Paris autrement

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Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

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Bien faire et laisser braire

Archives pour octobre, 2011

Les Grandes Eaux Musicales de Versailles

Les Grandes Eaux Musicales de Versailles

Le bassin de Latone

Accès : RER C Versailles Rive Gauche

 

Aller à Versailles pendant les Grandes Eaux Musicales, c’est un enchantement. La musique de Lully, Rameau, Desmarest, s’échappe de chaque bosquet. On ne peut que s’imaginer au temps de Louis XIV,
et des fastes de la Cour royale.Un bosquet et une fontaine plus beaux que l’autre, Latone étant sans conteste la « merveille » de Versailles.Bassin de Latone

« Parmi les joyaux que l’histoire de France a légués au patrimoine artistique universel, Versailles est le plus intimement lié au désir d’un roi. C’est la volonté de Louis XIV de mettre en oeuvre
une création monumentale, fédérant avec génie les plus grands artistes de son temps, qui a abouti à la réalisation d’un château incomparable. Alors que la château était en construction, les
jardins furent l’objet de toutes les attentions du souverain, les lieux de sa splendeur naissante. Ils furent réalisés sur plus de mille hectares avec les moyens les plus raffinés et les travaux
les plus lourds : creusement du grand canal, construction d’imposants réservoirs d’eau, d’un immense réseau de canalisations destinées à alimenter les fontaines ».

Bassin de Latone
*Le Bassin de Latone, joyau du parc de Versailles, est l’ouvrage clé du système hydraulique conçu sous Louis XIV.

 

« Les Grandes Eaux de Versailles, qui jouissent depuis Louis le Grand d’un succès jamais démenti, se sont transformées en Grandes Eaux Musicales. Elles ont fait l’objet d’une rénovation de leur
concept sonore, destinée à donner à chaque espace architectural sa propre sensibilité musicale.
C’est aux opéras de Lully, Desmarets et Rameaux que Christophe Rousset, à la tête de ses Talens Lyriques, a emprunté les ouvertures, chaconnes, danses et passacailles qui fusent de chaque
bosquet, de chaque fontaine et redonnent vie à leurs statues de marbre et d’or : de la Colonnade à la Salle du Roi, les plaisirs de l’ile enchantée renaissent à l’infini ».

 

Jean Jacques Aillagon
Président du Château de Versailles Spectacles et de l’Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles.

Bassin de Latone

 

Cette gigantesque fontaine représente Latone entourée de grenouilles et de tortues. Le mythe raconte que Latone, une maîtresse de Jupiter, mère d’Apollon et de Diane, fut accablée et ridiculisée
par des paysans de Lycie. Elle réclama vengeance et Jupiter, pris de pitié pour elle, transforma les paysans de Lycie en tortues, lézards et grenouilles. Bassin de Latone

* Merveilleux bassin de Latone, que Louis XIV aimait tant.

 

Jardin des Tuileries

Jardin des Tuileries

Métro : Palais Royal Musée du Louvre

Paris 1er

 

C’est certainement le plus beau jardin de Paris, et mon préféré.

Mes pas m’y ramènent inlassablement quand je pars me promener à Paris.

 

C’est un jardin romantique, il fait bon s’asseoir au bord d’un bassin, au soleil, et tout simplement fermer les yeux et profiter du soleil, avec juste le clapotis de l’eau du bassin ou les cris
des oiseaux pour venir troubler le silence. Jardin des Tuileries
Autrefois, le quartier des Tuileries était situé entre le palais du Louvre, la rue de Rivoli, la place de la Concorde et la Seine. Il doit son nom au fait que son emplacement était occupé, au
Moyen Âge, par des terrains vagues et des fabriques de tuiles.

 

Au XIVe siècle, le prévôt de Paris Pierre des Essarts y possédait un logis et quarante arpents de terre labourable. Puis au XVIe siècle, Neufville de Villeroy, secrétaire aux Finances, y fit
bâtir un hôtel que François Ier acheta pour sa mère. Catherine de Médicis s’en portera acquéreur et fera raser le bâtiment.

Jardin des Tuileries Ce jardin public est le plus important
et le plus ancien jardin à la française de la capitale. Il était autrefois le jardin du Palais des Tuileries, ancienne résidence royale et impériale, aujourd’hui disparu. Le jardin des Tuileries
est classé au titre des Monuments historiques depuis 1914, au sein d’un site inscrit, et inclus dans la protection du Patrimoine mondial de l’UNESCO concernant les berges de la Seine.Jardin des Tuileries Ce jardin public est le plus important et le plus
ancien jardin à la française de la capitale. Il était autrefois le jardin du Palais des Tuileries, ancienne résidence royale et impériale, aujourd’hui disparu. Le jardin des Tuileries est classé
au titre des Monuments historiques depuis 1914, au sein d’un site inscrit, et inclus dans la protection du Patrimoine mondial de l’UNESCO concernant les berges de la Seine.Jardin des Tuileries Le week end dernier,par un petit matin d’octobre,
frais et ensoleillé. Le soleil automnal parait le jardin d’une lumière dorée, faisant ressortir les couleurs chatoyantes des feuilles.

 


Matin d’octobre

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

 

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

 

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.

 

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

 

François COPPÉE (1842-1908) Le Cahier rouge

 

Moineau domestique

Moineau domestique

 

Ordre passériformes
Famille passéridés
Biométrie  :

Taille 15 cm Envergure 25 cm
Poids 30 grammes Longévité 13 ans

  

Tout le monde connait les Moineaux domestiques, « pierrots » ou « piafs » en argot, mais peu de gens leur prêtent réellement attention !

 
Un inconnu familier
On ne le rencontre pratiquement qu’au voisinage de l’homme, dont il est très dépendant, en ville comme à la campagne.
Ce petit passereau est très hardi : il n’hésite pas à s’approcher des promeneurs  pour qu’ils lui donnent miettes de pain et brisures de riz. Ils viennent même se servir directement sur les
tables des restaurants ou des cafés, ou même directement dans nos mains, ou venant attraper au vol la nourriture posée entre nos doigts. Moineau"


Il vient probablement originaire des régions arides du sud-ouest de l’Asie.
Aujourd’hui il est largement répandu sur la planète, depuis la Norvège jusqu’au sud de l’Argentine. « Son association avec notre espèce se perd dans la nuit des temps préhistoriques, quelque part
au Moyen-Orient, au moment où sont apparus les premiers villages sédentaires de chasseurs-cueilleurs voici 12000 ans ».
Les scientifiques ont attendu la deuxième moitié du XXe siècle pour s’intéresser de près aux mœurs sociales de ce sédentaire par excellence.  Moineau

Vendredi dernier, j’étais à la terrasse d’un café aux Tuileries, en train de photographier une oeuvre d’art de la Fiac.

Ce petit piaf, pas farouche, est venu se poser juste devant moi, dans l’espoir que je lui donne à manger. L’occasion était trop belle.

 

sources : www.oiseaux.net

www.jardindesplantes.net

Fiac tuileries 2011 Benches for the Tuileries Garden

Mathieu Mercier
Benches for the Tuileries Garden 2011
Métal, grès
70 x 230 x 70 cm
Présentée par Mehdi Chouakri, Berlin

 

Mathieu Mercier est né en 1970. Il vit et travaille à Paris.  Il consacre son travail essentiellement à l’appropriation d’objets du quotidien, n’hésitant pas à utiliser des matériaux non
nobles (mélaminé, aggloméré, plexiglas). Il s’interroge au travers de ses oeuvres sur l’uniformisation de nos sociétés contemporaines et se pose en héritier du mouvement minimaliste. En isolant
les objets qu’il réalise de tout contexte décoratif ou meublant, il en ôte leur caractère utilitaire afin de se consacrer uniquement à leur aspect artistique.

Il désosse la réalité ordinaire, « un meuble Ikea, un bouquet d’ampoules, une multiprise sans grâce, pour en faire un énorme crâne en bois mélaminé, un concentré d’étoiles, une petite montagne
électrique».

Fiac Tuileries 2011

*Une expo dans le cadre exceptionnel  du jardin des Tuileries. En arrière plan, le musée du Louvre (pavillon Mansart).


Cet artiste à l’esprit vif, amusé et caustique pioche ses idées tous azimuts.

 
« Cheveux en bataille comme un Géo Trouvetou, l’air légèrement en retrait comme un enfant qui doute en silence de l’adulte qui lui fait face, Mathieu Mercier est un personnage autant qu’un
artiste. Les collectionneurs français sont fans de ce mentor de 37 ans, professeur au dandysme décalé, commissaire d’expositions pointues, cofondateur de la Galerie de multiples avec Gilles
Drouault et collectionneur. Posé mais sujet à l’implosion, ce dialecticien dans l’âme a pris possession de l’espace courbe à l’étage du Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Sans titres mais
sans complexes ».


L’art, tout l’art, rien que l’art ?

 « Ce qui m’intéresse dans l’art, c’est la capacité de synthèse. Les formes d’une oeuvre d’art, à quoi elles font penser. Les volumes qu’elle occupe. Les gestes pour la déplacer. Les
références qu’elle implique. C’est pour cela que j’adore les enfants, ils n’ont pas de prisme ni d’a priori et vont droit au but. L’art, c’est exactement ça ».   Fiac Tuileries 2011

*Les bâtiments au fond bordent la rue de Rivoli, qui mène place de la Concorde.

 

Le sens de la formule
Cet  Archimède de l’art, prix Marcel-Duchamp 2003, composa ses premiers bouquets d’ampoules dans les magasins de bricolage, faute d’avoir alors l’atelier nécessaire. « Ça l’amuse, assure ce
malicieux qui a le sens de la formule (« être artiste, c’est vendre des idées de gauche à des gens de droite ! ») ».

 

Avec lui, rien ne se perd, rien ne se crée, il transforme tout.

Il s’inspire de Mondrian en créant une simple étagère noire sur laquelle il a posé un objet rouge, un objet jaune, un objet bleu, trois outils rudimentaires sortis d’un supermarché américain.

« Électron libre à la John Carpenter, cinéaste dénonçant la société de consommation servile et aveugle dans Ils sont parmi nous, l’artiste entend défier « le rouleau compresseur de la télévision
qui transmet tous les ordres que la politique a bien du mal à imposer, cette loi du plus petit dénominateur commun qui efface ce qui est singulier et dispense de réfléchir ». Antidotes ? Se
frotter les yeux et s’interroger devant une porte blindée en acier miroir qui renvoie à la paranoïa du monde. S’interroger devant une épaisse dalle de pierre blanche posée sur un rouleau de
moquette brune et s’étonner qu’on associe sans mystère une tombe et la terre d’un champ éternel. Le jeu est presque freudien, plus profond qu’il n’y paraît.

Fiac Tuileries 2011

*Une oeuvre d’art qui trouve son utilité….


« Cancre, puis presque marginal, j’ai découvert le bonheur d’exister aux Beaux-Arts de Bourges. J’y ai travaillé dur. Sinon, j’aurais pu être un délinquant, un curé ou un clochard. » Il repartira
plus paisiblement sur son vélo dessiné au XIXe siècle par le Danois Pedersen, autre cerveau bouillonnant qui inventa la machine à séparer la crème du lait. Artistes, même combat ? »

 

sources : http://www.lefigaro.fr/culture/2007/11/05/03004-20071105ARTFIG00145-mathieu-mercier-souffle-lair-du-temps-.php

Fiac Tuileries 2011 La somme des hypothèses

Vincent MAUGER
La somme des hypothèses présentée par la galerie Bertrand Grimont : http://www.bertrandgrimont.com/
Fiac 2011 Tuileries

«La somme des hypothèses», courtesy de l’artiste et galerie Bertrand Grimont,bois, acier et aluminium, 5 mètres de diamètre, 2011.

 

 

La FIAC Foire Internationale d’Art Contemporain s’est tenue du 20 au 23 octobre 2011.


Cette sculpture est posée, comme abandonnée, elle peut s’apparenter à une ruine. Elle ressemble à un fragment de construction complexe, délaissé.  Elle évoque une  » construction primitive,
peut-être défensive, mais également l’univers des mathématiques et plus largement de la représentation scientifique ».  Pourtant elle est très construite par sa structure interne. « Une
impression plus agressive et plus chaotique se dégage de la périphérie et donne l’impression d’une explosion dont le mouvement aurait été figé ».

Fiac 2011 Tuileries

L’artiste associe des matériaux, des « techniques de construction et des formes proliférantes,  à la fois archaïques et sophistiquées, et développe ainsi des compositions à grande échelle,
qui questionnent notre relation à l’espace. Il exploite les tensions, les contradictions entre l’esthétique d’un monde virtuel et une dimension plus artisanale, plus brute, entre contamination et
fonctionnalité ».

Fiac 2011 Tuileries
*«La somme des hypothèses», bois, acier et aluminium, 5 mètres de
diamètre, 2011. Courtesy de l’artiste et de la galerie Bertrand Grimont.


“Mon travail porte sur la représentation sculpturale d’un souvenir ou d’une perception mentale d’un espace ou d’un objet. Je souhaite établir une sorte de concurrence entre l’objet réel et une
tentative de matérialisation d’une perception personnelle associée à celui-ci.” Vincent Mauger

Fiac 2011 Tuileries
*Autour d’un noyau de métal s’articulent des pans de bois monumentaux qui découpent notre espace en différents plans, entre un sentiment d’explosion et
d’attirance.

 


Vincent Mauger  est né en 1976 à Rennes. il est représenté par la galerie Bertrand Grimont.

Il vit et travaille à Nantes.
Il est titulaire d’un diplôme national supérieur d’expression plastique, reçu avec les félicitations du jury à l’école des beaux arts d’Angers, en 1999.  Il a continué son cursus, toujours
avec les honneurs : Diplôme national supérieur d’arts plastiques à Paris en 2000, Mastère d’espaces plastiques et espaces numériques à Rennes.


« Vincent Mauger questionne et joue avec la matière et l’espace : il l’emplit, il le vide, il le construit, le déconstruit ou le reconstruit. Ses formes géométriques et monumentales sont
déstructurées, comme des croquis en 3 dimensions d’un espace qu’il reste encore à réaliser, comme ‘une matérialisation d’une perception personnelle. ‘Il utilise de nombreux matériaux, bois,
briques, papier, qu’il brûle, froisse, casse, agglomère. Il aime aussi interroger la réalité du lieu et invite les visiteurs à s’approprier l’espace, comme dans cette chapelle où tout un chacun
peut déambuler entre des montagnes de boules de papier froissé ».
Fiac 2011 Tuileries  

* »La somme des hypothèses», bois, acier et aluminium, 5 mètres de
diamètre, 2011.courtesy de l’artiste et de la galerie Bertrand Grimont.
 

 

En 2010, il participe à l’exposition ‘Dynasty ‘au Palais de Tokyo. En
2011, il participe à la biennale d’Anglet ,montre son travail dans un
solo show à la galerie Bertrand Grimont et à la Foire Internationale
d’Art Contemporain de Paris, où il présente La somme des hypothèses
dans le jardin des Tuileries. Récemment exposées au Lieu Unique
(Nantes) et à Bétonsalon (Paris), ses oeuvres sont également entrées
dans les collections publiques du Centre Pompidou et du Fonds National
d’Art Contemporain.


L’artiste travaille principalement à partir d’éléments de construction bruts, briques, bois, parpaings, et propose des installations de grand format. « Ses sculptures, à la manière d’un Big Bang
inversé, apparaissent comme des paysages déshumanisés, extraits d’une nature que se serait réappropriée une technologie futuriste ».

 

Sources :

http://www.bertrandgrimont.com/Vincent_Mauger-artist-56.html

http://www.biennale.anglet.fr/2011/content/vincent-mauger
http://www.slash.fr/en/artistes/vincent-mauger/portfolio
http://www.evene.fr/celebre/biographie/vincent-mauger-54496.php 

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