Paris autrement

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Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

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Bien faire et laisser braire

Archives pour mars, 2012

Paon du jour

Paon du jour

Jardins du musée Rodin

Paris 7ème

 

Hier après-midi, dans les jardins du musée Rodin, un paon du jour s’est posé par terre, au soleil. Il a passé ainsi quelques longues minutes à se réchauffer sous les chauds rayons du soleil. 

Paon du jour
Pourquoi les papillons sont-ils souvent au sol, ailes écartées?

 

Les papillons sont des animaux à « sang froid ». Pour voler, ils doivent se réchauffer. Cette position leur permet de capter un maximum d’énergie lumineuse. C’est pourquoi les papillons sont peu actifs lors des journées sans soleil.  Paon du jour

Sources : Parc floral de Paris

Eglise Saint Louis des Invalides

Eglise des Soldats Saint Louis des Invalides

 

Près de l’hôtel, cette plaque commémorative avec une inscription insolite.

 

L’hôtel des Invalides a été dirigé par des gouverneurs (1670-1792), un conseil général d’administration (1793-1796), des commandants (1796-1803), de nouveau des gouverneurs (1803-1871), encore
des commandants (1871-1941) et enfin de nouveau des gouverneurs depuis 1941.

Le maréchal Jean-Baptiste Jourdan (1762-1833) fut gouverneur des Invalides de 1830 à 1833.
Sa carrière a commencé sous l’Ancien Régime. Il participa avec La Fayette à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique et devint l’un des plus brillants généraux de la Révolution et de
l’Empire, vainqueur notamment de la bataille de Fleurus (26 juin 1794). Il fut fait maréchal d’Empire en 1804.

Sa carrière militaire est impressionnante, en témoignent ses faits d’armes : Bataille de Jemmapes, Neerwinden,Hondschoote, Wattignies, Fleurus,Sprimont,Vitoria.
Il s’est illustré également en politique : député de Haute Vienne, Président du conseil des Cinq-Cents (assemblée législative française), Conseiller d’État, Gouverneur de Naples, de
Madrid….
Il a reçu plusieurs distinctions : Grand cordon de la Légion d’honneur, Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, Commandeur de l’ordre du Saint-Esprit.

Toute sa vie, Jourdan aura espéré, en vain, le titre de duc de Fleurus, mais Napoléon, se méfiait de ce général républicain auréolé de sa victoire de Fleurus. L’Empereur fit remarquer à Lannes au
sujet de ce titre convoité par Jourdan

« qu’il [Jourdan] aurait un titre plus beau que le mien car je n’ai jamais remporté une victoire ayant sauvé la France»

 

En entrant, dans le coin droit de l’église des Soldats, une borne.

Saint Louis des Invalides 

 Cette borne renferme des parcelles de terre des cimetières américains en France. Saint Louis des Invalides

Sources : wikipedia

Grand Orgue Saint Louis des Invalides

Eglise des soldats (Eglise Saint Louis des Invalides)

Grand Orgue

 

Au dessus du porche, l’orgue repose sur une tribune en pierre ajourée, close par une balustrade qui se développe au-dessus d’une corniche soutenue par quatre consoles.

 Grand orgue église des soldats
Selon la coutume généralement observée dans les instruments importants le  buffet est en deux parties : positif et grand-orgue; mais, au lieu  d’être séparés par la fenêtre des
claviers , ils sont superposés. Cette fantaisie de l’architecte donne à la façade de cet orgue un caractère tout spécial que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Le buffet a une hauteur
d’environ 11 mètres (36 pieds) sur 1,65 m (5,4 pieds) de profondeur ; le positif, haut et large de 3 mètres (9,8 pieds) est de la même profondeur que le grand-orgue. Jules-Hardouin
est certainement à l’origine du dessin de l’orgue.

 Grand orgue église des soldats
« Le positif, qui comprend trois tourelles et deux plates-faces, est épaulé par deux atlantes au torse nu, tenant des guirlandes de fleurs et supportant la corniche sur laquelle repose le
grand-orgue; celui-ci est composé de neuf groupes de tuyaux répartis entre cinq tourelles et quatre plates-faces, reliées aux tourelles par des espèces d’ailerons accompagnés de palmes et de
guirlandes richement sculptées.

 

Chaque tourelle repose sur un cul-de-lampe orné de têtes de chérubins ; celle du centre est sommée d’une couronne royale, les autres sont dominées par des vases à flammes. La menuiserie est
confiée à Germain Pilon pour une somme de 4 000 livres, acceptée le 25 mars 1679. Elle est en bois peint en blanc et rehaussé de filets d’or; les deux atlantes et tous les ornements sont
également dorés ».

 Grand orgue église des soldats
Les ateliers d’Alexandre Thierry ont fabriqué l’orgue, sa composition sonore et sa qualité de facture ne cèdent en rien à la magnificence du meuble qui était destiné à la
recevoir. « À l’origine, l’instrument comprenait 37 jeux répartis entre quatre claviers manuels et pédalier, et alimentés par cinq grands soufflets fournissant du vent à la pression de 8 cm. Le
devis, préparé par Alexandre Thierry et soumis pour consultation à Nicolas Le Bègue, fut accepté le 12 mai 1679″.

 Grand orgue église des soldats
Le 10 octobre 1686,  les organistes Nicolas Le Bègue, Jacques-Denis Thomelin, Gabriel Garnier, et le facteur Hippolyte
Ducastel reçurent l’instrument. Ils demandèrent l’adoucissement du clavier du grand-orgue et quelques améliorations à la soufflerie. La réception définitive eut lieu le 23 mars 1687
par l’organiste Guillaume-Gabriel Nevers et le facteur Robert Clicquot.


« En 1693, l’organiste titulaire, Gabriel Garnier, obtint l’accord de Thierry pour que le facteur Julien Tribuot  ajoute un flûte ouverte 4′ à la pédale, puis en 1718 pour l’ajout d’un
clairon 4′ à la pédale ».


L’orgue assura le service jusqu’en 1793. Pendant la Révolution, abandonné,  il se dégrade rapidement. Le 28 septembre 1795, une commission, composée des organistes Claude
Balbastre, ÉloiNicolas-Marie Miroir, Jean Landrin et des facteurs Jean Somer et François Dallery, déclare
l’instrument hors d’état de pouvoir servir et dans un état de vétusté qui ne permet plus d’en faire usage. Ordre fut donné de fermer la tribune et d’empêcher quiconque d’y pénétrer.

 Grand orgue église des soldats
Lors de la réouverture de l’église,  un devis du 3 mars 1806, est présenté par le facteur Jean Somer. Le montant des réparations s’élève à 8 500 francs. Ce devis est
exécuté. La réception des travaux a  lieu le 7 octobre 1807 par les organistes ÉloiNicolas-Marie Miroir, Jacques-Marie Beauvarlet-Charpentier et
Nicolas Séjean, l’organiste titulaire.

Après l’incendie du 12 août 1851 l’orgue a été complètement restauré.
Une dizaine de jeux subsistent de l’orgue original, en particulier les principaux du grand orgue et du positif, une quinzaine de jeux de Gadault, et les anches et flûtes de la
pédale. Tous les autres jeux sont de BeuchetDebierre.


Sources : http://www.orguesparis.fr/43.html  

Eglise Saint Louis des Invalides

L’Église des Soldats (Saint Louis des Invalides)
Un sancturaire glorieux

 

Attention, ce n’est pas l’église du Dôme.

 

Après l’église royale,il fallait une église pour le culte quotidien des pensionnaires; Jules Hardouin-Mansart s’est inspiré des plans déjà esquissés par Bruant.

Eglise des Soldats
*En 1873, l’architecte Alphonse Crépinet procède à la séparation de l’église des soldats de l’église du dôme au moyen d’un large mur de verre.

 

En 1676, le ministre de la guerre Louvois confie au jeune architecte Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) la construction de l’église que Libéral Bruant n’a su mener à bien. Il s’agit de créer un
édifice où le roi et ses soldats puissent simultanément entendre la messe tout en y pénétrant par des accès différents comme l’exige l’étiquette. Hardouin-Mansart imagine une solution qui associe
avec cohérence et harmonie une église royale, dite “Dôme des Invalides”, et une église des soldats achevée en 1679.

 

Cette église, s’ouvrant sur la cour d’honneur, offre un bel exemple d’architecture classique. Le buffet d’orgue a été réalisé entre 1679 et 1687 par Germain Pilon, menuisier ordinaire des
Bâtiments du Roi.
La nef comprend neuf travées voûtées en berceau percé de lunettes. Le long de la nef, des arcs en anse de panier, surmontés de tribunes, ouvrent sur les bas-côtés. Grâce aux nombreuses baies, une
lumière abondante baigne l’intérieur de l’édifice.

Eglise des Soldats

*Intérieur de l’église des Soldats : derrière le maître-hôtel, la grande verrière sépare la nef du l’église du Dôme. A travers la verrière, on aperçoit
l’intérieur du Dôme, et son  baldaquin.

 

Après l’achèvement de l’ensemble du monument, une grande arcade ouvrira le choeur des pensionnaires sur l’église royale. Toutefois, le rehaussement de l’autel, situé àl’articulation des deux
corps de bâtiments, interdira  toute communication entre les deux assemblées.
Eglise des Soldats

La voûte est ornée de drapeaux et étendards pris à l’ennemi, témoins d’une tradition séculaire. Jusqu’à la Révolution, ces trophées sont accrochés à la voûte de Notre-Dame de Paris. À partir de
1793, ceux qui ont échappé à la destruction sont transférés aux Invalides.
La mission de l’Hôtel est la garde des emblèmes et des trophées de la France. La corniche de l’église présente une centaine de trophées jalonnant l’histoire des armées françaises de 1805 au XXe
s.
Eglise des Soldats

*Le chœur de la cathédrale Saint-Louis est le seul de toutes les églises et cathédrales qui soit, en permanence, orné de drapeaux français.


Sous la nef de l’église, l’ancien caveau des gouverneurs abrite les dépouilles de nombreux grands chefs militaires. Dédiée à Saint Louis et consacrée à la Sainte Trinité, l’église est rattachée
administrativement au musée de l’Armée dès la création de celui-ci en 1905.
Elle est aujourd’hui la cathédrale aux armées françaises.

 

sources : sur site, connaissance des arts, 

http://www.orguesparis.fr/43.html

   

Eglise du Dôme des Invalides

Eglise du Dôme des Invalides

Paris 7ème RER ou Métro : Invalides

 

Un sanctuaire glorieux

 

La construction de l’église du Dôme des Invalides fut un chantier de longue haleine : elle a duré quarante ans. En effet, avant même que la construction de l’hôtel soit terminée, on se préoccupe
de faire bâtir l’église. Elle doit être une pièce essentielle  dans la composition de l’ensemble, et prendre place   dans l’axe majeur de l’édifice.

Eglise du Dôme des Invalides
*Le portail, à deux étages, est majestueux.

 

Louis XIV décide en 1670 de faire construire un bâtiment susceptible d’abriter ses soldats invalides ou trop âgés pour servir. Il confie ce projet à au Secrétaire d’Etat à la Guerre, Louvois, qui
choisit l’architecte Libéral Bruant pour la construction de l’hôtel.

Eglise du Dôme des Invalides
Le projet de l’église, contre toute attente, est retiré à Libéral Bruant , et confié à Jules Hardouin-Mansart. Ce jeune et talentueux architecte n’en est qu’au début de sa carrière. Il réalise la
grande église royale, dite Eglise du Dôme, il reprend les plans de son grand oncle François Mansart, et achève l’église pour le culte quotidien des pensionnaires, l’Eglise des Soldats. Selon les
archives conservées, il s’est inspiré des plans déjà esquissés par Bruant.
Les plus grands artistes de Louis XIV, Charles de la Fosse, Jouvenet et Girardon, se chargent de la décoration. 

Eglise du Dôme des Invalides
* Détail de la coupole : Charles de la Fosse Saint Louis environné d’anges musiciens présente ses armes au Christ.

 

Le 28 août 1706, Louis XIV inaugure l’église du Dôme des Invalides. Un office est célébré sous le Dôme des Invalides en présence du roi et de sa cour. Elle est très solennellement consacrée à
« l’admirable Trinité sous l’invocation de la Sacrée Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, et sous le titre de Saint Louis ». Jules Hardouin-Mansart remet les clés du monument à Louis XIV.
  Eglise du Dôme des Invalides 

*L’église du Dôme des Invalides vue depuis l’avenue de Breteuil.

 

 Sources : connaissances des Arts « Louis XIV aux Invalides »

 

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