Paris autrement

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 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

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Bien faire et laisser braire

Catégorie: Paris 01

Paris vu depuis les terrasses du café Mollien Musée du Louvre

Terrasse du Café Mollien

Musée du Louvre Paris 1er

 

Le sésame pour accéder à la terrasse de l’aile Denon était d’aller au café Mollien, et surtout de consommer. Pas de consommation, pas de terrasse ! Il m’en a coûté un café et une part d’un délicieux cake aux carottes fait maison. Il faut préciser que pour accéder au café, il faut en plus payer l’entrée pour le musée. On ne peut pas juste se rendre au café. Mais l’entrée au musée est gratuite pour moi, j’en profite   😆 

Le Café Mollien est à quelques encablures de la Joconde. Il est installé au centre du pavillon Mollien construit par l’architecte Hector Lefuel, et situé sous la  peinture  « La Gloire distribuant des couronnes aux Arts » de Charles-Louis Müller qui orne le plafond. C’est un lieu d’exception, dans un cadre somptueux, et dont la terrasse surplombe la Cour Napoléon et le jardin du Carrousel. Le point de vue est superbe, et c’est l’occasion d’admirer de près les sculptures qui ornent le palais du Louvre.

La errasse est vide car il s’est mis à pleuvoir, en moins de trente secondes il n’y avait plus personne; je suis restée, j’en ai profité pour photographier les statues sans avoir personne sur mes photos.

Café Mollien Musée du Louvre

Presque toutes ces photos ont été prises à travers les fenêtres du Café Mollien, d’où … pas de reflet! Et des carreaux remarquables de propreté.

Jardins du Carrousel

Musée du Louvre Paris

  • Le Pavillon de Flore, Musée du Louvre, vers la Porte des Lions

Musée du Louvre Paris

  • * Les jardins du Carrousel, on aperçoit les tours de la Défense à travers la super Grande Roue de Marcel Campion 

Musée du Louvre Paris

 

Arc de Triomphe du Carrousel du Louvre

Arc de Triomphe du Carrousel du Louvre

Arc de Triomphe du Carrousel du Louvre

  • Une seconde grande roue, avec la fête foraine aux Tuileries, merci Mr Campion  😉 

Arc de Triomphe du Carrousel du Louvre

Arc de Triomphe du Carrousel du Louvre

Arc de triomphe Carrousel du Louvre Paris

Grand Palais et La Défense

Grand Palais Paris

  • Vue sur la verrière du Grand Palais, L’Arc de Triomphe et La Défense

Arc de Triomphe du Carrousel du Louvre

  • L »Arc de Triomphe, La Défense, la Grande Roue et la pointe de l’Obélisque place de la Concorde

Musée du Louvre Paris

Musée du Louvre Paris

*Ci-dessous l’église Saint-Pierre-de-Chaillot Paris et la flèche de la Cathédrale américaine de Paris

Église Saint-Pierre-de-Chaillot Paris

 

Cour Napoléon

Musée du Louvre Paris

  • La statue de Louis XIV

Musée du Louvre Paris

Musée du Louvre Paris

  • Les jardins du Carrousel, la cour Napoléon où se trouve la Pyramide du Louvre

Musée du Louvre Paris

Musée du Louvre Paris

Musée du Louvre Paris

Inauguration de la Canopée des Halles

 

Le ventre de Paris fait peau neuve

La Canopée symbolise le « renouveau du quartier ». Les Halles sont une place centrale dans Paris, mêlant gare de RER, stations de métro, et où transitent chaque jour 750.000 personnes. le Forum des Halles est le second plus grand centre commercial de France.La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

Inauguration de la Canopée

Le nouveau cœur de Paris a été inaugurée par Anne Hidalgo le mercredi 5 avril 2016 après plus de cinq ans de travaux, Anne Hidalgo, maire de Paris a inauguré mercredi 5 avril, la Canopée et le Forum des Halles, le nouveau cœur de Paris.

La charpente métallique et la surtoiture de La Canopée et de ses bâtiments annexes avoisinnent les 7 000 tonnes à eux seuls. Elle s’appuie sur 71 poteaux qui supportent le Forum des Halles depuis les fondations de la gare ferroviaire.La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

Suspendue à seulement 14,5 m du sol, cette enveloppe de verre de 26 000 m² est composée de 18 000 pièces de couleur jaune-vert, posées en écaille au millimètre près sur une structure métallique.

Saint Eustache

La Canopée ouvre sur l »église Saint Eustache, qui continue de veiller sur les Halles.La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

Créer une continuité

« La vocation de la Canopée est de relier l’intérieur et l’extérieur des Halles. Le verre, qui s’est imposé comme comme « substance » pour diffuser la lumière naturelle et s’en protéger, confère son caractère à toute l’enveloppe.» Patrick Berger et Jacques Anziutti, architectes (partie emergée des Halles)

 

« Le réaménagement des Halles doit engendrer de nouveaux usages dans le quartier, susciter la curiosité et augmenter l’attractivité de Paris en Europe et dans le monde.»Dominique Hucher, directeur général de SemPariSeineLa Canopée des Halles Paris

A peine inaugurée, déjà critiquée

Déjà critiqué pour son « jaune lavasse », son manque de luminosité, le toit de la Canopée prend (aussi) l’eau…

La Canopée est loin de faire l’unanimité. Une autre critique émerge, portant sur l’étanchéité de ce toit au coeur des débats. Les passants sont les pieds dans l’eau ….

Il avait bien plu à Paris, et  » le toit en forme de feuille n’a pas tout à fait bien supporté. A certains endroits, les passants sont plutôt protégés de la pluie, à d’autres, notamment sur les côtés, de grosses flaques s’amoncellent, obligeant les Parisiens à garder leur parapluie à l’intérieur, et… faire attention où ils mettent les pieds. »La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

« Elle laisse passer la pluie »

 » Un sujet peut-être anecdotique, mais dûment relayé par l’opposition des Républicains, qui dénonce aussi une autre fuite : les gros dépassements du budget initial – près d’un milliard d’euros, dont 250 millions pour ce toit (au lieu de 120) ont été engloutis dans le chantier. L’association des riverains Accomplir avait elle aussi, avant l’inauguration, pointé ce « nichoir à pigeon qui laisse passer la pluie ». »

De plus la pluie laisse derrière elle des traces brunâtres et peu ragoûtantes sur la structure.

Il faut slalomer entre les flaques.  » C’est beau, c’est magnifique, c’est inquiétant quand même  » ajoute une passante au micro de la chaîne d’info en continu.La Canopée des Halles Paris

« Ah là, il y a un problème… », note une jeune femme en évitant l’eau qui coule en ce début de semaine après des averses. « Ben qu’est-ce que c’est que ça ? », s’interroge un autre passant en voyant les auréoles qui apparaissent sous la Canopée (dont le coût global est de 240 M€) alors qu’une pluie commence tout juste à s’abattre sur le ciel parisien.

« Il y a déjà des fuites ? Mais c’est tout neuf ! Ça vient d’être inauguré ! », s’esclaffe un couple de retraités. « Il doit y avoir un carreau de cassé ! » avance un des nombreux promeneurs venus voir le bâtiment.La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

Mais ce toit devait-il être étanche?

J’ai toujours lu que La Canopée laissait passée la pluie, à l’image de la canopée de la forêt d’ont elle est inspirée.

Ce  » toit aéré était-il prévu pour être étanche ? Pas forcément, rappelle Chris de Paris, un internaute, sous l’article du Parisien : « Il ne s’agit pas d’une fuite d’eau. Il n’a jamais été prévu que la canopée protège de la pluie ». Patrice, autre internaute, rappelle aussi que la Canopée étant un terme arboricole (la Canopée est un terme habituellement utilisé pour désigner la partie supérieure des forêts, en contact direct avec l’atmosphère libre et les rayons du soleil), il est « tout à fait normal qu’il pleuve à l’intérieur ! » « La Canopée des Halles Paris

Un toit doit-il protéger ?

 » Il est vrai que le projet initial vantait un véritable écosystème pour ce toit futuriste fait d’une « peau de verre » : les 18 000 écailles qui le composent étaient tout de même censées ne pas laisser passer l’eau, avec un système de récupération de pluie finissant en cascade, présenté lors de la présentation du projet. Mais, si le système protège des intempéries, il peut tout de même malgré tout manquer d’étanchéité en cas de pluie accompagnée de vents forts. »

 » Ce qu’a reconnu Dominique Hucher, directeur de la SemPariSeine, office public qui pilote le chantier des Halles, dans le Parisien : «  »On sent un peu l’eau, oui. Le passage de la Canopée est un espace extérieur qui est presque totalement protégé de la pluie, presque ». D’après lui, il serait possible de faire « des petits compléments de travaux pour fermer ces orifices. » Et, peut-être l’occasion de répondre à cette question quasi-philosophique, qui s’était déjà posée lors de l’installation des nouveaux abribus de la Ville de Paris, ouverts aux quatre vents : un toit est-il fait pour décorer ou protéger de la pluie ?  » La Canopée des Halles Paris

Polémique sur le coût

L’édifice, qui recouvre le forum des Halles a coûté 240 millions d’euros, soit le double de ce qui avait été budgété. Gilles Pourbaix, de l’association de riverains Accomplir, se plaint ainsi d’un toit qui « ne sert à rien » et qui laisse passer les intempéries et le vent.

 » On sent un peu l’eau, oui. Le passage de la Canopée est un espace extérieur qui est presque totalement protégé de la pluie. Presque », s’est défendu dans Le Parisien Dominique Hucher, directeur de l’office public qui pilote le chantier des Halles. « Au croisement des vantelles et des poutrelles, tous les sept ou huit mètres, il y a parfois une petite zone qui laisse passer un peu l’eau, poursuit-il. « des pièces vont être posées et sont prévues depuis le début. Elles seront installées prochainement ».

Ces fuites agacent les riverains qui dénoncent le coût du projet. Du côté de la mairie, on regrette une « polémique artificielle ». Le toit n’aurait jamais eu vocation à être étanche, selon la communication de la ville de Paris.La Canopée des Halles Paris

 

 » En fait, au départ, le toit devait être d’un seul tenant. Mais les pompiers et la Préfecture de Police ont tiré la sonnette d’alarme en disant qu’en cas d’incendie, le toit devait pouvoir être ouvert pour évacuer les fumées », rapporte Elisabeth Bourguinat, de l’association de riverains Accomplir qui a suivi une à une les étapes du chantier. « Pendant l’instruction du permis de construire, lorsque le « nouveau toit » a été présenté, on nous avait expliqué que le public sentirait éventuellement quelques gouttes les jours où le vent viendrait de l’Est — ce qui est très rare à Paris — et en cas de grand vent », s’amuse la riveraine. « A l’époque, nous avions ironisé sur le fait que la Ville construisait un toit qui laisserait passer la pluie… personne n’a voulu nous croire mais, nous avions raison ! Et c’est même pire que ce que l’on redoutait », soupire l’ex tête de liste EELV dans le Ier arrondissement lors des dernières municipales. « L’architecture d’origine n’a pas été modifiée », s’agace l’architecte. « Les pièces, qui vont être ajoutées, sont prévues depuis le début. Elles seront installées prochainement », dit-il pour clore les débats. Dont acte. »La Canopée des Halles Paris

Une « polémique artificielle » aux yeux de la Ville

 » Il s’agit d’une polémique artificielle. L’architecte a toujours expliqué dans sa présentation du projet — et ce depuis des années — que la Canopée serait un espace extérieur, s’apparentant à une place urbaine abritée, qui préserverait en partie des intempéries, mais qui en aucun cas n’aurait vocation à être étanche, explique le service communication de la Ville. L’essentiel de l’eau de pluie est capté par un système de gouttières, tandis qu’une partie chute naturellement entre les panneaux de verre. Parler de fuite est erroné. Ce point est connu depuis le départ. La Ville et les différents acteurs du projet tireront un premier bilan des usages de ce lieu dans le courant de l’été et verront à ce moment-là si des évolutions doivent être envisagées dans ce domaine. »La Canopée des Halles Paris

Nouveau forum des Halles : « Le projet a été très mal conduit de bout en bout »

L’associations de riverains Accomplir a dénoncé la privatisation des lieux par le promoteur Unibail, et les riverains « ont de sérieux doutes sur le fonctionnement futur de cette Canopée et de ses équipements. »

 » Le projet a été très mal conduit de bout en bout », constate Gilles Pourbeix, membre de l’association. « Il n’y a pas eu de consultation fine du quartier, pas de pilote dans l’avion. » Au total, Accomplir déplore en vrac absence de lumière du projet initial, insuffisance des équipements métropolitaine, vente au promoteur Unibail, massacre des jardins… Rien ne va.La Canopée des Halles Paris

« Il reste deux ans de travaux »

Même si l’inauguration marque le début de la fin des travaux qui ont empoisonné le quartier, le chantier est loin d’être terminé : « Les jardins ne sont pas finis, les rues avoisinantes du quartier piétons doivent être refaites, la gare RER et sa mise en sécurité ne sont pas finies… C’est paradoxal qu’on inaugure un bâtiment alors qu’il reste deux ans de travaux », note Gilles Pourbeix.

Sur ce qui a été fait, c’est la désillusion. Le rendu, d’abord. « Où sont passées les esquisses qui ont séduit le jury en 2007 ? », questionne Gilles Pourbeix. « On y voyait un bâtiment tout en légèreté et en lumière. » Ce qui était vendu, en effet, par le cabinet de Patrick Berger et Jacques Anziutti, c’était 18 000 écailles de verres, un immense toit en verre grand comme la place des Vosges, surplombant un vaste espace de circulation. Cette Canopée, ce toit aérien, était censé évoquer une feuille. Les photos du cabinet évoquent d’ailleurs bien cet objet léger, futuriste.

« Il n’y a pas eu de consultation fine du quartier, pas de pilote dans l’avion. » Au total, Accomplir déplore en vrac absence de lumière du projet initial, insuffisance des équipements métropolitaine, vente au promoteur Unibail, massacre des jardins…La Canopée des Halles Paris

Rien ne va !

C’est lourd, quasi opaque « , tonne Gilles Pourbeix. Lui qui habite à 50 mètres est formel : « Toutes les vues données aux médias sont aériennes. Moi, je vis au niveau du sol, je ne vois pas du tout les choses de la même façon. Vous êtes déjà passé sous la Canopée ? Il n’y a pas de lumière. » Et c’est sans parler du rendu de cette couleur « sable » de la charpente : « Le toit est d’un horrible jaune. Il donne une mine horrible à tous ceux qui passent dessous. » Pas de lumière extérieure peut-être, mais l’éclairage artificiel n’est pas oublié. « D’après nos ses observations, il sera allumé sous la structure toute la journée ». Quant à l’esthétique globale, elle « écrase le quartier » : « On a perdu toutes les perspectives, On ne voit plus l’église Saint-Eustache », déplore Gilles Pourbeix. « C’est un nichoir à pigeons géant qui laisse passer la pluie. Sans parler de l’entretien qui promet d’être compliqué. »

Le  » contenu ne trouve pas davantage grâce aux yeux d’Accomplir. La Ville, qui a englouti plus d’un milliards d’euros dans le chantier, s’est vanté d’y avoir installé « 6000 m2 d’équipements publics destinées à la culture », soit la « plus grande concentration d’équipements culturels de Paris ». Soit un conservatoire, une médiathèque, un centre hip-hop, et une Maison des pratiques artistiques. Mais même là, ça pêche : il y a quelques semaines, les parents d’élèves du conservatoire, qui regroupe les quatre premiers arrondissements de Paris, ont envoyé une lettre à Anne Hidalgo, s’inquiétant que « les élèves des classe de musique et de danse ne disposent pas de lieux adaptés à leur travail quotidien ». Les salles sont en effet « étriquées » pour les danseurs, et « les locaux destinés à l’orchestre symphonique ne permettant pas à ses musiciens de rentrer tous ensemble ». Quant à l’auditorium prévu dans le projet initial, il a disparu… « Il a été remplacé par une boutique Nike », croit savoir Gilles Pourbeix. »

Une réalité : le Forum des Halles reste surtout un immense centre commercialLa Canopée des Halles Paris

L’endroit a d’ailleurs été totalement racheté en 2010 par Unibail, qui, pour cela, a versé 238 millions d’euros à la Ville. « Anne Hidalgo a toujours dit que la Ville n’avait pas vocation à gérer un centre commercial, et Paris s’est totalement désengagé », estime Gilles Pourbeix. « Cela se discute : cet endroit est le centre de Paris, le point d’accès à l’une de ses gares principales. Pour accéder à des espaces publics, RER ou RATP, on va passer par des allées privées. Ils peuvent y faire ce qu’ils veulent. » Comme décider ces escalators en Z qu’a installé Unibail, qui permettent, à l’inverse de ceux en W, de faire passer les usagers devant toutes les boutiques pour passer d’un étage à l’autre. Des petits détails ? Pas si sûr…

Sources : le parisien Marie-Anne Gairaud, 12 Avril 2016, 20h20 

http://www.vinci-construction.fr/   http://www.metronews.fr/ 

Les Confidents Le Printemps des Poètes

Les Confidents Le Printemps des Poètes

Jardin du Palais Royal Paris 1er

 

Dix causeuses sont  installées dans le jardin du Palais-Royal et font écho aux soixante chaises traditionnelles installées dans les jardins parisiens au siècle dernier. Cette opération se déroule dans le cadre du Printemps des Poètes, dont c’est la 18e édition cette année.

Les Confidents Palais Royal

Les Confidents Palais Royal

Les Confidents Palais Royal

L’idée est de brancher ses écouteurs sur la chaise et d’écouter Baudelaire ou Apollinaire, et de partager ce moment poétique avec un, ou, une inconnue qui viendrait s’asseoir près de vous !

Les Confidents Palais Royal

Le confident, appelé aussi conversation, vis-à-vis ou tête-à-tête, est un double fauteuil en forme de S permettant à deux personnes de discuter sans avoir à tourner la tête. Ce meuble est une invention du Second Empire.

Les Confidents Palais Royal

Les Confidents Palais Royal

Cette oeuvre est pérenne, sauf erreur de ma part.

Les confidents, les chaises-poèmes de Michel Goulet

A partir du 4 mars prochain, dans le cadre du Printemps des Poètes, le Centre des monuments nationaux présente dans le jardin du Palais-Royal dix causeuses poétiques – « Les confidents » – créées, spécifiquement pour le lieu, par le sculpteur québécois Michel Goulet avec la complicité de François Massut.

L’artiste Michel Goulet a choisi, avec la complicité du Prince Jardinier, de faire revivre ces chaises dans leur nouvelle configuration en les nommant « Les confidents».

Dans le jardin du Palais-Royal (Ier), Charles Baudelaire dialogue avec Ingeborg Bergmann, Paul Verlaine avec Mahmoud Darwich. « Pas la couleur, rien que la nuance ! » s’exclame l’ami de Rimbaud.

Les Confidents Palais Royal

« Pas la couleur, rien que la nuance ! » s’exclame l’ami de Rimbaud. « Ma patrie est une valise, ma valise, ma patrie », lui répond le poète palestinien.

Les Confidents Palais Royal

« La mer est ton miroir; tu contemples ton âme » déclame Baudelaire. « On peut exiger de l’homme qu’il affronte la vérité », lui répond la poétesse autrichienne.

Ces échanges de vers à un siècle de distance, sont le cadeau que vient d’offrir aux Parisiens le sculpteur québécois Michel Goulet.

Les Confidents Palais Royal

Il offre dix chaises-poèmes aux Parisiens !

Tombé sous le charme de la capitale il y a 50 ans, cet artiste de 72 printemps se souvient avoir été « frappé à l’époque par le fait qu’ici, on peut déplacer les chaises dans les jardins ».

Un demi-siècle plus tard, Michel Goulet revient avec dix chaises-poèmes, des « confidents » comme il désigne les sièges assemblés deux à deux par ses soins et qu’il offre au jardin du Palais-Royal, grâce à la générosité de son galeriste, la fondation Sylvie et Simon Blais et du gouvernement québécois. Sous le soleil, ces chaises de 1921 récupérées et retapées ont fière allure. D’autant que chaque dossier a été percé au laser pour y inscrire un vers d’un poète français ou étranger (Baudelaire, Eluard, Cocteau, Pasolini…), assorti du nom de son auteur.

Les Confidents Palais Royal

Les Confidents Palais Royal

Installées depuis le 2 mars, ces causeuses sont soudées par une tablette sur laquelle l’artiste a sculpté un petit objet en bronze, en l’occurrence un harmonica pour Verlaine et Darwich. A l’intérieur, un MP3 fonctionnant avec des capteurs solaires, permet au promeneur qui branche ses écouteurs sur le boîtier, d’écouter un poème déclamé par son auteur ou un acteur de la Comédie Française. Au total, vingt textes d’écrivains contemporains francophones ou étrangers sont enregistrés.

Les Confidents Palais Royal

Lieux de rencontre, de partage et d’échange, ces chaises sont en tous points semblables à celles qu’elles côtoient, hormis le fait que chacune porte, percés dans les bandes horizontales du dossier, un fragment poétique et le nom d’un poète illustre.

Un objet du quotidien pour chaque confident

Un objet du quotidien est posé sur la tablette entre les deux chaises pour identifier et distinguer « Les confidents » et personnaliser le passage d’un rêveur assis là le temps d’un poème.

Les Confidents Palais Royal

Les Confidents Palais Royal

A vos écouteurs !

En branchant ses écouteurs sur le boîtier central, on peut écouter des vers de poètes contemporains dits en toute intimité à chaque personne qui prend place sur une chaise-poème. Régulièrement, d’autres poèmes et d’autres poètes de tous horizons, viendront ajouter leurs voix pour créer une symphonie de paroles sensibles et originales au cœur du jardin du Palais-Royal.

L’Administratrice du jardin Sylvie Vial se réjouit de cette initiative qui permet de « reconnaître la tradition littéraire du Palais-Royal où vécurent Colette ou Cocteau ».

Les Confidents Palais Royal

Les Confidents Palais Royal

Quant à Michel Goulet, il jubile : « je suis très fier de voir mes confidents entrer au jardin du Palais-Royal. C’est le projet le plus prestigieux que j’aie jamais réalisé ». L’artiste remercie aussi le Français François Massut, « un homme d’affaires amoureux de la poésie qui m’a ouvert toutes les portes à Paris ! »

Michel Goulet

Michel Goulet Les Confidents

Artiste sculpteur, Michel Goulet vit et travaille à Montréal au Québec. En parlant de sa démarche artistique, il a écrit: « J’ai toujours puisé parmi les objets déjà existants plutôt que de les inventer, choisi les motifs anecdotiques plutôt que les constructions savantes, accumulé les images iconiques plutôt qu’inventer de l’absolu: faire en sorte que l’art et la vie soient au plus près, qu’on ne sache plus vraiment si c’est de l’art ou du commun de la vie. Je travaille avant tout avec la rencontre, avec l’échange, avec la mise en commun et avec la reconnaissance de qui nous sommes face à l’autre. J’ai besoin de cette affinité avec l’objet que l’on partage, avec cet objet qui n’est pas de l’art pour en faire un matériau de ma sculpture. J’ai besoin aussi de cet objet petit, sans réelle valeur, fragile pour donner de la force à tout ce qui l’entoure. J’ai besoin enfin de cet objet qui n’est pas une simple représentation, mais une chose en soi. »

 

Les Confidents Palais Royal

Les Confidents Palais Royal

François Massut

François Massut est né et a grandi dans les Ardennes, plus précisément à côté de Charleville-Mézières, ville natale d’Arthur Rimbaud. Il vit à Paris. Avec le collectif Poésie is not dead qu’il a fondé, il tente de vaporiser, de percoler et de polliniser le poème dans l’espace public via différents médiums (installations, performances, road-trips de poésie action avec la Rimbaudmobile, etc.). Son objectif est que la poésie rencontre un auditoire non averti, non préparé, « dans une situation de risque et de fraîcheur, funambule et présente, malgré tout ! « .

Les Confidents Palais Royal

L’œuvre a été réalisée grâce aux soutiens en France du ministère de la Culture et de la Communication-Délégation générale à la langue française et aux langues de France, du Centre des monuments nationaux, des associations Le Printemps des Poètes et Poètes dans la Ville, de la société Le Prince Jardinier et au Québec du ministère de la Culture et des Communications, du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Délégation générale du Québec à Paris, de la Fondation Simon et Sylvie Blais.

Sources :

http://www.printempsdespoetes.com/
http://www.leparisien.fr/ Le Parisien Philippe Baverel
Photo de Michel Goulet : crédit photo LP/Ph.B.

Jardin du Palais-Royal Magnolias en fleurs

Jardin du Palais Royal
2 place Colette 75001 PARIS

C’est un des plus beaux jardins de Paris, et le plus romantique. Niché au coeur du Palais Royal, c’est un havre de paix. En cette journée ensoleillée, les magnolias en fleurs exhalaient un doux parfum, et embaumaient l’air. Colette, qui a vécu au Palais Royal, pouvait admirer depuis la fenêtre de ses appartements ces magnolias et ce magnifique jardin, que les jardiniers entretiennent si bien.  Le Jardin du Palais-Royal Paris

 Au fond, la galerie de Beaujolais, ci-dessous les galeries de Montpensier, puis de Valois

Le Jardin du Palais-Royal Paris

Le Jardin du Palais-Royal Paris

Le Jardin du Palais-Royal Paris

A la découverte du Palais Royal

Ce jardin paisible et nostalgique du Palais Royal, enserré dans un superbe ensemble architectural, s’est résolument tourné vers l’avenir avec ses sculptures contemporaines de Buren et de Bury.Le Jardin du Palais-Royal Paris

 * ci-dessus les bâtiments du Conseil d’Etat,et la sculpture Le Pâtre et la Chèvre, par Paul Lemoyne -1830

Le Jardin du Palais-Royal Paris

Se promener
Quatre doubles rangées de tilleuls taillés en marquise plantés dans les années 1970 et des marronniers rouges plantés en 1910 (au Nord du jardin) ombragent les nobles allées du jardin du Palais-Royal, aux côtés de 466 autres arbres. Un bassin central déploie ses jets d’eau en forme d’éventail vers deux vastes pelouses bordées de massifs fleuris redessinés par le paysagiste Mark Rudkin. Le Jardin du Palais-Royal Paris
Le Jardin du Palais-Royal Paris

 

D’élégantes statues en marbre (le Charmeur de Serpent, par Adolphe Thabard -1875-, et Le Pâtre et la Chèvre, par Paul Lemoyne -1830-) semblent s’élancer vers les pilastres cannelés et les chapiteaux corinthiens dont l’architecte Victor Louis (1731-1811) a habillé les magnifiques édifices qui entourent le jardin du Palais Royal. Pierre Fontaine (1762-1853) réalisa les ailes de Montpensier et de Valois. Vous retrouverez l’ensemble des galeries autrefois si pleines de vie, communiquant avec le jardin par 180 arcades, dont vous apprécierez la fraîcheur en été.Le Jardin du Palais-Royal Paris

Le Jardin du Palais-Royal Paris 

Aujourd’hui, seuls quelques martinets noirs (Apus apus) viennent troubler la quiétude du jardin du Palais Royal. Dès le mois d’avril, ils arrivent de leur lointaine Afrique, s’installent sur les bâtiments alentours et chassent les insectes qu’ils sont parfois capables d’aller chercher à des dizaines de kilomètres en cas de pénurie !Le Jardin du Palais-Royal Paris

Le Jardin du Palais-Royal Paris
A l’entrée, vers la place du Palais-Royal, vous découvrirez les colonnes tant contestées de Daniel Buren (1986) aux rayures blanches et grises caractéristiques, surplombant  un réseau souterrain de cours d’eau où les Touristes et les Parisiens en mal d’amour jettent souvent des pièces avant de formuler un voeu.Le Jardin du Palais-Royal Paris

Le Charmeur de Serpent, par Adolphe Thabard -1875

Le Jardin du Palais-Royal Paris

Le Jardin du Palais-Royal Paris

A quelques pas de là, l’eau s’écoule inlassablement le long des parois des boules en acier poli de Paul Bury, qui scintillent au soleil.

Le Jardin du Palais-Royal Paris

Le Jardin du Palais-Royal Paris

Le tout petit canon-chronomètre, qui avait été volé en 1998, a retrouvé sa place. Il trône au centre du jardin du Palais Royal depuis 1786 . Installé sur la ligne du méridien de Paris, il tonnait à midi précis les jours de soleil, de mai à octobre, jusqu’en 1914 et fit dire à une personne :
 » En ce jardin, tout se rencontre,
Hormis de l’ombrage et des fleurs ;
Si l’on y dérègle ses moeurs,
Au moins, on y règle sa montre.  » !

Jardin du Palais-Royal Paris

Jardin du Palais-Royal Paris

Sources : www.paris.fr

Automne au Jardin des Tuileries (1)

Jardin des Tuileries

Paris 1er

Certains s’étonneront peut-être du peu de monde. Pourtant j’ai pris ces photos à une heure de grande affluence, pendant la FIAC.  En fait,  les gens prennent principalement l’allée centrale, qui relie Le Louvre à la place de la Concorde, c’est plus agréable de passer par le jardin. Les allées secondaires sont beaucoup moins fréquentées, du coup il est très facile de trouver un petit coin calme, isolé, et tranquille loin de la foule !

Les Tuileries font partie du domaine du Louvre depuis février 2005, permettant ainsi à cet ensemble palatial de retrouver son prolongement avec le jardin du palais évanoui.Jardin des Tuileries Paris

 

Avez-vous remarqué, au centre de la photo, la feuille jaune qui tombe des arbres?

Jardin des Tuileries Paris

Le site est classé monument historique et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Il propose un secteur boisé très agréable. Loin de la foule qui se presse principalement dans l’allée centrale, axe majeur qui relie le Louvre à la Concorde, il est agréablle de flâner au calme sous ses arbres. Nous avons à certains endroits d’être dans un sous-bois.Jardin des Tuileries Paris

Conçu par Le Nôtre, c’est un jardin à la française, avec ses allées rectilignes, où le ciel est partout présent, au travers des branches des arbres et dans les reflets des nombreux bassins ou de la Seine toute proche. Les Tuileries s’étalent sur une superficie de 22 hectares et sont encore aujourd’hui l’un des plus grands et des plus anciens jardins de Paris. Ce havre de détente renferme une diversité paysagère et une richesse biologique insoupçonnées.Jardin des Tuileries Paris

Les belles allées rectilignes des TuileriesJardin des Tuileries Paris

Jardin des Tuileries Paris

Ce véritable poumon vert, situé au cœur de la capitale et de sa pression urbaine, est fréquenté par environ 14 millions de visiteurs par an, il accueille un public diversifié et toujours plus nombreux. On déplore que, malgré ses 3000 arbres et 125.000 plantes, l’endroit soit devenu davantage un lieu de passage que de flânerie.Jardin des Tuileries Paris

 » Tristement «décharné» pour certains, horriblement «poussiéreux» pour d’autres, le jardin, autrement dit, s’était peu à peu minéralisé depuis sa création au XVIe siècle. Pour preuve, à l’époque, 71 % de sa surface était plantée, contre seulement 42 % aujourd’hui. » 

Jardin des Tuileries Paris

Jardin des Tuileries Paris

Lui redonner sa légitimité «historique»

Partant de ce constat, le projet en cours «consiste désormais à inverser la tendance et reconquérir du végétal sur le minéral», résume Philippe Carreau, le chef du service bâtiment et jardins au Musée du Louvre. Sans qu’aucun objectif quantifié n’ait toutefois été précisé. «L’idée est surtout de recréer un jardin plus gai et plus agréable pour les marcheurs. Aujourd’hui, ils ne s’arrêtent pas assez et font surtout un usage très intensif de l’allée principale, transformée en promenade urbaine. Nous devons inciter les gens à découvrir le reste du parc», confie Philippe Carreau.Jardin des Tuileries Paris

Jardin des Tuileries Paris

Concrètement, le schéma directeur de restauration du jardin, élaboré par l’architecte en chef des monuments historique, Dominique Larpin, propose de replanter plusieurs secteurs du site, par étapes. Entre dix et vingt missions successives seront lancées. Avec toujours, en toile de fond, la volonté de redonner aux Tuileries sa légitimité «historique», via le retour à une architecture végétale plus proche de celle conçue par Le Nôtre.

Mais sans pour autant gommer les ajouts successifs. Un appel à mécénat doit permettre de financer ce projet, à raison d’un million et demi par an pendant dix ans.Jardin des Tuileries Paris

Autour de l’allée centrale, les 16 bosquets du Grand Couvert, le secteur boisé du jardin, doivent être régénérés en priorité, notamment en raison de la fragilité des marronniers, nombreux à dépérir. Une campagne d’abattage puis de replantation d’essences variées, pour panacher la canopée et éviter les maladies, a déjà été menée dans le bosquet nord-est.Jardin des Tuileries Paris

Jardin des Tuileries Paris

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Reprenant la trame de Le Nôtre, une salle de verdure implantée au cœur du bosquet devrait offrir aux flâneurs un espace de tranquillité où pénètre le soleil.

En œuvrant pour la préservationde cet ensemble historique unique,le Louvre souhaite redonneraux Tuileries toute la splendeurd’un jardin royal à la françaiseet en faire un véritable lieu de vie,de partage et de convivialitéouvert à tous les publics.

source : le figaro du 18 février 2013 et

http://www.louvre.fr/

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