Paris autrement

Paris autrement

Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

  Chaque article où ce logo apparaît fait l'objet d'un dépôt chez un huissier de justice

Les écrits et les photos  de ce blog ne sont pas libres de droit. Ils ne peuvent être utilisées, sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite de son auteur.

" L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d'ordre patrimonial " Article L111-1 du code de la propriété intellectuelle

Bien faire et laisser braire

Archives pour mai, 2010

Square des Récollets Canal Saint Martin

Pont tournant de la Grange aux Belles. 

 Point kilométrique : 1.36

Il n’y a plus d’éclusier aux commandes dans la maison de l’écluse, ce pont est désormais télécommandé à distance le poste des écluses 7 et 8.

Pont tournant Grange aux Belles

 Cet ouvrage est classé monument historique.

Le pont tournant de la Grange-aux-Belles est réalité l’ancien pont de Crimée qui fut remplacé en 1885 par l’actuel pont levant à crémaillère.

Poids de la charpente : 70 T
Mise en rotation du pont à l’aide de vérins hydrauliques après levage et effacement des cales d’appuis en culasse (source  www.baudinchateauneuf.com).

Square des Récollets.

1450 m2, métro Jacques Bonsergent

5e et 6e écluses des Récollets

*5ème 6ème écluse des Récollets. 

 

Il doit son nom à l’ancien couvent des Récollets, situé square Villemin, à gauche en direction de la Villette. Il encadre la double écluse des Récollets.

A droite, un petit panneau indique un lieu mythique à Paris…

D’ailleurs ce square inspira le cadre d’un film de Marcel Carné de 1938…

Pont tournant de la Grange aux Belles

2h30 de promenade : commencée au métro République, Paris 10ème, la balade, très agréable, se poursuit le long du canal Saint Martin, en direction de la Villette. 
La station de métro République fut la première station du métro parisien à être équipée d’escaliers mécaniques en 1931.

Le pont tournant de la Grange aux Belles succède à celui de la rue Dieu. Il relie les rues de Lancry et de la Grange aux Belles .

Pont tournant de la Grange aux Belles
Un peu d’histoire :

Il existait un lieu dit Grange aux Pelles, puis Grange aux Belles par   enjolivement.
L’origine exact du nom de la Grange-aux-Belles est assez flou. Peut être vient-il de Pelle ou Pellée, ancienne mesure pour le bois mort, ou d’un dépôt de pelles pour la voirie, ou d’une chaumière, rendez-vous des belles de l’endroit.

« Or, on a appelé pelée une mesure de bois mort. Mais pellée est maintenant encore la forme la plus correcte, bien que la moins usitée des mots pelletée et pellerée. Nous pensons donc, sans en être bien sûr, que lors de la formation des fossés dits la ceinture de Sainte-Opportune, ou bien lors de la formation de l’égout longeant la rue Saint-Nicolas, la terre déblayée, les gravois et les pelles furent l’objet d’un dépôt, dans une grange située entre lesdits fossés et ledit égout. Cette grange aux Pellées et aux Pelles devait être établie tout près de l’impasse Sainte-Opportune, qui donne maintenant rue de Lancry, et elle était certainement placée, avec ses dépendances, dans la censive du chapitre de Sainte-Opportune. »

Passerelle de la Grange aux Belles

*la passerelle de la Grange aux Belles.

 

Le chemin de la Grange aux Belles était dans le prolongement de la rue de Lancry. Ce chemin était situé entre les rues des Marais et des Récollets.
Il fut érigé en rue du même nom l’an 1783. Pendant la Restauration, la mairie du Ve arrondissement y siégeait.
Nombre de belles n’en continuaient pas moins à contracter tout simplement des mariages de grange.  (je n’ai pas trouvé l’origine de ce terme; au vu de l’histoire, je supose que ces mariages étaient célébrés dans ces fameuses granges).


http://www.paris-pittoresque.com/

Nature capitale 2

 Les Champs Elysées se mettent au vert le temps d’un week-end. 

Nature capitale

Cette œuvre végétale monumentale a pour but de promouvoir la biodiversité et de valoriser le travail des agriculteurs. C’est l’occasion pour les JA de faire  passer un message positif alors que le monde agricole est  en crise.
«Nous sommes à un tournant historique pour l’agriculture française, celle-ci doit être un lieu de partage, de réflexion et de convivialité, écrit leur président, William Villeneuve. Nature
Capitale, c’est la rencontre « grandeur nature » des paysans et des citadins.» (www.libération.fr). Nature capitale

« C’est la perspective des arbres sur l’avenue des Champs-Élysées qui a le plus enthousiasmé Martine, venue de Versailles. En souvenir, elle a acheté un épicéa dans un petit gobelet, prêt à planter. Elle a aussi un mot d’encouragement pour les jeunes agriculteurs : « Il faut les aider, les défendre et qu’ils se battent face à la grande distribution. »» (www.le point.fr).

Nature capitale

Les coulisses

L’installation a nécessité la mobilisation de 150 forestiers, 600 jeunes agriculteurs et une centaine d’intermittents du spectacle.
200 camions et 100 chariot élévateurs ont acheminé 8.000 parcelles de terre, pesant chacune 300 kilos

Bilan carbone : seulement 4334 tonnes de carbone (quelques milliers de voyages en avion… trois fois moins qu’un seul match de la dernière Coupe du monde de Football).

Le fret ne représente que 3 % du montant global des émissions de carbone. C’est le transport des visiteurs qui génère le plus d’émission de carbone : 93 % des émissions complètes = 4 000 tonnes…

Côté déchets : très peu, même les bâches seront réutilisées.

Budget : le projet est financé aux deux tiers par des entreprises privées. L’autre source de financement est assurée par les ventes de parcelles, de plants, etc…. (ww.aboneobio.com/)

 

* photos : Nathlb http://nathlb.over-blog.fr/

la dernière : le point.fr

Nature capitale 1

 « Nous sommes tous des agriculteurs » ( Bruno Le Maire Minitre de l’Agriculture).

Nature capitale

Dans le cadre de l’opération Nature capitale, le week-end dernier, l’avenue des Champs-Elysées à Paris  s’est transformé en paysage de campagne. Les agriculteurs ont installé 8.000 parcelles d’espèces végétales sur plus d’un kilomètre. Tout s’est passé la nuit, et douze heures ont suffi pour tout installer, avec des centaines de camions et de chariots, sous la direction des Jeunes Agriculteurs (JA), et du metteur en scène Gad Weil.

Nature capitale

Les visiteurs se sont pressés, et l’après midi il était difficile de se frayer un chemin dans la cohue. Le succès a dépassé les espérances des organisateurs qui s‘étaient fixé un objectif de deux millions de visiteurs.
      
Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’année 2010 de la biodiversité, et a pour but de promouvoir les produits du terroir. Sur le pavé parisien se sont côtoyés des haricots de Soissons, des bananiers, du colza, de la vigne, du blé, de la moutarde, des féveroles, des ananas… Et plus d’une centaine d’arbres et d’espèces végétales. 

Nature capitale

Au rond-point des Champs-Élysées,  toutes les régions  sont représentées et proposent leurs produits locaux, à côté d’une pyramide de 7 mètres de haut de légumes et fruits qui seront remis aux Restos du coeur à la fin de la manifestation. 

*sources : le point.fr

* photos : Nathalie  http://nathlb.over-blog.fr/

 

Une Turcat-Méry au palais de la Bourse Marseille

Marseille insolite et secrète.

 

L’aventure commence avec deux cousins marseillais, ils ont 22 ans.

Le premier, Léon Turcat est diplômé de l’Ecole supérieure de commerce, le second, Simon Méry est diplômé de l’Ecole d’ingénieurs. En 1895 ils voient la première voiture, une  Panhard-Levassor, circuler dans Marseille (c’est le frère de Simon qui l’a achetée). Fascinés, ils décident de se lancer dans
l’aventure automobile et construisent deux premiers prototypes, dans un simple garage.

En mai 1899, ils créent les ateliers de constructions d’automobiles Turcat- Méry, installés boulevard Michelet. La première voiture, une 4 cylindres développant 16 HP et capable d’atteindre 80 km/h, est commercialisée en 1901. Les ventes s’envolent, et la marque Turcat-Méry se lance dans la compétition
automobile avec succès, notamment grâce à la fameuse « Tarasque ».

La consécration a lieu en 1911, avec une victoire  dans la première édition du rallye de Monte-Carlo à une moyenne de 13.8 km/h.

Turcat-Méry au palais de la Bourse

Hélas, la première guerre mondiale met un coup d’arrêt, l’usine tourne au  ralenti et participe à l’effort de guerre par la fabrication de munitions. La marque reste un produit de luxe, pour les plus fortunés : le montage des voitures est artisanal et méticuleux, avec le souci du dernier cri  pour les innovations.

A la sortie de la guerre, les produits de luxe ne font plus recette. Malgré ce contexte défavorable, la société déménage dans des locaux plus grands boulevard Michelet et ouvre son magasin sur les Champs Elysées à Paris. Les investissements sont lourds, la pénurie des matières premières fait flamber les prix, les commandes diminuent. Les banques ne soutiennent plus l’entreprise. Enfin, face à l’impossibilité de produire des voitures à la chaîne, la marque à la cigale s’éteindra en 1929.
Turcat-Méru au palais de la Bourse

*Modèle Torpédo construit à Marseille en 1927, 7 chevaux, roues à rayons, quatre freins à tambour, vitesse maximale enregistrée : 58,5 km/h.


La voiture est en parfait état, ainsi que les pneus (Michelin continue à fabriquer des pneus pour les voitures de collection).  

Cette belle histoire marseillaise, et la passion des Turcat pour les moteurs ne pouvait pas s’arrêter là : André Turcat, neveu de Léon, fut le premier pilote du Concorde en mars 1969.  
* sources : http://www.marseillais-du-monde.org/ et éditions Jonglez

 
© Tous droits réservés, Visites guidées.net, © 2009-2017. Site optimisé pour Mozilla Firefox, Google Chrome et Internet Explorer 7+