Paris autrement

Paris autrement

Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

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Bien faire et laisser braire

Archives pour septembre, 2010

Le conseil de Paris fait sa rentrée

La rentrée du Conseil de Paris.

 

Avec plus de 800 délibérations au programme, le premier conseil de Paris de la rentrée 2010, les 27 et 28 septembre 2010, brassera un certain nombre de sujets essentiels à la vie des parisiens.

Le conseil de Paris se réunit 11 fois par an, soit une fois par mois, sauf en août.
Les séances publiques débutent le lundi et durent un jour et demi selon l’importance de l’ordre du jour.

Il est compétent pour régler, par ses délibérations, les affaires de la commune et celles du département. Il siège donc soit en formation de Conseil municipal, soit en formation de Conseil général. 

Salle du Conseil de Paris

 La loi dite « PLM » Paris Lyon Marseille.
Les trois plus grandes villes françaises, Paris, Marseille et Lyon ont une organisation administrative particulière, selon la loi  dite « PLM » du 31 décembre 1982.

Elles ont un conseil municipal (appelé Conseil de Paris dans la capitale), et des conseils d’arrondissements. Les conseillers d’arrondissement élisent un maire et des adjoints. Leur rôle est purement consultatif. Toutefois, le Conseil municipal peut leur déléguer une partie de ses prérogatives.

Paris et Lyon sont constitués d’arrondissements (respectivement vingt  et neuf), Marseille est divisée en huit secteurs. Chacun est pourvu d’un conseil d’arrondissement.

Les élections municipales se déroulent à l’échelon des arrondissements ou des secteurs. Chacun dispose d’un contingent de conseillers municipaux proportionnel à sa population et en général deux fois plus de conseillers d’arrondissement. Les premiers siègent à la fois au conseil municipal et au conseil d’arrondissement, les seconds
seulement au conseil d’arrondissement.

A Paris, le nombre de conseillers municipaux est de 163 pour 354 conseillers d’arrondissement.

 

Inscription figurant sur la côté droit :

« Les combattants du front ceux qui ont lutté et souffert pour la résistance,
les armées de la libération,le général de Gaulle, ont bien mérité de la patrie. »
Assemblée nationale constituante 13 novembre 1945.

 

Schéma du vote : 

1 les parisiens élisent leurs conseillers d’arrondissement (2 tours)
2 le conseil d’arrondissement élit le maire d’arrondissement
3 certains conseillers d’arrondissement, 163 au total, siègent également au Conseil de Paris.
4 les 163 élus au Conseil de Paris désignent le maire de la capitale.

Les conseils d’arrondissement, comme à Paris, sont donc composés pour un tiers de conseillers municipaux de la ville élus dans le secteur et pour deux tiers de conseillers d’arrondissement.

Ils constituent un intermédiaire entre la population et l’autorité centrale de la commune. Leurs compétences se limitent à la gestion des équipements culturels, sociaux et sportifs s’exerçant en liaison avec le conseil municipal et sont largement consultatives. L’arrondissement n’a ni moyens propres, ni budget. Son maire préside le
conseil d’arrondissement, exerce des fonctions d’état civil, veille au respect des obligations scolaires et donne un avis au maire de la commune.

sources : http://www.20minutes.fr/ www.paris.fr/

Journées du patrimoine 18 septembre 2010

Salle des fêtes de l’Hôtel de Ville de Paris

La salle des fêtes

C’est la plus grande salle de réception de l’Hôtel de Ville de Paris.
Ici sont reçus tous les chefs d’état étrangers en visite officielle en France pour une réception officielle au cours de leur séjour.

Elle est copiée sur la galerie des glaces  du château de Versailles. Comme au château, les fenêtres se reflètent dans les glaces.

La république aurait bien voulu la faire plus longue que la galerie des glaces de Versailles qui mesure 76m de long. Ici, il y a 50 mètres seulement. Comme ce n’était pas possible de la faire plus longue, on l’a faite plus haute, plus large, ainsi quelque part la république est plus grande que le roi.

Salle des fêtes Hôtel de Ville de Paris

Décoration

C’est la plus vaste des salles de réception, mais aussi la plus richement décorée : la feuille d ‘or est à profusion, les lustres sont en cristal de Baccarat. Comme dans tous les autres salons les rideaux de soie sont retissés à l identique, s’harmonisant délicatement avec les tons dominants des peintures.

Le plafond peint.
Les peintures du plafond sont de Henri Gervex et Aimé Morot, elles  représentent l’histoire de la danse et de la musique à travers les âges.

La peinture centrale est de Jean Joseph Benjamin Constant dit Benjamin Constant : elle représente la ville  de Paris conviant le monde à ses fêtes. De part et d autre de cette peinture Gabriel Ferrier a intercalé les fleurs et les parfums.

Salle des fêtes Hôtel de ville de Paris

Entre ces peintures, il y a 3 mots inscrits en lettres d’or dans des cartouches et ils séparent chacune de ces peintures : liberté, égalité, fraternité. C’est la devise de la république française, l’Hôtel de Ville est vraiment la maison de la République. On trouve partout les initiales de la République.

Salle des fêtes Hôtel de Ville de Paris

Dans les angles du plafond 4 cariatides évoquent d une part la musique et la comédie de Jules Blanchard, d’autre part les fleurs et les roses de Jules Des bois (sculpteurs).  

 

 

Des cariatides blanches sur les voussures élèvent des branches d’olivier vers un cartouche aux chiffres de la république française.

 * sources : www.paris.fr/ 

C’est une pure merveille. Ce qui m’a impressionnée, quand je suis rentrése dans la salle des fêtes, outre la richesse des décors, ce sont toutes ces cariatides au plafond. 

Le règne de Saint Louis Château de Vincennes

La justice rendue à l’ombre d’un chêne.
Au XIIIe siècle, Saint Louis (Louis IX) affectionne sa demeure de Vincennes, aujourd’hui disparue. Des écrits attestent que ce roi chrétien rendait justice à l’ombre d’un chêne dans la forêt de Vincennes.

Il n’y avait pas un chêne particulier affecté à cet usage, mais probablement un emplacement bien situé dans le Bois et proche de la résidence royale.

« Il advint maintes fois qu’en été il allait s’asseoir au bois de Vincennes après sa messe, s’adossait à un chêne et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient un problème venaient lui parler sans en être empêchés par un huissier ou quelqu »un d’autre ».

Dans une Vie de Roi achevée en 1390, Jean de Joinville, l’un des plus fidèles compagnons du souverain, présente Louis IX  rendant la justice. Ainsi est confirmée la légende dorée du saint roi, qui confiait à ses conseillers le soin de répondre aux plaidants. Il se réservait d’intervenir « quand il voyait quelque chose à amender dans les
paroles de ceux qui parlaient pour lui, ou dans les paroles de ceux qui parlaient pour autrui ». Il exerçait son rôle du souverain intègre, garant de la justice rendue dans son royaume, avec la simplicité et la disponibilité qui sied à un saint homme.

Saint Louis château de Vincennes

 Le règne de Saint-Louis  marque un tournant dans l‘histoire de Vincennes.
Saint Louis va donner à Vincennes « sa dimension et sa signification et en faire, pour les cent trente ans qui suivent son règne, la résidence la plus courante des souverains après le palais de la Cité à Paris». 
C’est le lieu que fréquente le plus Louis IX (1226-1270). Il y séjourne pour la première fois en février 1228 et il y viendra une ou plusieurs fois presque chaque année pendant son règne.

Sous son règne, la nature du lieu va changer :  Vincennes est régulièrement un lieu de gouvernement et de réunion du conseil. C’est aussi une résidence proche de Paris, un manoir où le roi peut se rendre facilement quand l’envie lui en prend, et où sa femme et ses enfants séjournent y compris pendant son absence.
 
« Il s’agit de quelque chose de nouveau dans l’histoire du site mais qui restera ensuite constant jusqu’au début du XVe siècle.  Les conditions dans lesquelles Louis IX fait ses adieux à sa famille lors de ses départs pour la croisade sont très caractéristiques de la place de Vincennes dans la vie personnelle du souverain. »

En juin 1248,  il prend congé de Notre-Dame de Paris, puis se rend pieds nus et en tenue de pèlerin à l’abbaye de Saint-Antoine. Il va passer la nuit à Vincennes où, le lendemain matin, il dit adieu à sa mère. En mars 1270, il agira de même en prenant congé de sa femme à Vincennes.
Enfin, chose remarquable, le roi dépose à Vincennes une partie des reliques de la passion qu’il a achetées en 1237 à l’empereur de Constantinople : quelques épines détachées de la couronne et un morceau de la vraie croix. 
D’autres dépôts de ces reliques ont été faits dans certaines des résidences royales de cette époque : la chapelle Saint-Guénaud de son château de Corbeil, les cathédrales de Senlis et de Sens, proches de résidences qu’il fréquente aussi beaucoup. 

 

Statue de Saint-Louis, à l’angle nord-ouest du château. Exécutée en 1906 par le sculpteur Mony, elle était précédemment installée en l’église Saint-Louis-en-l’île. Elle est cédée par la ville de Paris en 1971,à l’occasion du VIIe centenaire du retour en France des cendres de Saint Louis.

 

Louis IX(1215-1270)

Saint Louis est roi de France de 1226 à 1270. Il règne tout d’abord sous la tutelle de sa mère, Blanche de Castille, qui affronte la rébellion des grands vassaux. En 1242, il triomphe d’une ligue de seigneurs du Midi et de l’Ouest, soutenus par Henri III d’Angleterre. Le Traité de Paris, en 1259, suspend le conflit franco-anglais. Dans son royaume, Louis IX
ambitionne de faire régner l’ordre et la justice. Il entreprend une croisade en Egypte (1248) où il est fait prisonnier, et une autre vers Tunis où il meurt de la peste en 1270. Saint Louis est canonisé en 1297.

* sources : sur site, éditions du patrimoine, www.chateau-vincennes.fr/ 

Vincennes place militaire

Vincennes, place militaire.

Comme nous l’avons vu, Louis XIV a préféré s’installer à Versailles. Délaissé par la couronne, le château de Vincennes a conservé une place dans le dispositif de défense de la capitale. Il accueille aujourd’hui les archives du service historique de la Défense, après avoir abrité l’Arsenal, des garnisons, des écoles d’artillerie, des manufactures d’armes et autres institutions militaires.

La cour de France abandonne définitivement Vincennes en 1715. Même si Louis XIV considère Vincennes comme une place forte indispensable à la monarchie, il est marqué par les souvenirs de la Fronde. Louis XV parle de Vincennes comme d’une « place de guerre » autant que d’une « maison royale », et Louis XVI, en  1777, n’y voyait plus qu’un lieu « à vendre ou appliquer à quelque usage public. »

La vocation militaire de Vincennes est beaucoup moins évidente qu’au Moyen-Age. Ce sont les guerres de la Révolution qui rendirent à Vincennes ses lettres de noblesse militaire.

Le pavillon de la Reine Vincennes

Délaissé par Louix XV, le château offrait un espace libre aux portes de la capitale et devint une pièce maîtresse du système de défense de Paris et fut non seulement une caserne, une Ecole royale militaire, installée au pavillon du Roi et ouverte en octobre 1753.
Une manufacture d’armes embauchait près de huit cent ouvriers.
Malgré ces activités, l’entretien du château devenait trop important. Le donjon est menacé de destruction dans les années 1780. Il servait encore de prison, et fut désaffecté en 1784. Louis XVI raye définitivement Vincennes de la liste des résidences royales.
En août 1789, l’Assemblée nationale décide la vente des bâtiments, restée sans effet faute d’acquéreur. 

Comment s’est illustré le célèbre général Daumesnil à la jambe de bois.

 

Napoléon 1er décide de faire du château une place militaire, les tours sont arasées, sauf une,  transformées en terrasses d’artilleries, la Sainte Chapelle en magasins, les pavillons de Le Vau en casernes.
Plus de mille hommes tiennent garnison à Vincennes, la fabrique de cartouches, de fusils, et de matéreil d’armement est stimulée par les conquêtes de la grande Armée, et se poursuit sous la férule du général Daumesnil, nommé gouverneur en 1812.  
Les campagnes de France de 1814 et 1815 donnent au « héros de Vincennes », à la légendaire jambe de bois, l’occasion de s’illustrer : l’été 1815, lors du siège de Vincennes, il résiste quatre mois aux armées alliées avant de céder la place.

Une anecdote raconte qu’il avait fait installer dans sa chambre, déplacée au rez-de-chaussée, une pièce d’artillerie.
Figure du château et de la ville de Vincennes, Daumesnil mourut en 1832 dans le pavillon de la Reine. Sa statue est à l’entrée du pavillon.

 L’avenue Daumesnil  passe par la place Daumesnil, Paris 12ème, et finit au niveau du château de Vincennes.
Un lac porte également le nom du général dans le bois de Vincennes. 

sources : sur site et Emmanuel Penicaut, éditions du patrimoine.

Journées du patrimoune 2009/ 2010

Le pavillon de la Reine château de Vincennes

Les salles Mazarin

Journées du patrimoine 20 septembre 2009

L’aile nord du pavillon de la Reine est la partie réservée aux appartements du cardinal Mazarin (1602-1661), principal minitre de Louis XIII et d’Anne d’Autriche régente. Ces salles sont les deux seules qui n’ont pas été détruites par l’incendie du 24 août 1944.

Le 24 août 1944, veille de la Libération de Paris, les dernières troupes d’occupation allemandes quittent Vincennes après avoir mis le feu à divers endroits du château.

Au mur, des tableaux représentent Napoléon III, par Hyppolite Ravergie, et l’impératrice Eugénie, d’après Emile Auguste Hublin. Une mappemonde de 1698 complète le décor. Salles Mazarin pavillon de la Reine Vincennes

Le pavillon est presque entièrement détruit suite à l’explosion de munitions déposées à proximité. Seules une partie de l’escalier et deux pièces des appartements de Mazarin furent épargnées. La bibliothèque et le musée de la Guerre ont subi des pertes irréparables. La restauration de ces deux salles a été achevée en 1989.  

Chiffe du duc de Montpensier

Dans ces deux salles figure le chiffre du duc de Montpensier, au plafond. Représentant les lettres M et P entrelacées, ce chiffre a été peint au moment de l’installation du duc en 1842.

Entre 1842 et 1848, le duc de Montpensier (1824-1890), fils du roi Louis-Philippe, commandant la place militaire de Vincennes, s’installa au premier étage du pavillon, qui fut décoré à son attention. L’Ecole d’artillerie n’occuppa plus que le rez-de-chaussée.

 * sources : sur site

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