Paris autrement

Paris autrement

Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

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Bien faire et laisser braire

Archives pour février, 2010

Notre Dame de Paris

Les toits de Notre Dame  Les apôtres

De nombreuses sculptures ornent Notre Dame de Paris. Leur richesse et leur beauté n’en finit pas de nous émerveiller. Sur les toits, ce sont ces statues vertes,  et  les chimères dessinées par Viollet le Duc semblent narguer le visiteur essouflé d’avoir gravi les 387 escaliers menant jusqu’à elles.
les apôtres sur les toits de notre dame
 
Les ouvriers avaient l’habitude   laisser une trace de leur travail : ils « signaient » leurs œuvres en inscrivant une marque discrète sur une pierre ou une sculpture. Mais il est plus rare de trouver une statue représentant l’architecte lui-même.
Pourtant Viollet-le-Duc s’est représenté tenant dans sa main la règle, symbole de sa profession,  et contemplant une dernière fois son oeuvre de restauration. L’apôtre est en fait Saint Thomas, le patron des architectes…
L’aigle qui précède les apôtres, symbolise l’évangéliste Jean.

Les toits de Notre Dame  Les apôtres
apôtres sur les toits de notre dame
Une périlleuse  descente.
Un boeuf précède ce groupe d’apôtres. L‘animal symbolise l’évangéliste Luc. 

L’horloge de la gare de Lyon Paris

Pour l’écrivain Jean Giono l’horloge de la gare symbolisait le départ du train le ramenant  dans sa Provence, à Manosque. Il la considérait comme le plus grand monument de Paris. 

En effet, située à l’est de la capitale, et presque en bordure de Seine, c’est un repère majestueux pour les voyageurs en partance vers le sud de la France ou  Italie. 
gare de Lyon
La tempête de décembre 1999 a décidément fait des ravages dans la région : elle a endommagé le mécanisme de l’horloge qui est restée en panne pendant 5 ans.

Elle a été enfin remise en marche le mardi 15 février, à 12 h 30. 

La tour, véritable beffroi, ou campanile, a une hauteur de 67 mètres. Y accède par un escalier de 400 marches. Elle fut construite en même temps que la gare de Lyon, à l’occasion, là encore, de l’exposition universelle de 1900.
 reflets de l'horloge de la gare de lyon dans les vitres de l'immeuble voisin
*reflets dans l’immeuble de verre voisin.

« Les quatre cadrans de l’horloge, conçus par Paul Garnier, fonctionnent depuis 1902 », précise Jacques Burel, directeur commercial de la société Bodet, qui a assuré la restauration du
mécanisme.

Une grande aiguille de 38 kg gros plan sur le cadran de l'horloge
C’est la plus grande horloge de Paris, elle cumule tous les records avec des dimensions exceptionnelles : chaque cadran mesure 6,5 m de diamètre. La grande aiguille en aluminium pèse 38 kg et mesure 3,2 m, la petite aiguille 26 kg
et 2,8 m. Enfin, les chiffres romains, peints à la main, mesurent 1 m de haut et les vitraux des cadrans couvrent, au total, une superficie de 140 m².Toutefois, la restauration ne fut pas
totalement à l’identique : une petite concession a été faite à la modernité. Des minuteries électroniques ont remplacé la partie électrique des mouvements. C’est la fréquence des ondes radio, en l’occurrence celles de France-Inter, qui contrôle et synchronise la position des aiguilles. Le passage en heure d’hiver ou d’été est automatique.

* source Le Monde 17/02/05 

 

Gare de Lyon Paris

horloge de la gare de lyon entre les immeubles
Ici l’horloge de la gare de Lyon, vue depuis le pont d’Austerlitz, entre deux immeubles. Derrière nous, le jardin des Plantes et la gare d’Austerlitz.

 

Platane d’Orient Jardin des Plantes Paris

Platane d’Orient, Platanus Orientalis, Platanaceae
Originaire du sud est de l’europe et d’Asie, il fut planté par Buffon au jardin en 1785.
Arbre remarquable

 
Quand les arbres se racontent…
Ici, l’originalité de ces arbres réside dans le fait qu’ils sont les premiers pieds introduits en France ou en Europe. Ils témoignent du zèle des voyageurs passionnés qui ont sillonné le
monde.
Ces arbres extraordinaires montrent le souci de préservation d’un patrimoine naturel et de conservation des collections historiques. Ils sont associés à de grands noms qui ont marqué l’histoire
du jardin, où certaines de ces essences ont permis des avancées scientifiques et botaniques.

* il est situé devant les serres tropicales. derrière lui, l’entrée de la ménagerie.

 Toutefois, certains arbres du jardin ont reçu le label d’ « arbres remarquables » : c’est le cas de ce platane d’Orient
qui a reçu le label Arbre Remarquable de France en juin 2001, décerné par l’association « A.R.B.R.E.S. » Arbres Remarquables : Bilan, Recherches, Etudes et Sauvegarde.

Un des buts de cette association est ce créer un label pour les protéger : les communes, établissements publics ou privés, collectivités territoriales qui possèdent un arbre exceptionnel signent un accord de partenariat avec l’association  : cela implique un engagement
d’entretien, de sauvegarde et de mise en valeur de ce patrimoine naturel et culturel.

Les arbres sont exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé, ou bien leurs légendes. 

sources : www.arbres.org/ 

Fontaine de la Croix du Trahoir Paris

Paris insolite et secret

La fontaine de la Croix du Trahoir est inscrite au titre des monuments historiques.Elle est situé à l’angle de la Rue de l’Arbre-Sec et du numéro 111 de la rue St Honoré, dans le du 1er arrondissement.
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La place de la croix du Trahoir 

Ce carrefour se situait au croisement des principales voies nord-sud et est-ouest d’entrée dans Paris. Pendant plusieurs siècles, il a été un des carrefours les plus animés de Paris. 

Le nom de Trahoir, anciennement tiroir, vint du fait que l’on tirait les étoffes sur la place. 

Jusqu’en 1698 des exécutions capitales y ont eu lieu sur cette place. Ce fut le cas des les faux monnayeurs, avec l’argumentation que la maison où l’on fabriquait la monnaie était toute proche. Des luthériens y ont aussi été brûlés vifs le 21 janvier 1535. Et jusqu’en 1739 La place a été utilisée pour couper les oreilles des serviteurs indélicats.

 Il y avait une roue de supplice pour servir d’exemple aux passants et une potence, parfois assimilée à l’« Arbre sec » C’est toutefois une erreur, car l’Arbre sec est un arbre mythique des récits de Marco Polo, parfois assimilé au Chêne de Mambré de l’Ancien Testament.

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La place comportait une croix d’origine très ancienne pour favoriser les dernières prières des condamnés. Elle a été détruite en 1789. Son soubassement en pierre avec des degrés servait d’étal à des bouchers et marchands de légumes.

Une station de chaises à porteurs a été créée en 1639. C’est là qu’a lieu l’arrestation de Pierre Broussel, conseiller au parlement de Paris, surnommé « le père du peuple », le 26 août 1648. C’est un épisode marquant du début de la Fronde. Ce carrefour sera aussi le centre d’une répression sanglante, puis des
barricades élevées jusqu’à la libération du conseiller. C’est la journée des barricades du 27 août 1648.

 La fontaine de la croix du Trahoir.

La première fontaine de la Croix-du-Trahoir a été construite par Jean Goujon à l’initiative de François Ier en 1529.
Elle a été reconstruite en 1606 puis déplacée de quelques mètres en 1636 pour améliorer la circulation dans la rue Saint-Honoré. Jacques-Germain Soufflot, chargé de la rebâtir en 1775, hérita d’une fontaine en très mauvais état. Il l’inscrivit dans un édifice polygonal situé à l’intersection des rues de l’Arbre-Sec et Saint-Honoré et confia à Boizot la sculpture de la nymphe  qui apparaît rue Saint-Honoré Un mascaron permet à l’eau de la fontaine de s’écouler.

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La fontaine porte l’inscription suivante : 

la première année de son règne,

ordonne que le bien public

du château d’eau de l’arc de Julien,

effondré par la vétusté,

soit complètement réédifié

avec plus d’élégance

par Charles Claude d’Angiviller
directeur des Bâtiments du Roi. 

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