Paris autrement

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Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

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Bien faire et laisser braire

Archives pour mars, 2015

Maison de Kiso Jardin d’Acclimatation

Maison de Kiso

Jardin d’Acclimatation Bois de Boulogne Paris 16

 

Maison de Kiso

La Maison de Kiso est une authentique maison de paysans japonais telle qu’on pouvait en voir au milieu du XIXe siècle dans la province de Nagano, au centre du Japon.

Superficie 97m 2 Longueur 11,8 m largeur 8,20 m, hauteur 4,5 m poids 10 tonnesMaison de Kiso Jardin d'Acclimatation

Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

 

Une maison rurale du Japon

Cette minka est arrivée en France en 1999, quand elle fut offerte à l’ethnologue Madame Jane Cobbi qui créa l’association « La Maison de Kiso » afin de préserver ce patrimoine exceptionnel. Elle a été conservée quelques années mar le Museum National d’Histoire Naturelle avecle soutien de Louis Vuitton. Elle a été restuarée parl’architecte M. Makoto Furihata et son équipe ce charpentiers venue du Japon et est installée au Jardin d’Acclimatation depuis 2001. Elle est désormais la voisine de la célèbre Fondation Louis Vuitton.

Construite sur le modèle classique des habitations rurales et selon des techniques ancestrales, elle est faite de piliers de bois posés à égale distance sur des blocs de pierre taillés et reliés par des parois de bois avec toit en bardeaux de résineux. Son poids est de 10 tonnes et sa superficie de 97 m2.

Le bâtiment principal comprend un espace d’habitation qui occupe les deux tiers et une ancienne écurie, uma-ya,de 30 m2 environ, dont une partie, recouverte d’un plancher, est utilisée en lieu de travail pour les jours de pluie.Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

Pour pénétrer dans l’habitation, on doit gravir une marche de bois et franchir une petite entrée carrée. Une porte coulissante ouvre sur l’intérieur, dont le plancher est surélevé. La pièce principale est divisée en deux par des portes coulissantes, est longée côté sud par la chambre à coucher, avec ses coffres à vêtements et ses commodes à tiroirs, et du côté nord par la remise où sont conservés les denrées alimentaires et les produits macérés dans de grandes cuves en bois.

Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

Cette maison, construite vers 1861-1863, alors même que le Jardin d’Acclimatation était inauguré par Napoléon III et l’Impératrice Eugénie en 1860, recèle de nombreux détails dans son aménagement et dans sa décoration qui témoignent de la manière de vivre à cette époque.

On peut dater précisément son édification vers 1862 grâce à la pièce de monnaie trouvée sous une poutre, et qui porte le nom du règne impérial Bunkyu de 1861 à 1863.

Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

Un missionnaire portugais du XVIe la décrit ainsi :
« Les maisons de ce pays sont basses, elles sont bien faites, entièrement de planches; elles ont des toits de bois avec de nombreuses pierres dessus en raison des vents et elles ne sont pas clouées. Ces maisons sont à une coudée du sol, les planchers sont couverts de matelas de paille très propres et très bien faits, où nul ne marche chaussé. Ces maisons n’ont aucune sorte de fermeture u de serrure…chaque maison a son métier à tisser et son fourneau, son moulin de bois pour piler le riz et une meule de pierre pour moudre le blé… » Jorge Alvarez 1545Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

L’habitation d’un « trésor vivant »
La maison a été soigneusement entretenue par ses occupants, qui vivaient de riziculture et d’artisanat.Leur héritage technique et culturel, transmis de génération en génération, nous est aujourd’hui restitué sous des formes tangibles, aussi bien que dans l’esprit du lieu, où se manifestent le respect  des matériaux et la recherche d’une sobriété esthétique.

Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier grand-père à vivre dans cette maison tressait des paniers de toutes tailles, que l’on venait chercher de loin. La grand-mère perpétuait le travail du chanvre dans ses opérations successives, rouissage, filage, tissage avec une persévérance exceptionnelle. Son savoir-faire lui valut d’être nommé « Trésor vivant » du département de Nagano en 1972. Ses outils et son métier à tisser ont été fidèlement conservés après sa mort, parmi le mobilier de la maison.Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

L’ambiance intérieure
Le coeur de l’habitation est un âtre carré, irori, autour duquel sont posés des coussins pour les membres de la famille ou leurs visiteurs. Une marmite ou une bouilloire en fonte est accrochée à une crémaillère, jizai-kagi, bloquée par une pièce de bois en forme de poisson.
Les outils et objets d’usage courant sont autant d’indices des activités domestiques et du déroulement de la vie quotidienne.

De chaque côté de l’habitation, desparois mobiles coulissent pour laisser passer lalumière.La couleur sombre du plancher et des cloisons ocntraste avecla blancheur mate du papier des portes coulissantes. Partout, la patine etlelustre du bois attestent l’ancienneté de lamaison. Il en est de même des formules de protection en papier brun, o-fuda, rapportées autrefois des temples et des sanctuaires.
Ce petit intérieur aux boiseries rend sensible cette tonalité sourde et obscure qui traverse toute le culture japonaise, où l’espace de vie le plus humble aux créations les plus sophistiquées.Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

L’espace du repas
Les repas sont pris autour de l’âtre de la pièce principale, chacun est assis sur un coussin à la place qui lui est réservée, les enfants sont réunis autour d’une table basse.
L’ensemble du repas est servi sur un plateau individuel, en forme de boîte carrée à couvercle, en bois laqué, où sont rangés baguettes et récipients du repas : bol à riz en grès ou porcelaine, bol à soupe en bois laqué avec couvercle, assiettes à légumes, gobelet à thé, et coupe à saké.

 

Les cultes domestiques
Dans l’ensemble des maisons japonaises, surtout en milieu rural, deux espaces distincts sont aménagés l’un pour les cultes aux ancêtres, l’autre pour les divinités protectrices.Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

L’autel des ancêtres, butsudan, est installé dans une petite armoire ou une niche aménagée dans la cloison : devant la photo des ancêtres, et leurs noms inscrits sur des tablettes, sont disposées diverses offrandes : fruits, pâtisseries, fleurs, bougies et bâtons d’encens.Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation
Une longue étagère en bois, kamidana, aménagée au dessus de la pièce principale, est vouée aux divinités tutélaires, évoquées par des formules sacrées.On place ainsi sous leur regard protecteur la vie de la maisonnée, jusqu’aux cadeaux reçus qu’on leur présente un moment avant de les ouvrir et de les partager.

La chambre
Les parents et les jeunes enfants dorment dans une petite pièce recouverte de nattes où sont pliés le jour les matelas et édredons, futon, que l’on déroule chaque nuit. Cette pièce contient aussi les coffres et commodes en bois de paulaownia, fin, remplis des vêtements de toute la famille, mais aussi nécessaires à couture et à écriture, coiffeuse, coussins, bouillotte, etc.

L’entrée
Par souci de propreté, les Japonais se déchaussent toujours en entrant dans les maisons. Ils marchent pieds nus ou en chaussettes sur les tatamis,en pantoufles sur le plancher.Les sandales sont alignées dans l’entrée.Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fête des poupées Hinamatsuri
La fête des poupées est célébrée dans tout le Japon le 3e jour de la e lune : le 3 mars du calendrier moderne, ou fin mars selon le calendrier ancien, c’est alors la période de floraison des pêchers, d’où son nom, « fête des pêchers » momo no sekku.
On installe sur des estrades en gradins des poupées qui représentent des personnages de la cour impériale, en vêtements de l’ère Heian, 9e-12e siècle, période d’origine de la fête.Maison de Kiso Jardin d'Acclimatation
Au sommet est installé le couple impérial,,Dairi-bine. L’empereur portela coiffe de cérémonie, l’impératrice est habillée du jûni-hitoé, constitué de 12 kimonos superposés. Au-dessous se trouvent cinq musiciens, Gonin-bayashi : joueurs de grand tambour Taiko, de petit tambour à main Kozutsumi, ou de flûte Fue, et chanteur Utaikata au centre.

Jardin d’Acclimatation Le temps des colonies

Jardin d’Acclimatation

Bois de Boulogne Paris 16 

 

Une plaque discrète,apposée à l’entrée du Jardin d’Acclimatation, a attiré mon attention. Elle relate une époque peu glorieuse de l’histoire du Jardin. C’était l’occasion de chercher à en savoir un peu plus.

Jardin d'Acclimatation

A l’époque du Jardin zoologique d’Acclimatation

 Le temps des colonies

Expérimentation scientifique, curiosité pour l’autre, expansion coloniale, passion de l’exotisme… 

De nombreuses manifestations s’inscrivent, en effet, dans le cadre de l’expansion coloniale. Elles contribuent à forger dans l’imaginaire français la représentation stéréotypée des populations colonisées. Certes, elles favorisent la rencontre et la découverte de l’autre, comme le souligne en 1903 le Guide du promeneur : « Les exhibitions ethnographiques, dont le Jardin d’Acclimatation a comme le monopole, ont le double mérite d’éveiller la curiosité de la foule et de l’instruire en mettant sous ses yeux des races humaines ».

Jardin d'Acclimatation Le temps des colonies

Elles sont du reste soutenues par la communauté scientifique. Ainsi, la Société d’anthropologie vient « examiner avec soin les indigènes campés à la porte de Paris ». Le célèbre Charles Darwin, père de la doctrine évolutionniste, est l’un des 400 000 visiteurs de l’exposition fuégienne. C’est l’époque où la science se lance dans l’exploration de l’espèce humaine. Ambitionnant de réaliser un inventaire photographique des populations, le géographe Roland Bonaparte (1858-1924) vient, lui aussi au Jardin, observer « de près et en détails ces échantillons d’une race humaine ».

Jardin d'Acclimatation le zoo humain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À l’image du condamnable comte de Gobineau ou du naturaliste Joseph Deniker, l’anthropologie naissante tente de déterminer et de classifier de prétendues « races » selon des caractéristiques morphologiques. S’imposant alors dans les milieux savants, ce « racialisme », qui tend parfois à virer au racisme, est une idéologie pseudo-scientifique que véhiculent hélas, les manuels scolaires et les exhibitions ethnographiques. Elle est aussi pour certains la justification d’une politique coloniale. Elle sera le fondement de l’horreur nazie.

Jardin d'Acclimatation visite du zoo humain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heureusement, le sensationnalisme recherché par la direction du Jardin est désavoué par la Société d’acclimatation. L’anthropologue Paul Topinard (1830-1911) condamne, à son tour, l’exploitation de vingt-six Somalis : « On a parqué ces malheureux dans une enceinte qui offre absolument la physionomie de celles qu’on a réservées aux kangourous… Sous les regards stupides d’une multitude sans pitié, on les a fait sauter, danser, hurler… Quand cessera-t-on (sous prétexte de science, hélas !) de traiter de la sorte cette noble créature humaine ? » Son appel n’est pas entendu, même après que trois Indiens Galibi de Guyane soient morts en 1892 à cause du climat parisien. La série d’exhibitions s’achève en 1931 sur une mystification : une centaine de Kanaks est hébergée dans des cases primitives et présentée à un public crédule comme des « sauvages polygames et cannibales ».

 

A l’époque du Jardin zoologique d’Acclimatation

Des spectacles ethnographiques

De 1877 à 1931, le Jardin d’Acclimatation expose des groupes originaires de contrées lointaines. Ces manifestations suscitent hélas un vif engouement.

Jardin d'Acclimatation zoo humain

Jardin d’Acclimatation zoo humain

Cette mode remonte à 1810 quand une jeune Africaine callipyge, surnommée « la Vénus hottentote » (1789-1815), est exhibée d’abord à Londres puis à Paris où elle est notamment examinée par Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. C’est le petit-fils de celui-ci, Albert, qui lance véritablement en France la vogue, profondément discutable, voire choquante, de ce que l’on va appeler des « attractions humaines ». Il s’inspire des exhibitions anthropozoologiques réalisées par l’Allemand Carl Hagenbeck (1844-1913), le « roi des zoos », qui, en 1875-1876, montre successivement au public des Lapons, trois Nubiens, une famille d’Inuits groenlandais.

Jardin arrivage d animaux Nubiens 13 Nubiens Amrans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Achantis au Jardin d’Acclimatation, 1887

Dès août 1877, Saint-Hilaire organise un « spectacle ethnologique ». Des Africains – « quatorze grands gaillards drapés de blanc, au corps de bronze, à la chevelure bizarre », d’après la revue La Nature – escortent des animaux du Soudan. Le succès est foudroyant. L’Illustration note : « Des foules se pressent sans hésitation ; chaque jour, des visiteurs abondent ». Geoffroy Saint-Hilaire se félicite d’une « opération fructueuse, aussi bien du point de vue purement financier que scientifique ».

Jardin d'Acclimatation Les Achantis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le résultat est si encourageant que le Jardin renouvelle l’expérience en novembre avec six Esquimaux. La fréquentation annuelle double pour atteindre 830 000 entrées ! L’année suivante, les Parisiens affluent pour voir d’autres « individus singuliers », des Gauchos argentins et des Lapons : le nombre total de visiteurs frôle le million !jardin zoologique d acclimatation.

jardin zoologique d acclimatation

Il s’agit d’un phénomène de masse qui affecte de nombreux pays occidentaux, comme l’Allemagne où sont exhibés plus de trois cents groupes ethniques en soixante-dix ans, ou bien en Suisse où de tels spectacles sont proposés à Zurich jusqu’en 1960 ! En France, les expositions universelles et coloniales, les foires régionales, les music-halls comme les Folies Bergère s’emparent à leur tour d’une attraction si lucrative.

Jusqu’à la Première guerre mondiale, le Jardin d’Acclimatation organise une trentaine d’exhibitions de groupes dits pittoresques tels que des Fuégiens, des Cosaques, des Hottentots, des Malabars, des Derviches ou des Galibis de Guyane qui naviguent sur le petit lac à bord de pirogues.

Jardin Indiens Galibis chemins de fer de l ouest Porte Maillot BIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une Laponne met même au monde une petite fille baptisée « Parisienne ». En 1883, plus de 900 000 curieux viennent observer, en juin, vingt-et-un Ceylanais, en juillet, deux familles d’Araucans des Andes, en septembre, vingt-deux Kalmouks de Sibérie et, en octobre, quinze Indiens du Nebraska.

Jardin d'Acclimatation Somalis

 

Aujourd’hui, c’est autour de l’égalité entre les peuples, de la fraternité des nations que le Jardin d’Acclimatation invite, chaque printemps, un grand pays du monde à s’installer dans ses allées et à envahir pacifiquement ses 19 hectares.

 sources :
http://motsetmauxdemiche.blog50.com/archive/2011/01/16/le-zoo-humain-au-jardin-d-acclimation-de-1931.html
http://www.deshumanisation.com/phenomene/zoos-humains?start=1
http://www.jardindacclimatation.fr/
et sur site

Le Pigeonnier du Jardin d’Acclimatation

Jardin d’Acclimatation

Bois de Boulogne Paris 16

 

Le Pigeonnier

Il est omniprésent, et ce dès l’entrée dans le jardin d’Acclimatation.Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un refuge pour les facteurs ailés

Le siège de Paris par les troupes prussiennes a démontré la vaillance et l’utilité des pigeons voyageurs dans le maintien des communications.

Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Après la guerre de 1870, le ministère de la Guerre a décidé de doter la France d’un réseau de colombiers militaires. Lepremier  est construit en 1875 au Jardin d’Acclimatation sous la direction de l’administration des Postes. En 1880, Albert Geoffroy Saint-Hilaire l’achète à l’Etat au nom de la Société du Jardin d’Acclimatation.Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spécialiste de fauconnerie à la réputation mondiale, Pierre-Amédée Pichot qualifie cet édifice élancé de »pigeonnier modèle ». Il le décrit également en ces termes: »C’est une vaste tourelle de quatre étages, bâtie entièrement en briques et fer et pouvant contenir 200 paires de pigeons ».
Les volatiles sont soumis à la conscription et sont inscrits à Paris sur un registre, afin de pouvoir les réquisitionner en cas de besoin. Ils sont en outre régulièrement exercés. A cet effet,le jardin patronne le sport colombophile et impressionne chaque année grâce à ses lâchers de milliers de pigeons.Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des  concours réunissant des participants de nombreux pays sont, eux aussi, couronnés de succès. Le Jardin d’Acclimatation présente une exposition de pigeons voyageursà laquelle sepresse une foule curieuse d’admirer les vainqueurs internationaux de 1872,1873 et 1874 et les représentnats des meilleures races anglaise et belge dont l’établissement a fait l’acquisition.

En 1875, un célèbre fauconnier britannique, John Barr, donne d’ailleurs des séances de vol au leurre qui passionnent le public.

Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Jardin abrite aussi dans ses volières des pigeons sauvages, comme le gouras couronné des Moluques, à la huppe soyeuse et au roucoulement étrange, le pigeon carpophage, au plumage brillant et au bec de perroquet, la colombe grivelée d’Australie, la colombe poignardée à gorge rougeâtre et la colombe lumachelle à reflets bronzés…

Témoin de cette époque, lepigeonnier trône toujours au coeur du Jardin d’Acclimatation. Il forme son point culminant à 25 mètres de hauteur.

 

L’art de la guerre dans les airs :  un enjeu stratégique

Soixante kilomètres par heure, c’est la vitesse qui, dans les transmissions militaires en 1860, différencie la victoire de la défaite.Et ce n’est pas un véhicule qui permet d’atteindre cette vitesse – il faudra encore patienter 50 ans – mais … un pigeon.

Ce volatile devient alors un auxilaire milaitaire et bénéficie, à ce titre, d’installations spécifiques.Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chef d’oeuvre de la colombophilie
Alors qu’il a été construit après le siège deParis, en 1870, la légende de la IIIe République naissante et, en parfait anachronisme, y décrit rapidement Léon Gambetta envoyant des messages à l’Armée de la Loire, censée dégager la capitale des troupes prussiennes, avant que le fameux tribun ne la rejoigne en ballon.Le Pigeonnier vue intérieure BIS

Le Pigeonnier du Jardin d’Acclimatation est un chef d’oeuvre d’ergonomie fonctionnelle : un carré, deux cercles concentriques et un arc de cercle en matérialisent le plan. D’une hauteur de 25 mètres et d’un rayon de 8 mètres, cette tour en briques se structure autour d’une armature métallique cerclée. Les alvéoles en ciment armé sont montées en cylindre. Le Pigeonnier plan 1er étage

La conception du bâtiment vise à optimiser les performances despigeons. L’édifice bénéficie d’un monte-charges, mais dela taille d’une cage à pigeon; les hommes doivent utiliser  un étroit escalier à vis d’un rayon de 160 m.Le Pigeonnier

Le Pigeonnier vues

L’espace ainsi dégagé est récupéré pourl’installation d’une centaine de boulins par étage, soit quatre cents au total, et pour l’aménagement de larges ponts d’envols sur quatre niveaux disposant chacun de quatorze guichets.

Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un avenir radieux
Au regard des progrès accomplis par la science depuis 150 ans, on serait tenté de sourire. Or, une étude de la faculté de biologie de l’Université  de Francfort a établi, en 1995, que l’aptitude de spigeons à s’orienter réside dans leur perception des champs magnétiques terrestres et que ce sont les seuls animaux domesticables doués de cette qualité.

N’est il pas réconfortant de savoir que,  même si toute notre technologie de communication complexe vient à connaître des problèmes, le Pigeonnier du Jardin d’Acclimatation veille, tel un bon géant, prêt à être remis en service?Pigeonnier Jardin d'Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources : sur site

Bizareries culinaires pendant le siège de Paris au Jardin d’Acclimatation

Jardin d’Acclimatation

Bois de Boulogne Paris 16 

 

Une des fabriques de la Petite Ferme est une crêperie. C’est l’occasion de nous intéresser aux menus proposés pendant le siège de Paris.Jardin d'Acclimatation

Jardin d'Acclimatation

Menus extravagants et bizarreries culinaires
La durée du siège et la rigueur du climat (le thermomètre chute à – 12° C) provoquent à Paris une effroyable famine. Bien que les arbres du Bois de Boulogne soient coupés, le Jardin d’Acclimatation ne parvient plus à chauffer les serres. Manquant de grains et de fourrages, il ne peut nourrir les animaux et se résout finalement à les sacrifier.

Faute d’aliments ordinaires, les Parisiens se tournent d’abord vers la viande de cheval dont la consommation avait été introduite quatre ans plus tôt, sur la recommandation d’Isoire Geoffroy Saint-Hilaire. la queue à la boucherie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Réservée à l’origine aux plus pauvres, elle devient un aliment recherché. Mais les 65 000 chevaux abattus ne suffisent pas. Les boucheries vendent alors du rat (3 francs), du chat (dix francs) et du chien (12 francs). queue pour la viande de rat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En décembre 1870, les animaux du Jardin d’Acclimatation sont mis à contribution. Les singes, jugés trop proches de l’homme, sont néanmoins épargnés. Le redoutable critique dramatique Francisque Sarcey (1827-1899) donne un aperçu des « menus extravagants et bizarres » que proposent certains restaurants de luxe : cuissot de loup, terrine d’antilope, filet d’ours, civet de kangourou, chameau rôti à l’anglaise, daube de python, galantine de paon… Célèbre pour ses reportages du siège, le journaliste britannique Thomas Gibson Bowles (1841-1922) raconte avoir mangé du chameau, de l’antilope, du chien et de la mule.Quant à Edmond de Goncourt, il note dans son journal à la date du 31 décembre 1871 : « Au milieu de viandes anonymes et de cornes excentriques, un boucher offre des rognons de chameau ».  queue à la porte d'une épicerie

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà ce qu’on peut lire sur le menu : Galantines de mufles, andouillettes et boudins de dada, rats à la crapaudine, haricot de chien, cheval à la mode, civet de lapin de gouttières, gigot d’antilope, mulet, âne, filet d’éléphant, phoque, cardons à la moëlle de mulet, barbes de capucins à l’huile Carcel, 1ère qualité, crêpes au suif, plum-pudding à la graisse de bosse de chameau.

Grand dîner parisien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Aujourd’hui, plus de 300 animaux vivent au Jardin d’Acclimatation : lamas, aurochs, daims, chèvres du Rove, ara bleu, canards pompons qui ne sont pas censés finir dans une assiette !Jardin d'Acclimatation

Jardin d'Acclimatation Paris

Le siège de Paris
1870 ou les durs instants du siège de Paris
La guerre franco-prussienne de 1870 dévaste le Jardin d’Acclimatation

Après le désastre de Sedan le 1er septembre 1870, l’Empereur Napoléon III se rend à son vainqueur et la perspective du siège de Paris se rapproche. Le Bois de Boulogne, dont l’accès est désormais interdit, accueille de larges troupeaux de bêtes (30 000 boeufs et 180 000 moutons) destinées à l’alimentation des Parisiens. La direction du Jardin d’Acclimatation décide de confier les animaux les plus précieux à des parcs de province et des zoos étrangers. Mais cette évacuation cesse rapidement, en raison de l’interruption les liaisons ferroviaires.

Le 19 septembre 1870,Paris est entièrement encerclée par les armées prussiennes. Ce terrible siège, qui isole totalement la capitale, dure jusqu’au 28 janvier 1871, soit 135 jours. Après la coupures des lignes télégraphiques, les seules liaisons avec l’extérieur s’opèrent par l’intermédiaire de ballons montés et de pigeons. construction de ballons poste

liste des ballons sortis de Paris

Dix jours avant le début du siège,le préfet du Nord avait pris la précaution d’expédier au Jardin d’Acclimatation 1500 pigeons voyageurs, escortés par deux colombophiles, J.François et H. Leman, chargés de les soigner et de les lâcher pour qu’ils rapportent à leur point de départ des informations sur la situation dans la capitale.

lecture et ranscription des dépêches

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Certains pigeons transportent les premiers microfilms, inventés par le photographe René Dragon(1813-1900). Egalement appelés pigeongrammes, il s’agit de photographies miniutarisées contenant 3000 messages.

Mais les Prussiens interdisent la possession de pigeons sous peine de mort. D’abord les lanciers uhlans puis des faucons spécialement acheminés d’Allemagne, font la chasse à ces volatiles qui inspirent à l’essayiste Paul de Saint-Victor (1827-1881) un texte grandiloquent intitulé « Les Pigeons de la République » et publié par la gazette du siège : « Ils sont les colombes de cette Arche  immense battue par les flots de sang et de feu. La frêle spirale de leur vol dessine  dans les airs l’arc en ciel qui prédit la fin des tempêtes. L’âme de la patrie palpite sous leurs petites ailes. Que de larmes et que de baisers, que de consolations et que d’espérances,tombent de leurs plumes mouillées par la neige ou déchirées parl’oiseau de proie! Plus que jamais aujourd’hui, ils sont les oiseaux de l’amour! » 

colombophilie

La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation Lamas

Jardin d’Acclimatation

Bois de Boulogne

Paris 16

 

Lamas d’Amérique du Sud

Bonjour, je m’appelle Kimalama.

La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

Mes camarades et moi  sommes originaires d’Amérique du Sud.

La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Herbivores, nous sommes capables de chercher notre nourriture sur des terrains accidentés, grâce à la petitesse de nos sabots. Nous ne sommes pas très utiles pour porter mes sacs ou les provisions lors des randonnées en montagne.

Comportement

La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce mammifère de taille moyenne, appartient à la famille des camélidés. Il peut mesurer jusqu’à 1,20 m de hauteur. Il vit en petit groupe. Lorsqu’ils s’affrontent ou sont intimidés, les lamas abaissent les oreilles et crachent sur leurs adversaires.

Nourriture

Herbe, feuilles, graines, fruits, baiesLa Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

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Habitat
Amérique du Sud. Le lama a été introduit en Europe au XIXe siècle.

Tout à coup, l’attention des lamas a été attirée par quelque chose, ils se sont tous dirigés vers le bout de l’enclos pour suivre des yeux …La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

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…un équipage tiré par deux magnifiques chevaux blancs, cocher en houppelande…

La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

Petit moment de détente

La Petite Ferme Jardin d’Acclimatation

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Sources : sur site 

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