Paris autrement

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Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

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Bien faire et laisser braire

Archives pour septembre, 2011

Sainte Chapelle Vincennes

La Sainte-Chapelle de Vincennes

 

Charles V a fondé la Sainte-Chapelle en 1379. Sa construction a commencé juste avant sa  mort en 1380. Elle ne fût inaugurée qu’en 1552 sous le règne d’Henri II, après une très longue
interruption des travaux à partir du début du XVème siècle. Le collège de chanoines est installé dès février 1380.

Sainte-Chapelle 

Charles V voulut faire de Vincennes, en pendant au Palais de la Cité à Paris, une seconde capitale du royaume. Comme celle du Palais de la Cité à Paris, la Sainte-Chapelle de Vincennes est
destinée à abriter une part des reliques de la Passion.

 

« Le vieux palais traditionnel parisien subsiste, mais, à Vincennes, dans un cadre adapté et grandiose exprimant fortement par sa qualité, sa richesse et son décor, l’idéologie d’une monarchie
triomphante, une nouvelle capitale est née ».

 

C’est Charles V , en association avec son maître des œuvres de maçonnerie habituel, Raymond Du Temple, qui a conçu le  plan général de l’édifice.   Sainte-Chapelle

« La Sainte-Chapelle a été construite selon le plan traditionnel des chapelles castrales : un vaisseau unique, un chœur formé d’une travée droite et d’une abside à cinq pans cantonnée par deux
oratoires destinés l’un au roi et l’autre à la reine ».

 

L’annexe, au nord, sert de sacristie au rez-de-chaussée et de trésor à l’étage.

L’oratoire du roi est actuellement occupé par Le tombeau du duc d’Enghien occupe actuellement l’oratoire du roi. Le duc d’Enghien fut jugé à Vincennes et fusillé dans le fossé sud du château en
1804.

La silhouette générale de l’édifice est élancée et l’était d’autant plus qu’une flèche se dressait au-dessus de la deuxième travée de la nef.

L’élévation générale est d’une grande simplicité. À l’extérieur, des contreforts profonds maintiennent, au dessus d’un soubassement, de grandes fenêtres coiffées d’un gâble (couronnement de forme
triangumaire).  

Sainte Chapelle

La  sainte Chapelle de Vincennes diffère essentiellement de celle de la Cité par le fait qu’elle a été élevée sur un étage. La chapelle de la Cité, élevée au XIIIe siècle, est à double
étage. A l’époque où la sainte Chapelle de Vincennes a été bâtie, ce type d’édifice n’est plus à la mode.

La  Sainte-Chapelle de Vincennes est aussi haute mais nettement plus longue et plus large que celle de la Cité.

 

La nef de la Sainte-Chapelle de Vincennes illustre les débuts du style gothique flamboyant dans l’architecture royale à la fin du XIVème siècle.  Sainte-Chapelle

C’est le célèbre maître-verrier Nicolas Beaurain qui a réalisé et posé, en 1555-1556, les vitraux du chœur, classés monument historique.

 

Ceux de la nef sont des verrières blanches aux bordures colorées, composées après la seconde guerre mondiale et qui ont été en partie détruites lors de la tempête de décembre 1999.

 

La Sainte-Chapelle fut classée au titre des Monuments Historiques en 1853. 

La Grande Arche de Vincennes

La grande arche de Vincennes


Monuments et animaux
Sainte Chapelle Château de Vincennes

De juillet jusqu’à fin octobre 2011
Monuments et animaux
Jean-Luc Bichaud « Occupation »
Plastique moulé et peint.

 

Une oeuvre doublement symbolique.

 

La vocation militaire du château de Vincennes s’est affirmée depuis
qu’il a cessé d’être une résidence royale.Intégré à la ceinture de forts
qui entoure Paris, il devient provisoirement le quartier général du chef
d’état-major de l’armée française avant d’abriter le service historique
des armées de terre, de l’air et de la marine.

La grande arche de Vincennes

Souvenir intact du passé palatial, la Sainte Chapelle du XIVe siècle est
aujourd’hui l’objet d’une étrange invasion : au commandement de l’artiste Jean-Luc Bichaud , une armée de vanneaux, made in China,déferle dans la nef en tenue de combat. Si le magnifique vaisseau
de pierre abrite des animaux, ce ne sont pas les bêtes pacifiques sauvées par Noë. Cette grande arche sert bien au transport des  troupes et peut faire face, de l’autre côté de Paris, à
celle de la Défense.

La grande arche de Vincennes

Jean-Luc Bichaud
Né en 1960, il vit et travaille à Saint Denis.

Jean-Luc Bichaud est titulaire d’un DEA d’arts plastique de Paris I.
L’ensemble de son travail créatif est étroitement lié à la nature qu’il extrait
de son contexte en usant de médiums variés (greffes, cages aquariums, cultures hors-sol). Il travaille depuis de nombreuses années sur l’idée d’ « associations improbables » dans lesquels les
éléments naturels sont soumis à d’étranges détournements.
Avec élégance et poésie, l’artiste convie le spectateur à découvrir des
phénomènes inexpliqués relevant d’une science inexacte. Son oeuvre figure dans les collections du MAcVAL et du musée de la chasse et de la nature. Présenté régulièrement en Europe, (Chamarande,
CREDAC, Fondation Daniel et Florence Guerlain…), son travail a été présenté à
la villa Savoye à Poissy et au château d’Oiron, en 2004.
Il est représenté à Paris à la galerie Alain Le Gaillard.   La grande arche de Vincennes

DEA : Diplôme d’Etudes Approfondies

MACVAL : Musée d’Art Contemporain du Val de Marne

CREDAC : Centre d’art contemporain

   La grande arche de Vincennes

*Avant de partir, ne pas oublier de laisser un petit mot, le vanneau y veille.

 

Sources : sur site

La Grande Arche de Vincennes

La grande arche de Vincennes


Monuments et animaux
Sainte Chapelle Château de Vincennes

De juillet jusqu’à fin octobre 2011
Monuments et animaux
Jean-Luc Bichaud « Occupation »

 

La Sainte Chapelle est l’objet d’une étrange invasion…..

La grande arche de Vincennes

Les monuments sont des lieux de mémoire, d’habitation, de défense ou de
prière pour les hommes.A priori les bêtes n’y ont guère leur place.
Et pourtant, ces prestigieux édifices ont aussi été façonnés pour l’animal.
Ils sont marqués par sa présence, qu’elle soit de nature utilitaire, affective
ou plus fréquemment clandestine ; nos monuments sont « un territoire » pour les bêtes.
Et paradoxalement, cette présence contribue à « humaniser » des lieux que le poids de l’histoire pourrait rendre écrasant. C’est pourquoi le centre des monuments nationaux a choisi de célébrer
l’animal.

La grande arche de Vincennes
*Une armée d’oiseaux envahisseurs…

 

A travers toute la France, trente-cinq lieuxmettent en valeur leur lien historique, symbolique, naturel ou fonctionnel avec certaines espèces. Ils le font par l’intermédiaire d’une programmation
faisant dialoguer patrimoine et art contemporain. Le visiteur est invité à découvrir ces interventions d’artistes, souvent crées pour l’occasion, telles que sculptures, installations, vidéos,
photographies ou dessins.
Voygeant de site en site, il découvrira comment, au cours du temps, bestiaux ou bestioles, chiens, chevaux, abeilles et insectes, oiseaux divers et bien d’autres bêtes encore ont, du monastère au
château, habité ces lieux historiques.

La grande arche de Vincennes

Quittant leurs résidences estivales, certaines de ces oeuvres se rassembleront à la Conciergerie, à Paris, pour l’exposition « Bêtes off » à partir du 15 novembre 2011.

Le catalogue de l’exposition sera réalisé à cette occasion par les Editions du patrimoine.

La grande arche de Vincennes

*L’entrée de la Sainte Chapelle est sous bonne garde.

 

Demain, les explications de cette oeuvre. 

 

sources : sur site  

Palais de Chaillot

Le palais de Chaillot
Place du Trocadéro et du 11 novembre

Métro Trocadéro

 

Histoire du bâtiment.
De l’exposition universelle à la « colline » des musées.
« Reconnu par certains comme le monument majeur des années trente à Paris, le palais de Chaillot est à l’echelle de la capitale, plus que le simple témoignage d’une époque, il marque de son
empreinte monumentale, la grande composition urbaine et topographique de Paris. »

Palais de Chaillot

*Photo prise depuis les bords de Seine. C’est le pont d’Iena, et le palais de Chaillot.

Les couleurs sont naturelles, elles sont dûes à la belle luminosié d’un début de matinée ensoleillée à Paris.
Les architectes Gabriel Davioud et Jules Bourdais ont conçu les plans de l’ancien Palais du Trocadéro, construit pour l’Exposition universelle de 1878. L’ingénieur Alphand a réalisé les plans du
jardin.
Ce palais était implanté tout au long de la colline de Chaillot, surplombant la vallée de la Seine. Lors de l’Exposition universelle de 1937, le bâtiment fut détruit et remplacé par le Palais de
Chaillot, qui en garda une partie de l’ossature et la configuration de deux ailes en demi-cercles.
L’exposition universelle de 1937 se profilait, et par mesure d’économies, on envisagea de réutiliser le Palais du Trocadéro, en le « camouflant » à l’extérieur, et en apportant des modifications.
En effet, le palais du Trocadéro est  à l’époque considéré comme le témoin désuet du style éclectique fin de siècle. Il était composé d’une immense rotonde – dans l’axe du Champ de Mars –
abritant une salle des fêtes de 5 000 places, flanquée de deux tours et de part et d’autre, symétriquement, de deux grandes ailes curvilignes. La tout à l’Ouest abrite le Musée de l’Ethnologie ;
l’autre, à l’ Est, est réservée au Musée de Sculpture comparée voulu par Viollet-le-Duc, au Musée Indochinois et aux ateliers de moulage des Musées Nationaux.

Palais de Chaillot

*Les inscriptions sur les frontons sont l’oeuvre du poète Paul Valéry
Côté musée de l’Homme (Aile Passy), vers la tour Eiffel :
« Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu’à toi
Ami n’entre pas sans désir »

 

Trois concours sont lancés en octobre 1934 : le premier pour le camouflage des façades, le second pour la transformation interne et le troisième pour l’édification d’une tour «signal» sur la
place du Trocadéro.

Carlu, Boileau et Azéma remporte une des huit mentions décernées au concours de camouflage. Carlu est nommé architecte en chef du palais de Chaillot en janvier 1935.
Le camouflage est abandonné, au bénéfice d’une transformation audacieuse : l’élément central de l’ancien palais va disparaître, créant le vide, une ouverture qui fait contre-point à la tour
Eiffel.
« Projet mûrement travaillé et réfléchi plutôt que fruit d’un geste architectural, le parti adopté n’en est pas moins volontaire, puissant et lumineux par sa justesse et sa simplicité ».

La salle des fêtes et les tours sont rasées, laissant la place pour le parvis sous lequel le nouveau théâtre est construit.
La largeur des ailes est doublée côté jardin afin d’accueillir l’ensemble des collections.
Les volumes des pavillons placés aux extrémités des ailes sont amplifiés et plus particulièrement ceux flanquant le Parvis dans le but de fortifier la brèche.

Palais de Chaillot

Côté Cité de l’architecture et du patrimoine (Aile Paris), vers la tour Eiffel :
« Tout homme crée sans le savoir
Comme il respire
Mais l’artiste se sent créer
Son acte engage tout son être
Sa peine bien aimée le fortifie »

 

Les façades, classiques, sont rythmées de pilastres et de hautes baies vitrées, les pavillons sont couronnés de massives corniches, de monumentales volées d’escalier relient les différents
niveaux.

Le projet des bassins et des fontaines est confié à Thiers, Maître et Expert.

La construction du palais de Chaillot est une vitrine officielle de l’art figuratif des Années Trente : quarante sculpteurs, vingt peintres et un ferronnier d’art sont sélectionnés, pour les
intérieurs et les extérieurs.

« Les architectes avaient pour mission de dresser le cahier des charges de chaque intervention afin de préserver l’unité d’ensemble. Sans faire table rase du passé, ils ont réussi à transcender
l’esprit des lieux ».

 

Sources : Yves Augeard, Conservateur-Administrateur du palais de Chaillot / Isabelle Gournay, Le nouveau Trocadéro, Mardaga, 1985

http://www.citechaillot.fr/ 

Colline de Chaillot

Colline et Palais de Chaillot

Paris 16ème arrondissement

Métro Trocadéro

 

Ici, la colline et le Palais de Chaillot sont vus depuis les toits du musée du Quai Branly.

Colline de Chaillot 

*La colline de Chaillot vue depuis les toits du musée du quai Branly.

 

La colline de Chaillot regroupe les quartiers de Chaillot, de Passy et de l’Étoile.
Ces lieux ont une longue et riche histoire. Au VIIe siècle, un évêque du Mans eut ici une propriété.
Le nom de Chaillot lui-même apparaît au Xe siècle. C’était un village situé entre les avenues Kléber et des Champs-Élysées. Un seigneur de Chaillot, le célèbre chroniqueur Philippe de Commines,
avait sa demeure à quelques pas de l’actuelle église Saint-Pierre.

Colline de Chaillot

*L’église Saint Pierre de Chaillot.

 

Au XVe siècle,  le couvent des Minimes funt construit près de la Seine, entre les rues Le Nôtre et de l’Alboni. Au XVIIe, les religieuses de la Visitation s’installent à côté, dans le
domaine de la famille de Bassompierre. Le Palais de Chaillot se dresse aujourd’hui à son emplacement.
Colline de Chaillot

*Le palais de Chaillot.

 

Une savonnerie, le long de l’avenue de New-York, donnera son nom à la célèbre manufacture de tapisserie qui lui succédera au XVIIe siècle, remplacée à son tour par la Manutention des vivres de la
guerre, puis par le Palais d’art moderne.
Le parc de la Muette est le seul témoin rescapé du domaine : son château abrita les amours de la duchesse de Berry, fille du Régent, la Pompadour et Marie-Antoinette y ont habité. La maison de
Balzac existe toujours, elle est située rue Berton, ainsi que le château voisin qui appartint successivement à Lauzun et à la princesse de Lamballe.


Tous ces lieux sont à proximité et font partie de la colline de Chaillot.


http://www.leseditionsdeminuit.com/

 

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