Paris autrement

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Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

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Bien faire et laisser braire

Archives pour mai, 2015

Cérémonie d’entrée au Panthéon Spectacle son et lumière

Les cérémonies d’entrée se sont clôturées par un spectacle son et lumière sur la façade du Panthéon. Le public a été invité à prendre place dans les tribunes officielles pour assister au spectacle (capacité de 850 personnes). Avant que vous ne m’en fassiez la remarque, les deux tribunes étaient placées sur le côté du Panthéon, et la configuration des tribunes fait que la vue sur l’édifice est en partie masquée par la bâche de protection en cas de pluie. On ne peut pas tout avoir, si j’avais été dans la rue en face, j’aurais moins bien vu, même en face j’avais les tribunes, et le service d’ordre. C’est déjà bien que le public ait accédé aux tribunes. Il y a eu une seconde représentation pour permettre au plus grnd nombre d’assister au spectacle de façon privilégiée. L’organisation des cérémonies était au cordeau, le timing respecté.

Je regrette les trop nombreuses critiques par rapport à tout ça. Pourquoi ne pas tout simplement en profiter?  Si rien n’était fait il y aurait aussi des critiques.Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Je vous invite à regarder et écouter la vidéo jusqu’au bout, afin de profiter de l’interprétation exceptionnelle du chant des partisans par Camélia Jordana, à donner le frisson, et à capella.

  

Camélia Jordana interprète le chant des partisans

« J’étais très émue que l’on me propose de chanter ». C’est ensuite la France entière qui rendra un hommage aux quatre résistants. Les portes du Panthéon seront ouvertes et plus tard dans la soirée et des images vidéo seront projetées sur la façade, où l’on pourra voir et entendre les voix des quatre panthéonisés. En fond sonore résonnera le chant des partisans, fredonné par Camélia Jordana.Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

« C’est une chanson que je trouve très belle et très importante. Et j’étais très émue que l’on me propose de chanter. Et l’histoire de la France c’est quelque chose que l’on m’apprend depuis que je suis toute petite », commente-t-elle sur Europe 1.

Ce n’est que le lendemain, au cours d’une cérémonie intimiste cette fois, que les cercueils seront descendus dans la crypte du Panthéon.Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Le Chant des partisans

Le Chant des partisans ou Chant de la libération est l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. La musique, initialement composée en 1941 sur un texte russe, est due à la Française Anna Marly, ancienne émigrée russe qui en 1940 avait quitté la France pour Londres. Les paroles originales en français ont ensuite été écrites en 1943 par Joseph Kessel, également d’origine russe, et son neveu Maurice Druon qui venaient tous deux de rejoindre les Forces françaises libres.Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

« II a été chanté dans les prisons. Les passeurs le sifflaient pour signaler aux clandestins que la voie était libre. Et j’ai su que des condamnés à mort l’avaient chanté face au peloton d’exécution, et qu’il leur avait été tranché dans la gorge. J’ai toujours pensé que le chant appartenait à ceux qui l’avaient chanté sous l’Occupation, et plus à ses auteurs.» Maurice DruonSon et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Son et lumière au Panthéon cérémonies d'entrée au Panthéon

Le chant des Partisans

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu´on enchaîne?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c´est l´alarme.
Ce soir l´ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades!
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite!
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…

C´est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

Ici chacun sait ce qu´il veut, ce qu´il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l´ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Sifflez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute…

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh…

Panthéonisation de quatre résistants français

Après les cérémonies de Panthéonisation, les cercueils des quatre résistants Jean Zay, Pierre Brossolette, Geneviève De Gaulle Anthonioz et Germaine Tillion étaient exposés dans la nef du Panthéon pour permettre au public de venir leur rendre un dernier hommage. Beaucoup de Parisiens étaient présents, mais aussi des touristes étrangers.

Panthéon

 

  

 L’histoire vous étreint, vous prend aux tripes….   Eric ZemmourPanthéon

Le Panthéon, sur le fronton duquel figure la devise Aux grands hommes la patrie reconnaissante, n’accueillait jusqu’ici que deux femmes parmi soixante et onze personnalités : la physicienne Marie Curie, Prix Nobel de physique puis de chimie, et Sophie Berthelot, qui n’y repose toutefois qu’en sa qualité d’épouse du chimiste Marcellin Berthelot.Panthéon

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Quatre héros de la Résistance font leur entrée au Panthéon

Pierre Brossolette, le visionnaire flamboyant

Né à Paris le 25 juin 1903, normalien, reçu premier à 19 ans, agrégé d’histoire à 22, brillant élève, intellectuel engagé à gauche. À sa sortie de l’école il choisit d’être journaliste. Dans ses premiers articles pour le Populaire, le journal de Léon Blum, il prend parti pour les Républicains espagnols et dénonce les accords de Munich. Il est aussi chroniqueur de politique étrangère à la radio nationale. Après avoir critiqué le ministre des Affaires étrangères pro-munichois Georges Bonnet, il est interdit d’antenne en 1939.

En août 1939, lorsque la guerre éclate, il rejoint son unité d’infanterie, démobilisé en octobre 1940, il ouvre une librairie rue de la Pompe à Paris qui lui sert de couverture à ses activités de résistant. Il rallie en 1940 le réseau du Musée de l’homme puis celui de la Confrérie Notre-Dame de Castille. Ses rapports sont remarqués par le colonel Passy, proche de Charles de Gaulle.Panthéon

En septembre 1942, il rejoint les Forces Françaises Libres à Londres. Il est rapidement nommé à la tête des renseignements de la France métropolitaine, le BCRA (Bureau Central de Renseignements et d’Action) aux côtés du colonel Passy (André Dewarin).

Homme de terrain, il devient l’une des voix de la BBC, ses chroniques très écoutées sont pour partie reproduites dans le livre « Résistances 1927-1943 ».

Il œuvre pour l’établissement de contacts entre le France libre et la Résistance intérieure. Il s’illustre lors de la mission « Brumaire », pour l’unification des réseaux, étape essentielle à la création du Conseil National de la Résistance.

En désaccord avec Jean Moulin sur la fusion des zones des mouvements de résistance, il l’affronte aussi sur le rôle à jouer des partis lors de la création du Conseil de la Résistance. Pierre Brossolette se méfie d’eux, tout en favorisant le parti communiste.

Moulin devient et restera l’homme de de Gaulle, Brossolette celui du colonel Passy.Panthéon

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« Mon général, il y a des moments où il faut avoir le courage de vous dire tout haut ce que les autres murmurent dans votre dos avec des mines éplorées »

Jugé trop à gauche par de Gaulle, trop incontrôlable, le général favorise Jean Moulin, et ne le choisira pas pour remplacer Moulin à la tête du CNR. « Brossolette », écrit son biographe Eric Roussel, « fit toujours preuve d’un franc-parler frisant l’imprudence ».

« Si je suis arrêté, je dois, je veux mourir. On ne sait pas comment on réagit face à la torture. »

Arrêté par la Gestapo à Audierne le 3 février 1944, alors qu’il tentait de rejoindre l’Angleterre, il est emprisonné à Rennes. Puis transféré au siège de la Gestapo, il se suicide le 22 mars 1944 en se défénestrant du 86 avenue Foch. Il a 41 ans. Il est incinéré.Panthéon

Panthéon

 

Geneviève de Gaulle Anthonioz, le refus de l’inacceptable

Née le 25 octobre 1920 à Saint-Jean de-Valériscle, dans le Gard, pensionnaire chez les religieuses du Sacré-Cœur à Metz, elle étudie l’histoire à Rennes puis à La Sorbonne à Paris et se destine à entrer à l’Ecole des chartes lorsque l’armée allemande entre en France.

Fille du frère ainé, Xavier, de Charles de Gaulle, elle entre à 19 ans, dans l’un des premiers réseaux de résistance parisien, le réseau du Musée de l’homme. Elle est arrêtée le 20 juillet 1943, envoyée à Fresnes puis à Ravensbrück en février 1944 sous le matricule 27.372. Libérée, elle fonde l’association des anciennes déportées et internées de la Résistance.

A la question : pourquoi vous êtes-vous engagée dans la Résistance, elle cite Bernanos « L’honneur est un instinct comme l’amour ».Panthéon

Mariée à Bernard Anthonioz, éditeur d’art, proche d’André Malraux et ami de Braque.

C’est au cours de la visite d’un bidonville édifié par les compagnons d’Emmaüs après l’appel de l’abbé Pierre en 1954, à Noisy-le-Grand avec le père Joseph Wresinski, ancien des Jeunesses communistes et aumonier des bidonvilles, qu’elle décide de s’engager pour aider les plus démunis. Le père Joseph vient de créer le mouvement « Aide à toute détresse » qui deviendra ATD Quart Monde.

Elle accepte en 1964, à la mort du père Joseph la présidence d’ATD Quart Monde, plaide sans relâche la cause des plus pauvres auprès des présidents et des ministres, publie un rapport sur la pauvreté « le rapport Wresinki » en 1983 qui dresse un état des lieux accablant.Panthéon

Elle est à l’origine de la Journée du refus de la misère le 17 octobre, créée en 1992. Elle défend la « loi contre l’exclusion et la grande pauvreté » dès 1996. Loi adoptée en 1998, alors que Geneviève de Gaulle Anthonioz a 78 ans. Le président de la République Jacques Chirac lui remet en 1998 les insignes de la Grand-Croix de la Légion d’honneur, elle est la première femme à recevoir cette distinction.

« Je devais dire ce qui dans un camp constituait un crime contre l’humanité »

De nouveau, 53 ans après, Geneviève de Gaulle Anthonioz, témoignede la vie au camp dans son livre « La traversée de la nuit » publié en novembre 1998. 64 pages dans lesquelles elle décrit les mois passés dans le noir, enfermée dans le buncker du camp, privée de nourriture, témoin des atrocités commises par les nazis.

Elle meurt le 14 février 2002 à l’âge de 81 ans.Panthéon

Germaine Tillion, l’ethnologue militante

Germaine Tillion est née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) dans une famille d’intellectuels catholiques, son père est magistrat, sa mère historienne de l’art. Etudiante en ethnologie, son professeur, l’universitaire Marcel Mauss l’envoie en mission en 1934 en Algérie. A 24 ans, elle est l’une des premières à étudier les sociétés berbères, et les tribus nomades, se déplaçant seule à cheval à plusieurs heures de toute ville.

A peine revenue des Aurès en 1940, elle travaille au Musée de l’homme. Elle y participe à la création du réseau de résistant du Musée de l’homme. Trahie par l’abbé Alesch, un agent double de l’Abwehr, arrêtée le 13 août 1942, elle est déportée à Ravensbrück avec sa mère, qui sera gazée en 1945. Durant son internement à Ravensbrück, elle collecte tout ce qui lui permettra d’expliquer le système concentrationnaire

« Je me disais quelqu’un d’autre que moi sortira des camps. Et si je l’explique à toutes mes camarades, celle qui sortira pourra le raconter »Panthéon

Elle écrit aussi en 1944 Le Verfügbar aux Enfers, une opérette sur la vie dans les camps. Les Verfügar étaient les prisonnières rebelles qui refusaient de travailler pour les Allemands. Elle dira « que reste-t-il quand il ne reste plus rien à opposer à la barbarie ? Le rire ». En 2010 l’opérette est jouée à Ravensbrück pour le 65e anniversaire de la libération du camp.

« L’hiver il faisait parfois si froid que j’essayais de n’ouvrir qu’un oeil à la fois pour réchauffer l’autre ».

A son retour du camp, elle écrit à partir de ses observations une analyse du système concentrationnaire, Ravensbrück. Et s’engage contre toutes les formes d’oppression et de totalitarisme. Elle dénonce les goulags en 1951, et crée la Commission internationale contre le régime soviétique.

Elle meurt dans sa 101e année, le 19 avril 2008.Panthéon

Jean Zay, le réformateur patriote

« Tout en lui respirait la noblesse de pensée, le désintéressement, la loyauté, le courage, l’amour du bien public »

Né le 4 août 1904 à Orléans, fils d’un père juif laïc, rédacteur en chef du Progrès du Loiret et d’une mère protestante, institutrice, Jean Zay devient avocat et journaliste. A 21 ans, franc-maçon, il s’engage au parti radical. Élu député du Loiret en 1932, il devient ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts du Front populaire à 32 ans.

Durant plus de trois ans, il est à l’origine de nombreuses institutions et événements : le festival de Cannes, l’INA, le Musée d’art moderne, le CNRS, l’ENA, le CROUS et les bibliobus.

En 1939, il démissionne du gouvernement, mobilisé, pour rejoindre l’armée.

En juin 1940, avec plusieurs parlementaires dont Georges Mandel et Pierre Mendès-France, il embarque sur le Massilia pour rejoindre Casablanca en Afrique du Nord, et poursuivre le combat.Panthéon

Jean Zay est arrêté à Rabat le 16 août 1940 pour désertion, renvoyé en métropole, jugé et condamné à la déportation à vie et à la dégradation militaire par le gouvernement de Vichy le 4 octobre 1940.

Emprisonné à Riom, il commence à écrire ses mémoires. Trois miliciens se faisant passer pour des résistants, le font évader et l’assassinent le 20 juin 1944 à Cusset dans l’Allier. Il a 40 ans.

« Je pars plein de bonne humeur et de force. Je n’ai jamais été si sûr de mon destin et de ma route. J’ai le coeur et la conscience tranquilles. Je n’ai aucune peur »

Jean Zay dans sa dernière lettre envoyée à sa famille le 19 juin 1944.

La cour d’appel de Riom le réhabilite en juillet 1945 à titre posthume. Son corps a été retrouvé en septembre 1946 à Cusset dans l’Allier, et son assassin Charles Develle jugé en février 1953, est condamné aux travaux forcés à perpétuité.

Panthéon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources :  www.lefigaro.fr

 Les visages sont l’oeuvre de l’artiste français JR. 

 

 

Cérémonie d’entrée au Panthéon L’Hommage des Parisiens

Cérémonies d’entrée au Panthéon L’Hommage des Parisiens

Cortège funéraire

Porte d’orléans Paris 14

 

Paris rend hommage à quatre grandes figures de la Résistance

Avant la panthéonisation des quatre résistants, les parisiens ont pu hier leur rendre hommage en suivant le cortège funéraire.Cérémonies d'entrée au Panthéon

Le cortège funèbre a traversé la capitale en empruntant la « voie de la Libération » de Paris, emprunté par la 2e DB. Parti de la porte d’Orléans, il a parcouru l’avenue du Général-Leclerc, l’avenue Denfert-Rochereau et le boulevard de Port-Royal. Après un hommage organisé par la Mairie de Paris place Camille-Jullian, le cortège a rallié la Sorbonne.Cérémonies d'entrée au Panthéon

Les quatre corbillards contenant les cercueils étaient garés le long du trottoir de l’avenue du Général Leclerc, sous l’oeil médusés des touristes.Cérémonies d'entrée au Panthéon

Cérémonies d'entrée au Panthéon

Une petite dame, descendant du bus, se retrouve juste devant un des corbillards, et me demande, étonnée : Quelqu’un est mort?

Ce sont quatre grandes figures de la Seconde Guerre mondiale. Germaine Tillion, ethnologue et résistante, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, ancienne présidente de ATD Quart Monde et nièce du général de Gaulle, Pierre Brossolette, résistant et Jean Zay, ministre de l’Education du Front populaire assassiné en juin 1944, entreront au Panthéon.Cérémonies d'entrée au Panthéon

Une escorte motorisée de la Garde Républicaine encadrera le cortège. Ce parcours sera jalonné par un pavoisement aux visages des panthéonistes.

L’esprit de la Résistance

Le 21 février 2014, lors de la cérémonie d’hommage à la Résistance et au groupe Manouchian, au Mont Valérien, le Président de la République François Hollande annonçait le transfert des cendres de ces personnalités au Panthéon en tant que « grandes figures qui évoquent l’esprit de résistance ». Cet hommage de la Nation à ces quatre personnalités sera marqué par plusieurs manifestations.Cérémonies d'entrée au Panthéon

Cérémonies d'entrée au Panthéon

Dans son allocution, François Hollande s’attachera à raviver le souvenir de ces résistants pour souligner « ce qui les rassemble, l’esprit de résistance, précisément, le courage et la transmission de leurs valeurs par leurs discours et la trace qu’ils ont laissée dans l’histoire », a confié son entourage.

Cérémonies d'entrée au Panthéon

Geneviève De Gaulle-Anthonioz, fondatrice d’ATD Quart-Monde et nièce du Général de Gaulle, « c’est la fraternité » avec « les plus pauvres, les oubliés, les exclus, les relégués », poursuivait-il. L’intellectuel et journaliste Pierre Brossolette, « c’est la liberté » de celui qui se suicida sans avoir parlé après deux jours de torture par la Gestapo. Quant à Jean Zay, ministre de l’éducation nationale du Front populaire assassiné en juin 1944 par des miliciens, « c’est la laïcité », mais aussi « la République, l’école de la République ».

Cérémonies d'entrée au Panthéon

Une parité symbolique

Le Panthéon, sur le fronton duquel figure la devise « Aux grands Hommes la patrie reconnaissante », n’accueillait jusqu’ici que deux femmes sur 71 personnalités, la physicienne Marie Curie, Prix Nobel de physique puis de chimie, et Sophie Berthelot, qui n’y repose toutefois qu’en sa qualité d’épouse du chimiste Marcellin Berthelot.

Deux autres femmes les rejoindront donc, le président Hollande ayant innové par sa décision d’y faire transférer simultanément les cendres de quatre personnalités selon une parité très symbolique. Cinquante ans plus tôt, le 19 décembre 1964, un autre grand résistant faisait son entrée au Panthéon, Jean Moulin, accueilli par le discours historique d’André Malraux (« Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… »).Cérémonies d'entrée au Panthéon

Cérémonies d'entrée au Panthéon

Que contiennent les cercueils

Vides. Les cercueils de Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz ne contiendront qu’une poignée de terre prélevée sur leur tombe quand elles entreront, mercredi 27 mai, au Panthéon, en même temps que deux autres résistants, Pierre Brossolette et Jean Zay. Leurs proches ont refusé que leurs corps quittent le cimetière familial. Il n’y aura donc pas, à proprement parler, transfert des cendres puisqu’elles ne seront pas inhumées dans l’imposant bâtiment.

Une exception ? Pas tant que ça. Car il y a eu bien des accommodements avec le protocole, depuis que l’église Sainte-Geneviève est devenue en 1791 le temple de la République.Cérémonies d'entrée au Panthéon

Cérémonies d'entrée au Panthéon

Des corps plus ou moins bien conservés

Avant la cérémonie du 27 mai, ils étaient 73 à être inhumés dans l’un des 26 caveaux de la crypte (en règle générale, quatre corps par caveau, chacun pouvant accueillir jusqu’à douze dépouilles). Mais les corps s’y trouvent-ils réellement ? « Il est bien difficile de dire ce que contient chaque caveau, sourit Pascal Monnet. Aucune expertise n’a jamais été faite. Pour Voltaire et Rousseau, cela demeure un mystère. Quelques ossements ont été constatés à la fin du XIXe siècle, mais sans savoir si c’était bien ceux des deux grands philosophes exhumés presque quinze ans après leur décès. »

Sous l’Empire, où la panthéonisation était souvent immédiate, la plupart des corps ont bien été déposés dans le monument. Et ensuite ? « Des ossements sont bien présents, mais à des niveaux très variables selon la date d’exhumation. Pour Marie Curie, par contre, le corps est pratiquement intact, voire presque momifié en raison des rayonnements qu’elle a reçus durant ses expériences. Le cercueil est d’ailleurs enveloppé de plusieurs couches de plomb. »Cérémonies d'entrée au Panthéon

Pas séparée de son mari

La dépouille de Germaine Tillion « restera au cimetière de Saint-Maur-des Fossés, de même que celle de Geneviève de Gaulle-Anthonioz (restera à Bossey, ndlr), dans les deux cas il s’agit d’une motivation d’origine familiale », a confirmé à l’AFP Emilie Sabeau-Jouannet, la nièce de Germaine Tillion.

La famille de Geneviève de Gaulle-Anthonioz « ne souhaite pas qu’elle soit séparée de son mari et j’ai souhaité la même politique parce que repose au cimetière familial de Saint-Maur-des-Fossés toute la famille de Germaine Tillion », a-t-elle ajouté, précisant qu’à la place des dépouilles sera placée dans chaque cercueil « une petite urne contenant de la terre prélevée sur les tombes ».

La demande a été reçue « avec grande compréhension » à l’Elysée, a-t-elle ajouté, rappelant qu’au Panthéon « il y a par exemple des plaques, comme celle de Saint-Exupéry, disparu en plein vol » et dont le corps n’a jamais été retrouvé.Cérémonies d'entrée au Panthéon

Cérémonies d'entrée au Panthéon

Foulques macroules Lac Daumesnil

Lac Daumesnil

Paris 12

 

Le Parc Zoologique de Paris étant juste en face, je suis donc allée faire un tour au lac Daumesnil, voir les naissances.Foulque macroule Lac Daumesnil

Foulque macroule Lac Daumesnil

Foulque macroule Lac Daumesnil

En ce moment, c’est la période de reproduction chez les oiseaux, et cette année, les nids de foulques macroules sont plus nombreux au lac Daumesnil. C’est toujours un plaisir de voir ces petits bébés foulques, au crâne chauve et rouge, et aux poils jaunes tout ébouriffés. Foulque macroule Lac Daumesnil

Foulque macroule Lac Daumesnil

Il est tout petit,mais il a déjà de bien grandes pattes.Foulque macroule Lac Daumesnil

Nidification

Le nid des foulques macroules est une construction volumineuse faite de matières végétales amoncelées sur la végétation émergée, dans parfois 30 cm d’eau, parfois renforcée si le niveau d’eau s’élève. La cuvette intérieure tapissée d’herbes. Il est placé assez haut et il est souvent bien visible. Foulque macroule Lac Daumesnil

La femelle pond de 5 à 9 oeufs plus gros et moins tachetés que ceux de la poule d’eau. Ils sont blanc cassé brillant avec quelques mouchetures. L’incubation commence avant que la portée soit au complet et dure un peu plus de trois semaines. Foulque macroule Lac Daumesnil

Foulque macroule Lac Daumesnil

Foulque macroule Lac Daumesnil

Les oeufs éclosent sur plusieurs jours. La plupart du temps, les premières portées sont pondues fin avril. Les portées de remplacement sont pondues jusqu’à fin juillet. Foulque macroule Lac Daumesnil

 

Foulques macroules Lac Daumesnil

Les jeunes restent au nid quelques jours puis ils sont répartis entre les deux parents. Foulque macroule Lac Daumesnil

La femelle garde le nid avec sa moitié de portée et le mâle construit une plate-forme spéciale pour la sienne. Les jeunes s’alimentent seuls vers l’âge de 4 semaines et commencent à voler un mois plus tard. Foulque macroule Lac Daumesnil

Foulque macroule Lac Daumesnil

Les deux parents s’en occupent conjointement, et plongent inlassablement dans le lac à la recherche de nourriture pour leur progéniture.Foulque macroule Lac Daumesnil

Foulque macroule Lac Daumesnil

 

Petit-déjeuner avec les girafes Parc Zoologique de Paris

Petit-déjeuner avec les girafes du Parc Zoologique de Paris

La visite est assurée par un médiateur, accompagné du staff de la communication. Nous avons rencontré un des soigneurs qui s’occupe des girafes. La visite des coulisses (loges, cuisine) reste tout à fait exceptionnelle.

Samedi matin, j’ai pris le petit-déjeuner avec les girafes!

« Le matin, chacun à sa routine. Café, douche, métro pour certains, fourrage, toilette à coups de langue et dégourdissement des pattes pour d’autres ». Vous en rêviez? le Parc Zoologique de Paris l’a fait ! Au menu de ce samedi : petit-déjeuner avec les girafes. »

A peine arrivée dans la maison des girafes, une des demosielle s’est précipitée vers nous, j’ai avancé ma main et elle a fait des léchouilles à travers la vitre.Parc Zoologique de Paris

Parc Zoologique de Paris

Nous assistons au réveil des girafes. Les rideaux sont ouverts petit à petit. Le matin, le soigneur les nourrit, vérifie que tout le monde mange, il les observe également pour voir si tout va bien.

«  »Venez mes bibiches ! » Trousseau de clés et talkie-walkie à la ceinture, Justine Godin, soigneuse-animalière au sein de la biozone Sahel-Soudan, entre à la  « giraferie ».

 

Pour commencer la journée, Justine les passe en revue, une à une, pour déceler la moindre anomalie. Blessure, chaleur, tout est consigné dans une fiche de suivi à destination des vétérinaires qui prennent le relais si des soins sont jugés nécessaires. « On peut être amenés à effectuer des soins simples comme cacher un médicament dans la nourriture mais pour le reste, les vétérinaires s’en chargent. » Malgré tout, sa présence est indispensable lors les séances de « médical training ».  Il s’agit d’apprendre des attitudes à l’animal qui permettront au vétérinaire de l’examiner et de procéder à des petites interventions (prise de sang, application de collyre, etc..) sans générer de stress et surtout éviter l’anesthésie générale toujours délicate. Ainsi Gatimu, habitué très jeune à ces séances de training a appris à lever la patte et la poser sur un piédestal pour le parage des sabots. »Parc Zoologique de Paris

La petite girafon est en pleine forme!Parc Zoologique de Paris

Parc Zoologique de Paris

Ubangui, ou Dwali, n’est pas encore bien réveillé.Parc Zoologique de Paris

Les coulisses

Puis nous partons dans les coulisses, chez elles, dans leur maison, et plus particulièrement dans la cuisine où sont préparés les repas des girafes, dont la fameuse barbotine, dont elles raffolent.Parc Zoologique de Paris

Parc Zoologique de Paris

Pour les girafes, une alimentation aux petits oignons

« Quand on mesure près de 6 m de haut et que l’on pèse plus de 800 kg, on doit avoir un sacré appétit ! Et pour une tablée de 16 dans ce genre là, mieux vaut être prévoyant. Au Parc zoologique de Paris, les 16 girafes (Giraffa camelopardalis peralta) bénéficient d’une alimentation aux petits oignons : fruits et légumes, luzerne à volonté et la fameuse barbotine ! »Parc Zoologique de Paris

Parc Zoologique de Paris

« Dans la nature, une girafe mange quotidiennement entre 7 et 70 kg de feuilles. Ici, l’alimentation des girafes est choyée et diversifiée, car de la qualité des repas dépend directement la bonne santé des demoiselles. « Par jour, une girafe va avoir en fruits et légumes, 7 oignons, 3 bananes, 1 kg de carottes et 750 g de pommes. Je vous laisse faire le calcul pour l’ensemble ! » plaisante Geoffrey Fruleux, soigneur des girafes. Et ce n’est pas tout ! Accrochés en haut d’une potence ou aux extrémités des enclos, les ballots de luzerne restent convoités. Servie à volonté, la luzerne doit être d’excellente qualité. De la deuxième, voire troisième coupe, la moins fibreuse et la plus feuillue. Les 30 tonnes livrées chaque trimestre sont vérifiées avec attention. Car ces dames sont capricieuses. Si la luzerne comporte un peu de foin, les girafes n’y toucheront pas. »Parc Zoologique de Paris

Parc Zoologique de Paris

Au fond, la petite dernière, pas intéressée du tout par notre visite !Parc Zoologique de Paris

« Capricieuses, certes, mais surtout très gourmandes. En témoigne le succès de la barbotine, recette miracle made in Vincennes et copiée depuis par les autres parcs zoologiques. La barbotine est un mélange de farine d’orge et de flocons d’avoine bouillis. La mixture historique a traversé les époques et subi quelques changements mais rencontre toujours un franc succès qui dépasse aujourd’hui le Parc zoologique de Paris puisque d’autres zoos en demandent régulièrement la formule. Cette gourmandise qui remet sur pied et rend le poil des girafes brillant, est aussi utilisée comme récompense pour les entraînements. »

Dans l’intimité des girafesParc Zoologique de Paris

Une des girafes est venue se faire caresser le museau à travers les barreaux. un des jeunes me regardait avec méfiance, il a fini par s’approcher de ma main, mais ne s’est pas laisser caresser.Parc Zoologique de Paris

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La sortie des girafes

Elle se fait en deux temps : la première moitié du troupeau, puis le reste. Les deux soigneurs les poussent vers la sortie en se mettant derrière elles, ou à côté. Ils sont équipé de longues perches, non pas pour les taper, mais plutôt pour se défendre, et les inciter à sortir. (ou retenir la petite girafon et sa mère).Parc Zoologique de Paris

 

Car, même si les grirafes sont des animaux pacifiques, elles pèsent leur poids et risquent de blesser un soigneur en le bousculant sans le vouloir. Le mâle peutpeser jusque 1900 kilos, une femelle jusque 1180 kilos. Parc Zoologique de Paris

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Entrainement médical des girafes

Comme les otaries et les rhinocéros, les girafes ont elle aussi un training médical. Fini les méthodes de capture et de contention, utilisées traditionnellement pour effectuer un examen médical. Elles présentent de nombreux aspects négatifs : les risques de blesser l’animal ou les soigneurs sont élevés, le stress imposé aux animaux est important. De plus, ces méthodes impliquent une forte mobilisation humaine, matérielle et technique.

L’entrainement médical évite blessures et stress lors d’éventuels examens médicaux. Lors de séances qutoidiennes d’entraînement médical, les animaux sont manipulés chaque jour afin de faciliter les soins médicaux de routine et faire accepter plus facilement aux animaux des manipulations courantes comme les prises de sang, échographies, administrations de collyre, examens buccaux, pansements, etc.

Cette méthode se base sur la coopération et le renforcement positif. Ainsi, à chaque réponse correcte de l’animal à une demande, ce dernier se voit gratifié. Ces séances instaurent une véritable complicité entre le soigneur et l’animal.

Des séances de trainong dansle « tamer » ou en contact direct.

Ici, les girafes, pour sortir, passent obligatoirement par la zone de « tamer ». C’est là qu’elles ont leur training quotidien.Parc Zoologique de Paris

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Pour Benny, le mâle reproducteur du troupeau, la séance d’entraînement s’effectue dans le « tamer ». Directement importé des Etats-Unis, il s’agit d’une aire dédiée au travail en contact protégé, qui permet au vétérinaire un accès à la girafe, de la tête aux pieds. Le travail en toute sécurité autour de l’animal est donc facilité et permet, dans nombre de cas, d’éviter une anesthésie, tandis que l’attention de l’animal se concentre sur le soigneur. Les séances de training dans le tamer sont donc primordiales pour habituer l’animal à cet espace exiguë et établir une relation de confiance avec les soigneurs. À chaque cible touchée, la girafe est récompensée à coup de barbotine.

Né en 2010 durant la période de fermeture du zoo, Gatimu a très tôt été entraîné pour apprendre à monter sur une planche, y rester, reculer, lever la patte et la poser sur un piédestal. Et gravir une marche de 10 cm se révèle être un vaste challenge quand on a les yeux placés 4 m plus haut ! Pour Gatimu, habitué aux séances depuis tout jeune, l’entraînement se fait en contact direct. Une fois l’animal concentré sur les actions du soigneur, le vétérinaire peut donc avoir accès à sa patte pour par exemple, lui passer une corde autour ou lui limer l’onglon.

Le premier effet de ces entraînements est de consolider la confiance des girafes envers les soigneurs. Mais cela prépare aussi un travail facilité pour le vétérinaire. 

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