respectivement par Kepler (1571-1630), par Newton (1642-1727) en 1680 ou par Cassini (1625-1712) en 1682, actuellement appelée comète de Halley. Les noms de ces étoiles sont indiqués dans les langues utilisées par l’astronomie classique (le latin, le grec, l’arabe) ainsi que le français. Elles dessinent des constellations symbolisées par des animaux et personnages mythologiques. Il y a 72 constellations : celles définies par Ptolémée (90-168) ainsi que celles observées par Mercator (1512-1594) et Petrus Plancius de 1551 à 1613.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

 

Dédicace du globe céleste, en hommage à Louis XIV
Le globe céleste représente l’ensemble de l’Univers avec la Terre au milieu tel qu’il était le jour de la naissance de Louis XIV, le 5 septembre 1638. Il présente 1 880 corps célestes figurés par des bossettes de bronze doré et 72 constellations figurées sous des formes symboliques d’animaux ou de personnages mythologiques. Jean-Baptiste Corneille, peintre de ce globe, réalise là une œuvre d’iconographie allégorique dans un somptueux camaïeu de bleu.

Globes de Coronelli
Un objet esthétique plus que scientifique
Le gardien du globe céleste à Marly, Robert Crosnier, n’a pas eu pour cet objet autant de soin que François Le Large, qui a consacré plusieurs années à la transcription des légendes et à l’explication des figures du globe terrestre. Cette différence tient au caractère avant tout esthétique du globe céleste dans lequel la forme donnée aux constellations et le camaïeu de bleus retiennent aussitôt le regard. En tant qu’objet de science, il ne recueillit visiblement pas les suffrages des scientifiques.Le superbe décor du globe céleste évoque bien l’infinité des étoiles que Coronelli, dans un cartouche, qualifie de « chose presque incroyable ». On y devine la main de grands peintres animaliers auxquels Jean-Baptiste Corneille aurait pu faire appel : on suppose par exemple que Pierre Mignard a pu réaliser le chien de la constellation du « Petit Chien » pour sa ressemblance avec celui qu’il place sur le portrait de Mademoiselle de Tours, un spaniel, le chien alors à la mode à la cour.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

La fabrication des globes
La fabrication des globes s’est effectuée principalement lors de deux périodes : de 1681 à 1683 à Paris pour la construction et la peinture des sphères, puis en 1703-1704 à Marly pour la réalisation des supports et l’achèvement de la décoration.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli
Coronelli a tout d’abord réalisé une prouesse technique d’ébénisterie en réalisant deux globes larges de 4 mètres de diamètre et lourds de 2,3 tonnes. Chaque globe est constitué de deux hémisphères composés chacun de 120 fuseaux de bois cintrés (3° de longitude) de 3 mètres de long sur 10 cm de large à l’équateur. Ils partent de ce dernier et rejoignent le pôle. Un axe central en bois et en métal permet l’assemblage des deux hémisphères et une charpente consolidée au xxe siècle assure la solidité intérieure et extérieure. Puis les globes ont été recouverts successivement d’une couche de plâtre de 2 cm, d’une toile sans apprêt, d’un enduit de 7 mm, puis de très fines toiles plâtrées et enfin d’une toile enduite qui a servi de support aux peintures.

Globes de Coronelli

Leur décoration a été facilitée car les globes ainsi fabriqués étaient parfaitement ronds et lisses. Dans un second temps, Coronelli a exécuté un chef-d’œuvre de la cartographie baroque. Il a particulièrement soigné l’esthétique de ses globes et a réussi à mettre en valeur les très abondantes informations qu’il y a reportées.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Le globe céleste présente 1 880 étoiles sous forme de clous dorés qui constituent 72 constellations dessinées de manière allégorique par des animaux et personnages mythologiques avec leurs noms indiqués en français, latin, grec et arabe. Seule la couleur bleue a été utilisée pour réaliser ce décor mais avec une infinité de tons qui relève de la perfection. Le globe terrestre est beaucoup plus coloré et encore plus richement peint avec plus de 600 inscriptions magnifiquement calligraphiées, des cartouches somptueusement décorés et une profusion de scènes et figures : l’importance accordée à la peinture des contrées exotiques et lointaines est destinée à susciter l’émerveillement visuel du spectateur. La richesse du décor a nécessité un travail de préparation efficace afin de ménager la place suffisante pour la multitude d’éléments qui le compose.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

 

De véritables instruments
Enfin, ces globes sont aussi de véritables instruments qui doivent fonctionner. Eu égard à leurs dimensions exceptionnelles, les supports spécifiques ont été conçus afin qu’ils puissent tourner sur eux-mêmes. Le méridien intégré aux meubles, l’écliptique ainsi que les cercles de cuivre polis et gravés qui les entourent permettent de matérialiser le mouvement du Soleil ainsi que les parallèles et les méridiens.Si certains travaux de restauration ont permis de mieux comprendre leur fabrication, les globes n’ont pas livré tous leurs secrets.

Globes de Coronelli

Leur coût important n’a pas été totalement chiffré même si nous savons que le cardinal d’Estrées a payé les sphères et que le Service des bâtiments du roi a financé les meubles et l’aménagement des pavillons. Les nombreux artisans et artistes qui ont pris part aux travaux n’ont pas tous été identifiés même si quelques noms sont évoqués : Jean-Baptiste Corneille pour les peintures du globe céleste, Giambattista Moro et un certain Perronel pour les tracés géographiques du globe terrestre ou encore Hardouin-Mansart pour les supports.

Globes de Coronelli

Désillusion et consécration
Le cardinal d’Estrées, à l’origine de la commande de ces globes, comptait grâce à ce somptueux cadeau accroître les grâces de Louis XIV et ainsi devenir le chef de son Conseil de Conscience. Il n’atteint jamais l’objectif qui avait motivé son présent et le roi, mécontent de son attitude en tant qu’ambassadeur à Madrid, le rétrograda en 1704 au rang d’abbé de Saint-Germain-des-Prés. Vincenzo Coronelli, lui, en acquiert une grande renommée. De retour à Venise, il bénéficia de la reconnaissance et du soutien du pouvoir politique. Il est nommé Cosmographe de la Sérénissime République de Venise. Il en retire ainsi un grand bénéfice financier, accru par l’Académie des Argonautes qu’il fonde en 1684. Il s’agit de la première Société de géographie créée au monde.

Sources :

http://classes.bnf.fr/rendezvous/pdf/Coronelli.pdf

http://expositions.bnf.fr/globes/

Les Globes de Coronelli le Globe terrestre

Les globes de Coronelli

BnF Paris 13

 

Vincenzo Coronelli

Vincenzo Maria Coronelli (né le 16 août 1650 à Venise – mort le 9 décembre 1718, dans la même ville) est un moine franciscain conventuel et docteur en théologie italien cartographe, cosmographe, fabricant de globes et encyclopédiste.

Les Globes de Coronelli dits de Louis XIV

Globes de Coronelli

En 1680 le cardinal César d’Estrées, ambassadeur de Louis XIV, rend visite à Ranuccio II Farnese, duc de Parme. Il est émerveillé par les deux sphères que lui avait réalisées Vincenzo Coronelli. Il demande à Coronelli d’en réaliser deux grandes de 4 mètres de diamètre au lieu de 1,75 mètre, pour rendre hommage au Roi-Soleil, monarque absolu. Leur poids est de 4 tonnes chacun.

Globes de Coronelli
Compte tenu de leurs dimensions et de leur poids, ces globes dits de Louis XIV sont exceptionnels et représentent une prouesse technique. Leur réalisation a été menée de 1681 à 1683. Ils sont aussi exemplaires sur le plan artistique : le globe céleste décline un extraordinaire camaïeu de bleus, le globe terrestre est extrêmement coloré et tous deux sont richement décorés.

Globes de Coronelli

Ces globes sont l’illustration du savoir-faire de nombreux artisans et artistes, connus et plus souvent inconnus. Les supports ont été conçus pour qu’ils puissent fonctionner comme de véritables instruments.
Ils sont un véritable inventaire des connaissances de l’époque à prétention encyclopédique.
Les renseignements portés sur les sphères ne se limitent pas à l’astronomie ou à la géographie mais concernent aussi la navigation, le commerce, la faune et la flore, les mœurs de diverses populations à la surface de la Terre…

Globes de Coronelli

 » Les sphères de Coronelli n’ont pas servi de support à l’exercice du pouvoir absolu de Louis XIV ou du moins aux projets de son ministre Colbert. L’ampleur du travail de compilation ainsi que la priorité accordée aux préoccupations techniques et esthétiques ne lui ont pas permis de prendre en compte les avancées concomitantes de la géographie et de la cartographie, réalisées en particulier par les membres de l’Académie des sciences et de l’Observatoire de Paris. De ce fait, les globes ont été dépassés dès leur installation. Ils nous permettent, malgré tout, de mieux appréhender les progrès effectués et qui porteront leurs fruits au xviiie siècle. »

Globes de Coronelli
Le globe céleste
Il représente l’Univers avec, par convention et pour en faciliter la compréhension, la Terre en son centre. Le décor, tout en camaïeu de bleus, représente le ciel tel qu’il était au moment de la naissance de Louis XIV, le 5 septembre 1638. Toutes les étoiles connues sont figurées avec une taille correspondnat à leur magnitude; elles sont rehaussées de clous de cuivre et intégrées à des constellations au décor majestueux. Coronelli a utilisé comme source documentaire non seulement les catalogues des astronomes qui faisaient alors autorité, mais encore les travaux des savants de son époque. Dans le ciel, il a dessiné les comètes, placées là où les observateurs les ont vues. Le soleil est figuré par un petit disque en cuivre qui coulisse le long de l’écliptique (ou trajectoire du soleil).

Globes de Coronelli

Le globe terrestre
Il est d’une tonalité différente et nécessite un regard plus rapproché, mais l’information y est organisée d’une manière similaire. La géographie s’appuie sur les cartes publiées par le hollandais Blaeu ou par le cartographe du Roi Louis XIV, Nicolas Sanson. Grâce à des documents manuscrits qui lui ont été transmis par le gouvernement français, Coronelli intègre des découvertes récentes, comme celles de Cavelier de la Salle pour le Mississipi ou encore celles de navigateurs anglais dans le détroit de Magellan. Le programme iconographique est beaucoup plus développé que sur le globe céleste et constitué de saynettes peintes destinées à être regardées de très près.  L’ensemble donne l’image d’un monde riche et pacifié, dominé par Louis XIV. Le souverain protège les muses des sciences et des arts, tandis que les allégories des quatre continents sont représentées selon leur iconographie traditionnelle, l’Asie et l’Europe richement parées, l’Afrique et l’Amérique encore sauvages. Coronelli complète les formes géographiques de la Terre de textes placés dans de somptueux cartouches, indiquant en particulier les sources et ses informations sur le commerce, la navigation ou les coutumes des habitants.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

La dédicace du globe terrestre, en hommage à Louis XIV

« À l’auguste majesté de Louis le Grand, l’invincible, l’heureux, le sage, le conquérant, César cardinal d’Estrées a consacré ce globe terrestre pour rendre un continuel hommage à sa gloire et à ses héroïques vertus, en monstrant les pays où mille grandes actions ont esté executées et par luy mesme et par ses ordres, à l’estonnement de tant de nations qu’il auroit pu soumettre à son empire si sa modération n’eust arresté le cours de ses conquestes et prescrit des bornes à sa valeur plus grande encore que sa fortune. 1683. Cet ouvrage a été inventé et achevé par le père Coronelli de l’ordre des mineurs conventuels. »

Globes de Coronelli

Le texte de la dédicace de César d’Estrées à Louis XIV vante ses héroïques vertus et la modération qui arrête « le cours de ses conquêtes et prescrit des bornes à sa valeur, plus grande encore que sa Fortune ». Il est accompagné de dix allégories représentant la Géographie – qui a la place prépondérante –, la Navigation, l’Astronomie, l’Histoire, le Temps, l’Éloquence et la Poésie, la Géométrie, la Sculpture et la Musique, et l’ensemble a été rapproché de certaines compositions de Pierre Mignard. La qualité de ces illustrations souligne à quel point arts et sciences étaient indissociables.

Globes de Coronelli
Le globe terrestre est fascinant par le nombre infini d’informations qu’il fournit. Ses couleurs, un blanc et un bleu tranchés, font ressortir les contours des terres et des mers sur lesquelles se déploient des scènes marines ou de savants cartouches, tandis que le blanc de la terre est émaillé de scènes multiples, tantôt fabuleuses, tantôt exotiques, tantôt techniques. Pleines de mystères pour l’homme du XXIe siècle, elles intriguèrent aussi Louis XIV qui commanda leur transcription et leur explication.

Globes de Coronelli

Les cartouches et les scènes
De grands et superbes cartouches attirent l’attention sur les richesses des Indes orientales et occidentales : la pêche aux perles, la cannelle de Ceylan et les ressources du lointain Jesso (Japon), argent, fourrures, plumes d’oiseaux… les mines du Nouveau-Mexique, comme un écho au Discours composé par François Charpentier.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Les matelots de temps immémorial font en certains passages et sous de certaines hauteurs lors qu’ils y arrivent une cérémonie ridicule que nos François nomment abusivement Baptême, ce qui se pratique différemment selon l’usage des ports de mer d’où le navire est party, et le tout en signe de réjouissance d’estre parvenus jusques la sans fortune.

Globes de Coronelli

 

À l’intérieur des continents, des commentaires indiquent que, pour le Mississippi : « dans toute cette étendue, il n’y a ni saut ni rapide » ; pour les sources du Nil, Coronelli place un texte interminable à l’ouest du fleuve, où il n’a ni information géographique ni élément historique à faire figurer. Une telle disposition se retrouve au Japon, en terre de Jesso, où le cartouche occupe non seulement l’espace intérieur des terres, mais déborde pour recouvrir l’incertain contour du littoral.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

 

Les quatre parties du monde

Globes de Coronelli
Plus à l’est, est placée une figuration des quatre parties du monde, surmontée d’un décor architectural. L’Europe et l’Asie sont représentées par des femmes, l’Amérique et l’Afrique, par des hommes. Au centre, l’Asie déploie ses richesses, l’Afrique, entourée d’animaux peu engageants, scorpions, lions ou serpents, regarde l’Europe qui, à son tour, a les yeux tournés vers l’Amérique qu’elle dévoile. La figuration de ces quatre parties du monde a été particulièrement soignée : elle s’inspire de l’Iconologie de Ripa et insiste sur les dernières expéditions américaines : l’Europe dévoile l’Amérique au sens propre du terme.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Scènes de vie sur les continents

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Pour en savoir plus :
http://expositions.bnf.fr/globes/arret/03.htm

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Sources 

http://classes.bnf.fr/rendezvous/pdf/Coronelli.pdf

http://expositions.bnf.fr/globes/

http://expositions.bnf.fr/globes/arret/01.htm

La Coupole des Galeries Lafayette Haussmann Paris

Coupole des Galeries Lafayette

40 Boulevard Haussmann Paris 9

 

Le traditionnel sapin des Galeries Lafayette prend place chaque année sous cette magnifique coupole. Le temple du luxe est désormais le Printemps Haussmann, les choses se sont inversées.  Lors de sa création, le Printemps Haussmann a lancé le principe des soldes, celles que nous connaissons aujourd’hui; il était ouvert au plus grand nombre. La politique du magasin a changé, c’est désormais le luxe dans toute sa splendeur. Evidemment les Galeries Lafayette proposent toutes les marques de luxe, mais on peut y faire ses achats sans se ruiner. Il est impossible d’avoir une vue d’ensemble de la coupole, l’espace étant occupé par les stands de parfum.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

L’autre coupole : les Galeries Lafayette fêtent plus d’un siècle d’architecture.
La coupole des Galeries Lafayette a été inaugurée le 8 octobre 1912.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

Réalisée par les meilleurs artisans de l’Ecole de Nancy, c’est une splendeur Art nouveau. Sans murs obstacles, on circule à l’infini autour de cette colonne vertébrale.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann
Vitraux, stucs, ferronneries, tout était conçu à l’époque pour évoquer l’esprit d’un bazar oriental.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

« Créons un bazar de luxe ! » 

Théophile Bader, un des fondateurs  ( avec son cousin Alphonse Kahn ) des Galeries Lafayette, lança cette idée en 1910. 

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

Dix-neuf ans après l’ouverture de leur commerce de nouveautés de 70 m² rue Lafayette,  les affaires sont prospères et ils décident de s’agrandir. Le message est bien reçu par l’architecte Ferdinand Chanut. Il va exploiter à fond les dernières innovations de l’époque en matière de construction, et le style Art nouveau magnifié par  l’Ecole de Nancy.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

Pour la structure, il imagine une coupole suspendue à 43 mètres de hauteur, supportée par un cercle d’acier reposant sur dix piliers de béton armé.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann
Pour le décor, il installe un faisceau de ferronneries sculptées de motifs floraux d’Edouard Schenck, entre lesquelles s’intercalent dix panneaux de vitraux de Jacques Grüber où dominent le bleu et l’orangé chers aux orientalistes.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

L’appareillage des balcons et de l’escalier monumental, aujourd’hui démonté, est confié à Louis Majorelle.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann
Les Galeries Lafayette, plus de cent ans plus tard, ont conservé les volumes d’origine de ces balcons, qui bluffent 100 000 personnes par jour. 

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

Contrairement au Printemps, la coupole est visible depuis la terrasse des Galeries Lafayette.

La coupole des Galeries Lafayette Haussmann

sources : documents personnels, plus précisément un article issu de mon magazine Gala

Exposition Manolo Valdès Place Vendôme

Exposition Manolo Valdès

Place Vendôme Paris 1er

du jeudi 08 septembre 2016 au mercredi  05 octobre 2016

 

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

Nul doute que les créations de l’artiste espagnol Manolo Valdes ne susciteront pas la même polémique que le sapin géant de Paul Mac Carthy comparé à un immense jouet érotique en 2014. Depuis jeudi, et jusqu’au 5 octobre, la célèbre place Vendôme (Ier) accueille six œuvres monumentales. qui célèbre la beauté et la sophistication féminine. Ainsi, vous pourrez découvrir La Mariposa, Los Aretes, La Diadema, La doble Imagen, Mariposas et La Pamela.

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

La Pamela
Date de création: 2016 Matériau: Aluminium moulé
Hauteur: 4,36 m, Longueur: 7,30 m
Largeur: 6,50 m, Poids: 4 150 kg

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

Manolo valdès sculpte et peint depuis les années 1960. Il s’inspire de la tradition espagnole. Sa passion : La Femme.
Pour cette installation il s’est focalisé sur les figures féminines, leur mettant d’énormes chapeaux en forme de papillon, de grosses boucles d’oreille, de capes … tout ce qui a attrait à la femme espagnole.

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

Manolo Valdès Place Vendôme La Pamela

L’exposition Place Vendôme compte six sculptures monumentales, exposées place Vendôme, à Paris, du 8 septembre au 5 octobre 2016.
Manolo Valdès est né le 8 mars 1942 à Valence en Espagne.
En 1957 il intègre l’Académie Royale des Beaux Arts San Carlos, à Valence, qu’il quitte en 1958 pour consacrer sa vie à la peinture.

La Doble Imagen ( La Double Image )

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen

La Doble Imagen ( La Double Image )
Date de création: 2016 Matériaux: marbre blanc et fonte
Hauteur : 4,43 m, Longueur : 10,10 m
Largeur : 6,60 m, Poids: 10 270 kg

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen

Sur ces photos on voit parfaitement la double face de la sculpture.

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen

De 1964 à 1981 Valdés forme le groupe « Equipo Cronica » (Equipe chronique) avec Joan A.Toledo et Rafael Solbes ; Toleda quittera le groupe au bout d’un an mais Valdés et Solbes continueront leur association dans ce groupe jusqu’à la mort de Solbes en 1981. En tant que membre de « Equipo Cronica », Manolo Valdés a participé à plus de 60 expositions personnelles et à de nombreuses expositions de groupe (jusqu’à 1981).
L’artiste vit et travaille entre New York et Madrid.

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen
Manolo Valdés, réputé pour ses représentations féminines sur de multiples supports, a créé des portraits en trois dimensions, les plus importants et expressifs de sa carrière. Son art s’inspire de la tradition picturale des maitres classiques tels que Vélasquez et Goya, ainsi que des artistes modernes comme Picasso et Matisse. La pratique complexe de l’artiste, ainsi que la large variété des matières qu’il utilise, évoquent l’élégance immuable de la personne.

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen

Recto, verso

Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen
Manolo Valdès Place Vendôme La Doble Imagen
http://www.manolovaldesplacevendome.com/

Ikébana sculptural au Parc floral de Paris

Ikébana sculptural au Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
Le Parc floral de Paris accueille l’exposition Ikebana sculptural. Ikebana est le nom de l’art floral japonais. Fondée en 1927, Sogetsu est l’école moderne d’Ikebana. Odile Carton et ses invités, Yumié Sasaki et Rica Araï, tous maîtres et professeurs d’Ikebana Sogetsu, proposent un parcours découverte de leurs installations sculpturales se trouvant aux abords rénovés du pavillon des bonsaïs.

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
Pour les réaliser, ces trois artistes ont utilisé les bambous et racines du parc. Elles ont apporté leur cordage rouge, peinture bleu, bouteilles plastiques …

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
Les origines de l’Ikebana
Ikebana vient de ikeru vivre ou faire vivre et de hana ou bana la fleur. L’Ikebana est l’art de faire vivre les fleurs; de leur donner une seconde vie.
L’Ikebana constitue une forme raffinée d’arrangement floral dont l’origine remonte au 7ème siècle, époque où fut introduite au Japon la coutume, venue de Chine par la Corée, d’offrir des fleurs au Bouddha Sâkyamuni. Aussi, l’influence du bouddhisme permet-elle d’expliquer la dimension spirituelle que revêt cet art. A la base, on trouve l’idée résumée dans la formule : « le ciel, l’homme, le terre », d’une fusion complète avec l’univers. De nos jours sont représentées plusieurs écoles dont les plus importantes sont celles de Ikebono, Ohara et Sogetsu.

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
La maîtrise de l’Ikebana jouait un rôle essentiel dans l’éducation artistique et la culture des jeunes filles japonaises.
En 1462, le grand maître Ikebono Senkei formula les premières règles de l’ikebana. Il est considéré aujuord’hui comme le véritable fondateur de la doctrine. Entre 1336 et 1568, l’Ikebana devint un art en soi et n’est plus considéré comme une pratique religieuse.
A la fin du 19e siècle, les écoles se diversifient et l’on commence à utiliser des fleurs occidentales.

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
Unshin Ohara invente le moribana.
De nos jours, l’Ikebana est pratiqué indifféremment par les hommes et les femmes. Dépassant les limites du tokonama que lui imposait la tradition, l’Ikebana est entré dans notre monde moderne et agité en jouant un rôle créatif et apaisant.

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Tel arbre, telle branche, tel brin d’herbe expriment par leur forme toute la beauté de la nature que l’on découvre différemment dès que l’on étudie l’Ikebana.
Pour l’enseigner, il est nécessaire de posséder un diplôme délivré par l’école. Au Japon, les écoles d’Ikebana sont dirigées de manière héréditaire. Le grand maître est le Iemoto.

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
L’Ikebana de l’école SOGETSU
L’école Sogetsu a été créée en 1927 par Sofu Teshigahara. Il lui donna ce nom : « l’école des herbes et de la Lune ». So signifie les plantes et Getsu la Lune. C’est Akana Teshigahara, la petite fille de Sofu qui est l’actuelle Iemoto. Elle a succédé à son père Hiroshi, grand cinéaste et sculpteur de renom qui lui même avait succédé à sa soeur Kasumi.

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
L’Ikebana de l’école Sogetsu repose sur l’idée qu’il peut être créé n’importe quand, n’importe où, par n’importe qui dans n’importe quelle partie du monde et avec n’importe quel matériau. Le principe de base Sogetsu est : « l’Ikebana reflète la personne qui l’a composé ».

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
L’école Sogetsu demeure toujours en évolution, en utilisant de façon vivante les éléments de notre époque. L’Ikebana de Sogetsu a ses règles mais ces règles doivent être appliquées souplement.
La pratique de l’Ikebana de l’école Sogetsu commence par un enseignement classique. Les élèves sont formés aux techniques de base par l’apprentissage des variations. Lorsque ces techniques sont acquises, les élèves guidés par leur maître peuvent réaliser des compositions de « style libre ».

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris
Dès les premières leçons d’Ikebana, les étudiants se découvrent un talent artistique insoupçonné.
Les précieux moments passés parmi les plantes et les fleurs sont source d’harmonie, de sereine satisfaction et de joies extrêmes. La pratique de l’Ikebana enseigne l’humilité et la patience.

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

Ikébana sculptural Parc floral de Paris

 

Sources :

http://www.ikebana-sogetsu.fr/l-association-et-les-%C3%A9coles/
https://www.mapado.com/paris-14/ikebana-sculptural-au-parc-floral-de-paris

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