Paris autrement

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Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

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Bien faire et laisser braire

Archives pour avril, 2012

Napoléon et les Invalides

Napoléon, comme Louis XIV, est omniprésent aux Invalides.

Le Roi Soleil nous acceuille dès l’entrée, tandis que Napoléon, depuis la galerie, domine la cour d’honneur.  

 

Napoléon repose aux Invalides, tandis que Louis XIV est à la nécropole des Rois de France, dans la basilique de saint Denis (93). 

Hôtel des Invalides

Le jeune général n’a jamais cessé d’entretenir avec les invalides un rapport étroit, une manière de se légitimer et de gagner le cœur des soldats.  Ainsi, le 23 septembre 1800,
l’anniversaire de la fondation de la République, menée par le Premier Consul, se tiendra aux Invalides. Le discours prononcé par son frère, Lucien Bonaparte, fera vibrer la corde nationale des
vieux soldats.


Napoléon organisa en ces lieux les premières cérémonies de remises de la Légion d’Honneur aux officiers méritants.

Hôtel des Invalides
La première distribution des décorations de la Légion d’honneur eut lieu dans l’église des Invalides, le 14 juillet 1804.

 

« La cérémonie est réglée au millimètre. Joséphine, ses belles-sœurs et ses dames d’honneur devancent Bonaparte qui quitte les Tuileries à midi sur un cheval richement harnaché. Il est escorté de
ses maréchaux, aides de camp, colonels, généraux de sa garde et grands officiers, ainsi qu’une interminable haie de soldats, l’accompagnant jusqu’à l’entrée du dôme. Le nouveau gouverneur des
Invalides, le général-sénateur Sérurier, ainsi que le cardinal De Belloy viennent à sa rencontre, Napoléon s’installe sur le trône installé dans le chœur. Depuis l’inauguration de Louis XIV en
1706, on n’avait connu pareille gloire pour le monument. Hauts militaires, Clergé et grands savants se disputent les meilleures places, alors que les élèves de Polytechnique et les invalides,
installés sur des gradins, assistent à tout ce beau spectacle ».

Hôtel des Invalides

*Napoléon souffrait de lithiase biliaire (calculs), ce qui explique pourquoi il avait toujours la main sur son foie.

 

Napoléon dota l’Hôtel d’un budget important, et s’occupa du fonctionnement de l’Institution, ainsi que de sa réputation. Il efface tous les mauvais traitements qu’avait infligé la révolution
française, avec la dégradation des statues, et ainsi il demande à Pierre Cartellier la reconstitution de la statue équestre de Louis XIV, sur le haut relief de la porte d’honneur, sculptée par
Nicolas Coustou.


C’est donc tout naturellement que, en décembre 1840, la dépouille de Napoléon fut déposée dans l’église des Invalides. Louis-Philippe aurait longtemps hésité sur la destination dernière du
célèbre tombeau. Après deux ans de tergiversation, il sera placé sous la majestueuse coupole du Dôme de l’église des Invalides.
Les pierres tombales de Sainte Hélène furent aussi rapatriées et déposées sur le côté ouest de l’église du Dôme.

Hôtel des Invalides
*Ici, l’imposante statue de Napoléon dansla galerie du 1er étage, il est enchaîné.

 

Le frère de Napoléon, Lucien Bonaparte, rêvait d’une grande nécropole militaire. Napoléon, quant à lui, écarte les projets, n’étant pas suffisamment grandiose pour rivaliser avec l’œuvre de Louis
XIV. Finalement cette nécropole verra le jour, et Napoléon y reposera en bonne place, entouré de sépultures de deux de ses frères, Jérôme et Joseph Bonaparte, de son fils, l’Aiglon, ainsi que
celles, plus récentes, des maréchaux Foch et Lyautey, et grands hommes de guerre qui ont servi la France, Foch, Turenne et Vauban.

 

Napoléon dans la Seine
Hôtel des Invalides

« Napoléon trône au premier étage de l’hôtel, bien visible de la cour d’honneur. La statue fut commandée par Louis-Philippe en 1833 au sculpteur Charles-Emile Seurre. Juchée en haut de la colonne
Vendôme, elle en fut descendue en 1863 par Napoléon III pour être remplacée par une image plus digne : Napoléon revêtu de la toge de César. La statue de Napoléon au bicorne, la main dans le
gilet; fut d’abord exposée au rond-point de Courbevoie. A la chute du Second Empire, ce Napoléon de bronze fut jeté dans la Seine. La statue échappa ainsi aux Prussiens en 1870 et à la Commune en
1871. On repêcha la figure en 1876, et on l’oublia durant trente-cinq ans. En 1911, elle trouva sa place aux Invalides. » Lorànt Deutsch

   

Sources : Métronome, wikipedia, les Invalides

Loango Jardin des Plantes Paris

C’était au journal de TF1

 

Une naissance rare en captivité qui a été suivie de près par les soigneurs.

C’est un beau bébé et c’est un peu sa mère. 402 grammes à la naissance et le biberon qu’il réclame, il le boit goulûment 4 fois par jour. Il profite bien, son régime alimentaire s’est enrichi de quelques fruits. Il a tout juste un mois et demi et se porte comme un charme malgré des premiers pas dans la vie un peu compliqués : sa mère l’a rejeté à la naissance.

 

Ce n’est pas une mère de subsitution : six soigneurs se relaient pour s’occuper de lui jour et nuit. Les contacts sont espacés dans le temps pour ne pas créer de liens affectifs trop forts. Ses parents et sa soeur vivent séparés mais à proximité.

Loango
*Des moments de tendresse très émouvants entre Loango et Christelle Hano, sa soigneuse. Loango fait les bisous à la demande!

 

« Il est en contact visuel avec ses parents en continu, il les entend, il les sent et ça c’est très important. Il faut que Loango entre trois et six mois soit réintroduit, réintégré dans son milieu ».
Christelle Hano chef soigneur à la ménagerie du Jardin des Plantes.

 

En attendant ce petit mangabey suce son pouce, fait la sieste ou la grimace devant un fan club digne d une star!

 

20 avril 2012 Auteur : TF1 Loango

*Même s’il est important de ne pas s’attacher l’un à l’autre, cela n’exclut pas les petits câlins, et Loango ne se fait pas prier.

 

Il parait si petit dans les bras de sa soigneuse.

Ecureuil roux

Ecureuil roux

Paris Bois de Vincennes

 

Rencontre avec Nestor, ou Jeannot, les deux mascottes des lieux, baptisés par les forestiers.

 

Dimanche dernier je n’étais pas venue les mains vides.  Quelques noisettes ont fait le bonheur de ce petit gourmand.

 

La noisette dans la bouche, il me surveille du coin de l’oeil.

Ecureuil roux

 Son premier réflexe n’a pas été de la manger.

Ecureuil roux

 Il a préféré l’enterrer, faisant ainsi des provisions pour l’hiver.

Ecureuil roux

Il adopte ce comportement plutôt à l’automne, faisant ainsi des provisions pour l’hiver. Il redécouvre ensuite ses réserves au cours de l’hiver, pendant ses recherches de nourriture. 

Ecureuil roux

 Et voilà la noistte est cachée… mais le restera t-elle jusqu’à l »hiver prochain? Pas sûr, avec ce petit gourmand…

A suivre…  

 

Fontaine Saint Julien le Pauvre

Fontaine Saint Julien le Pauvre

Oeuvre de Georges Jeanclos

Square Viviani, toujours.

Fontaine St julien le Pauvre

*Derrière la fontaine, la petite église Saint Julien le Pauvre, et devant elle le robinier, le plus vieil arbre de Paris.

 

Georges Jeanclos, Georges Jeankelowitch pour l’état civil, né en 1933 à Paris, a été formé à l’Ecole des beaux-arts. Un premier Grand Prix de Rome, en 1959, l’amène pour quatre ans à l’Académie
de France, la villa Médicis.
Georges Jeanclos est fortement imprégné du traumatisme du génocide juif, et plus généralement de tout le poids des souffrances et détresses humaines, de la spiritualité chrétienne (bien que
Jeanclos soit issu d’une famille juive).
Pourtant, son oeuvre dégage pourtant une étrange sérénité. « Dans son aspect, son art est fortement influencé par des antiques statues de terre étrusques. D’ailleurs, la plupart de ses œuvres sont
faites de terre grise, matériau qui ne contribue pas à leur donner un pouvoir d’émotion tout particulier.
Son travail est précieux et fragile, ce que l’artiste présente lui-même comme une influence du bouddhisme Zen.

Fontaine St julien le Pauvre
Ses personnages, aux visages lisses, aux crânes chauves, sont vêtus d’étranges étoffes, draps de lits, ou linceuls, parfois haillons. Certains font fortement penser aux momies
précolombiennes ».
Le critique d’art français Pierre Morel dit :
« Une fois qu’on l’a rencontrée, l’œuvre de Georges Jeanclos ne peut plus s’oublier… Les mots qui viennent à l’esprit sont douceur – tendresse – silence – pitié. »

Fontaine St julien le Pauvre
« Dans son atelier à la Bastille, le sculpteur Georges Jeanclos aimait montrer sa façon très modeste de travailler la terre glaise. Il l’étirait jusqu’à former une mince galette, puis frappait
celle-ci, d’un geste sec, contre des objets, des plans ou même le sol. Ces surfaces, mises ainsi en contact avec la terre, la marquaient de leur texture. Par une série de gestes minutieux,
Georges Jeanclos procédait alors à l’enroulement par ces bandes fines, parfois déchiquetées, de ses personnages qui acquéraient ainsi une stature monumentale, même lorsqu’ils étaient de petites
dimensions ».
 

sources : wikipedia et
http://www.liberation.fr/culture/0101212762-georges-jeanclos-rejoint-ses-dormeurs-le-sculpteur-est-decede-a-63-ans

 

Le square Viviani est petit, mais plein de richesses. A suivre ultérieurement!

Eglise Saint Julien le Pauvre

Eglise Saint Julien le Pauvre, vue depuis la rue St Julien le Pauvre.

    St Julien le Pauvre

* La dalle rescapée de l’ancienne voie romaine est à droite, on aperçoit aussi le vieux puits à margelle.

 

Le siège de l’université :lorsque l’Université fut organisée, le recteur siégea dans cette église.

 

Voici une des plus vieilles églises de la ville de Paris.

A l’époque au 12è siècle elle abrite une communauté de moines clunisiens et joue un rôle très important dans la vie intellectuelle du quartier. Si la façade actuelle de l’église date du 17è
siècle, on voit encore à l’extérieur de beaux contreforts de la fin du 12è siècle mais aussi des restes de chapiteaux et de colonnes typiques des architectures romanes d’Ile de france.

St Julien le Pauvre

*Des anciennes colonnes typiques de l’architecture romane. 

 

C’est ici que vont venir siéger les assemblées de l’université qui donc peu à peu délaissent les rues et les places au profit de collèges de théologie et d’écoles. En fait les lieux
d’enseignement vont tellement pulluler sur la rive gauche que c’est elle même qui va finir par se faire appeler l’université. L’enseignement s’étend, se multiplie mais surtout s organise. A
l’époque nous sommes en pleine période d’accumulation des connaissances et Paris déborde de sociétés savantes. Les étudiants y sont parisiens, riches ou pauvres, mais viennent aussi de tout le
royaume et parfois même de l’étranger. Ils investissent le quartier latin que l’on appelle ainsi parce qu’on y étudie en latin.

    St Julien le Pauvre

*Des vestiges de l’ancienne église.

 

Ci_dessous, la plaque qui figure au dessus de l’entrée de l’église Saint Julien le Pauvre, qui rappelle qu’elle joua un rôle intellectuel dans le
quartier.

St Julien le Pauvre 

 

Source : Lorànt Deutsch Métronome France 5

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