Paris autrement

Paris autrement

Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

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Bien faire et laisser braire

Archives pour janvier, 2010

Chutes d’eau Antalya

A Antalya le soleil brille 300 jours par an, et l’hiver n’y existe pas. Les quatre saisons ne sont que sur la calendrier : en 1985 il a neigé pour la première fois depuis 60 ans.
L’évènement a d’ailleurs fait la une des journaux.
En ce mois de mars 2009, la température était de 28,5 degrés à 14heures, laissant augurer des étés brûlants et secs. Les autres saisons sont chaudes, avec 18 ° en moyenne, et parfois pluvieuses. 
 

Les eaux de la Düden descendent des monts du Taurus. La rivière, en partie souterraine, traverse la ville et ressort à l’air libre sur la côte. Grossie par la fonte des neiges, elle se jette dans la Méditerranée  en une cascade d’une hauteur de 40 mètres.

Grue Titan argent Nantes

La grue Titan argent, au bout de l’île de Nantes, quai Wilson.

 La grue Titan grise a bien failli disparaître. 

Vendredi 26 novembre 2004.

 

Mi octobre 2004, le  démontage de la grue Titan grise, à la retraite depuis  deux ans, est annoncé pour la fin du mois.
Les associations du patrimoine industriel et portuaire nantais se sont réunies pour organiser le sauvetage de la grue. Le collectif a deux semaines pour proposer un candidat à sa réhabilitation. Après, la procédure de démontage reprendra son cours, assure la direction du port, propriétaire de la grue.

La mairie,  qui avait racheté sa grande soeur, de couleur jaune ne souhaite pas la racheter.
Une seule issue : les 18 associations nantaises misent tout sur le classement du bâtiment. Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, plaide aussi pour cette solution. Il a sollicité le préfet pour engager la procédure de classement. Mais le port acceptera-t-il d’attendre la réponse de la demande de classement avant de relancer l’ordre de démolition ?  

Grue Titan argent île de Nantes

Si la grue obtient un classement, l’Etat financera sa réhabilitation à hauteur de 40 %.
Conserver la grue coûtera cher. L’entretien de la Titan jaune mobilise déjà entre 20 000 et 30 000 € par an.
Selon Jean-Louis Jossic, conseiller municipal délégué au patrimoine, la grise demande 600 000 à 700 000 € de frais de remise en état. « Ce n’est pas un problème d’argent ! »

Ce n’est pas l’argent qui manque : le collectif pointe du doigt les quelque huit millions d’euros qui seront déboursés pour l’éléphant géant de la Prairie aux ducs.

D’autres dénoncent une volonté d’effacer les dernières traces de « Nantes la besogneuse » au profit d’une ville culturelle et attractive. Pour les amoureux du patrimoine nantais, cette grue est la carte de visite de la ville.

Les ouvriers du port, principaux concernés, craignent pour le port. « La grue 01, on lac porte dans notre coeur, mais on pense d’abord à l’avenir du quai Wilson. Il va mourir, et il y aura une menace de transfert de l’activité à Cheviré », assure un grutier.
Et ils connaissent bien la « 01 », comme ils la surnomment : « De toute façon, cette grue ne peut plus bouger. Le quai est fragilisé. La grue qui viendra la démonter ne tiendra pas ! » sourit un autre ouvrier.

Sources : http://www.nantes.maville.com/

date des photos : 22 juin 2010.

Grue Titan jaune Nantes

L’Ile de Nantes.

Désservie par le traway ligne 1, depuis la gare,  arrêt Chantiers Navals

 

La grue Titan jaune.

Deux grandes silhouettes s’élancent dans le ciel, au dessus de l’Île de Nantes, et ces deux édifices sont reconnaissables entre tous. 

La grue Titan jaune, et sa petite sœur (chronologiquement) sont situées  au bout de la Prairie au Duc depuis cinquante ans.

Leur présence rappelle l’existence des chantiers navals. Ces derniers n’existent plus aujourd’hui, mais les deux grues sont les témoins de leur importance dans le patrimoine nantais. En effet, elles s’élèvent à l’emplacement des anciens chantiers.  

Grue Titan jaune Nantes

La grue jaune a été construite en 1954 pour le compte des anciens chantiers navals Dubigeon. Jusqu’en 1987 encore (les chantiers fermeront cetta année-là), elle porte des éléments préfabriqués pour la construction de bateaux.

La mairie la rachète deux ans plus tard, souhaitant conserver un élément important du patrimoine industriel de la ville.

La grue Titan jaune pèse 400 tonnes, elle mesure 43 mètres  de haut, et a une puissance de levage de 80 tonnes.

Elle a été rénovée durant douze semaines en 2006 : sécurisation, allègement des contrepoids. De plus, elle se refait une beauté : cinq peintres de l’entreprise Sorespi Bretagne ont appliqué pas moins de 1,8 tonne de peinture pour lui redonner son éclat. Aujourd’hui, elle illumine la Prairie aux ducs. Grue Titan jaune Nantes

Elle compte parmi les éléments-phares du réaménagement de l’île de Nantes, et constitue le point de destination du circuit de promenade de l’éléphant des machines de l’île.

« Titan » est le nom d’un modèle de grues produites par la société Joseph Paris, basée à Nantes. Le nom évoque la puissance de levage de tels engins.
Les grues Titan sont caractérisées avant tout par leur pied particulièrement imposant en forme de pince.
En France, 80% de ce type de grues ont été réalisées par la société nantaise Joseph Paris qui utilisait de l’acier ordinaire issu des usines Usinor locales.

 http://www.evous.fr/ wikipedia et l’internaure

date des photos : 22 juin 2010.

 

 

Les masques de Tehotihuacan

Très peu d’exemplaires de ces masques ont été retrouvés, et les avis divergent quant à leur siginification.
 
Toute utilisation lors de processions ou de danses étaient impossibles à cause de leur poids et de leur taille.
De plus, la plupart des masques ont des perforations sur le côté ou dans le dos, laissant supposer qu’ils étaient fixés à un support tel qu’un fardeau funéraire.
Ces masques  étaient peut être parés de boucles d’oreilles ou d’ornements pour un quelconque rituel. On pense qu’ils jouaient un rôle dans les rites d’inhumation, à titre d’offrandre ou comme substitut du visage. Devine t-on derrière ces visages désespérement muets des représentaions d’ancêtres, de hauts dignitaires de la Cité, des entités divines? Impossible de le savoir.

Toutefois leur caractère somptueux leur confère un caractère exceptionnel : les Aztèques ont raflé les plus précieux, pour les consacrer comme offrandes au coeur même de leur capitale Tenochtitlan*
 
A quelques pas de la cathédrale de Mexico, les entrailles béantes du temple Mayor ont ainsi dévoilé pluisieurs exemplaires de ces masques aux « prunelles hypnotiques ». Jusqu’à ce jour, seuls 4
masques ont été exhumés, les 2 présentés à l’exposition présentent le même visage épuré et idéalisé, dans lequel on reconnait le style Teotihuacan, avec toutefois une liberté d’expression dans la réalisation. 
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Masque avec ornements d’oreilles et incrustations Templo Mayor Teotihuacan 500 après JC
Diorite, pierre verte et coquille   Museo del Templo Mayor

Ce masque en pierre verte, de style Teotihuacan, est la plus belle pièce récupérée dans les fouilles du Templo Mayor.
Elle conserve encore les incrustations des yeux, des dents, et des élégantes  oreillettes circulaires.
Le fait d’avoir été le chercher à la Cité des dieux pour ensuite le déposer dans un contexte rituel au pied de l’édifice aztèque le plus important est une preuve de ce que représentait
Teotihuacan aux yeux des Aztèques.

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le Seigneur de l’au delà en reflet dans la vitrine.

*Le plateau où se situe Teothihuacan était au coeur de civilisations brillantes, Incas, Mayas, Aztèques, qui ont imposé progressivement leur domination sur les Cités de la vallée de Mexico, qui s’appelle alors Teotihuacan.

L’église rouillée de Crusnes

L’église Sainte Barbe de  Crusnes, ou l’église rouillée.

Département de Meurthe et Moselle.

Crusnes est situé dans une importante zone d’extraction du fer et possède un monument très original et unique, son église de fer, rongée par la rouille.

 Avant sa restauration, elle était connue sous le nom d’église rouillée, et c’était la curiosité de la région.

Envahie par la rouille, ayant subi l’affaissement du sol comme le village une nuit de 1977,* l’église, unique au monde, menaçait de tomber en ruines et disparaître à jamais. Une campagne de restauration lui a rendu tout son éclat.

*Les mines sont abandonnées, le sol finit par s’affaisser, 72cm cette fois-ci

Eglise rouillée de Crusnes Meurthe et Moselle

Les 2 photos dergie, l’église rouillée ont été prises avec mon vieil argentique Canon en 2003.

 

Au pays de la sidérurgie, la volonté fut de réaliser ce bâtiment avec l’acier  réputé lorrain.

 

C’est une commande de la famille De Wendel propriétaire de la Société des Mines de fer de Crusnes, pour ses ouvriers en majorité polonais et italiens. Entièrement en
métal (portiques en acier et murs extérieurs en tôle peinte),et sans un seul boulon, elle fut construite en dix mois seulement entre 1938 et 1939. Si la construction est pour les De Wendel
l’occasion d’offrir une église à leurs ouvriers, c’est aussi celle de mettre en place un prototype d’église préfabriquée pouvant être montée par une main-d’oeuvre non qualifiée, exportable
partout dans le monde et destinée avant tout aux colonies. La seconde guerre mondiale stoppera ce projet de fabrication industrielle.

 

photos de ce montage : sources wikipédia, et
http://patrimoine-xx.culture.gouv.fr/pages/res_ste_barbe.html
http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/archixx/imgs/p45-01.htm

 

L’église est dédiée à Sainte Barbe,patronne des mineurs. La Sainte protège les mineurs de fer et de charbon, les pompiers et les artilleurs. Conçue par l’architecte Claude Robbe, cette église a été terminée par son successeur Alphonse Fenaux. Les Constructions Métalliques Fillod ont fourni les éléments métalliques. L’église de Crusnes fut façonnée et assemblée par les ouvriers auxquels elle était destinée. Dès les années soixante-dix, la corrosion altère de façon préoccupante l’église.

Eglise rouillée de Crusnes Meurthe et Moselle

Une campagne de restauration a été engagée en 1997 par les services de l’État avec le concours d’un mécénat privé pour remédier aux attaques dues à la rouille. Les éléments de la façade ont été déposés, transportés en atelier, restaurés et ont reçu un traitement anticorrosion avant d’être remontés sur le chantier. Les parties les plus altérées ont été remplacées par un acier de composition analogue et soudées manuellement. Elle a été repeinte entièrement en gris. Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis le 14 juin 1990. 

Eglise Sainte Barbe de Crusnes Meurthe et Moselle

Septembre 2008, l’église restaurée. (photo wikipédia).

Crusnes et le cinéma : les rivières pourpres 2.

Le tournage de la célèbre course poursuite à pied du film « les Rivières Pourpres 2, avec Jean Reno,  s’est déroulé autour de l’église de Crusnes. La plupart des scènes du film ont été tournées en Lorraine, et principalement vers chez moi.

 

Crusnes fut un village-frontière avec l’Allemagne entre 1871 et 1914. Elle est à une dizaine de kilomètres du Luxembourg, et à environ  15 km de Longwy, d’où je suis originaire. 

sources :http://www.patrimoineindustriel-apic.com/parcours/mines%20lorraine/eglise%20crusnes.htm  et wikipédia 

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