Paris autrement

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Bien faire et laisser braire

Archives pour avril, 2016

Le Béguinage (Begijnhof) Amsterdam

Le Béguinage ou Begijnhof

Amsterdam

Entrée par la rue Begijnensteeg, quartier du Nieuwe Zijde (Vieille ville)

 

Le Begijnhof (Béguinage) est l’un des trésors cachés d’Amsterdam, et un havre de paix au coeur de la ville. C’est une charmante petite cour entourée de maisons et de jardins.

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

 

Il fut construit au XIVe siècle pour les béguines, des femmes qui, sans avoir prononcé de voeux religieux, menaient une existence recluse, faite de prières et de soins portés aux personnes âgées. Les Néerlandais appelaient cet ensemble des hofje. Le Begijnhof possède une histoire fascinante où se mêlent événements historiques, une communauté religieuse catholique et même…. des miracles.

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage, un hameau secret

Le cadre et l’atmosphère sont saisissants. Le Béguinage est si bien entretenu et restauré qu’on se crirait dans un décor de cinéma. C’est une petit village au coeur de la ville, les maisons encerclent l’église et une pelouse plantée d’arbres centenaires. Les klaxons des voitures, le bruit du tramway et le brouhaha de la rue ne pénètrent pas ici.

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

 

Le Béguinage fut fondé en 1346 sur un terrain qui formait à l’époque la limite extéreiure de la ville. Le Nieuwezijds Voorburgwal, alors canal de rempart, était courbé pour entourer le verger des béguines. « Le pouls de l’histoire, et singulièrement de l’histoire sociale de la cité, on le sent battre aussi dans le silence absolu qui caractérise les « courettes » (hofjes) séculaires, si nombreuses dans la vieille ville. Ce sont autant d’oasis de paix, ceintes d’une couronne de maisonnettes toutes semblables, vraies maisons de poupées généralement précédées d’un jardinet. Dus à l’initiative charitable de personnes privées ou de communautés, ces ensembles de logements d’une seule pièce, groupés autour d’une cour intérieure et accessibles par un portail voûté, constituent les premiers foyers de personnes âgées d’Amsterdam. La perle et la doyenne de ces « courettes » est le Béguinage ». Max Von Rooy, Le Langage de la brique, dans l’Art de vivre à Amsterdam.

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

Des religieuses catholiques

Les femmes de cette communauté catholique étaient appelées begijnen. Elles adoptaient un mode de vie religieux, mais n’avaient pas prononcé leurs voeux. Elles avaient toutefois fait le voeu, non perpétuel, d’obéissance à Dieu.

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

Elles avaient établi leurs propres règles et étaient par exemple autorisées à quitter la communauté pour se marier. Elles consacraient leur temps aux personnes âgées, si elles ne l’étaient pas déjà elles-mêmes.

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage AmsterdamDes maison en bois

Les maisons qui entourent la grande cour intérie paysagée furent d’abord bâties en bois. maison Mais après grands incendies de 1421 et 1452, qui détruirent une grande partie d’Amsterdam, il ne reste plus rien. Une seule est rescapée, c’est la plus vieille maison en bois, la Het Houten Hous, datant de 1460, au n° 34. Elle a fait l’objet d’une restauration en 1956 – 57.

La plupart des maisons actuelles date du XVIIe siècle et sont en brique.

Le Béguinage Amsterdam

Le Béguinage Amsterdam

Inauguration de la Canopée des Halles

 

Le ventre de Paris fait peau neuve

La Canopée symbolise le « renouveau du quartier ». Les Halles sont une place centrale dans Paris, mêlant gare de RER, stations de métro, et où transitent chaque jour 750.000 personnes. le Forum des Halles est le second plus grand centre commercial de France.La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

Inauguration de la Canopée

Le nouveau cœur de Paris a été inaugurée par Anne Hidalgo le mercredi 5 avril 2016 après plus de cinq ans de travaux, Anne Hidalgo, maire de Paris a inauguré mercredi 5 avril, la Canopée et le Forum des Halles, le nouveau cœur de Paris.

La charpente métallique et la surtoiture de La Canopée et de ses bâtiments annexes avoisinnent les 7 000 tonnes à eux seuls. Elle s’appuie sur 71 poteaux qui supportent le Forum des Halles depuis les fondations de la gare ferroviaire.La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

Suspendue à seulement 14,5 m du sol, cette enveloppe de verre de 26 000 m² est composée de 18 000 pièces de couleur jaune-vert, posées en écaille au millimètre près sur une structure métallique.

Saint Eustache

La Canopée ouvre sur l »église Saint Eustache, qui continue de veiller sur les Halles.La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

Créer une continuité

« La vocation de la Canopée est de relier l’intérieur et l’extérieur des Halles. Le verre, qui s’est imposé comme comme « substance » pour diffuser la lumière naturelle et s’en protéger, confère son caractère à toute l’enveloppe.» Patrick Berger et Jacques Anziutti, architectes (partie emergée des Halles)

 

« Le réaménagement des Halles doit engendrer de nouveaux usages dans le quartier, susciter la curiosité et augmenter l’attractivité de Paris en Europe et dans le monde.»Dominique Hucher, directeur général de SemPariSeineLa Canopée des Halles Paris

A peine inaugurée, déjà critiquée

Déjà critiqué pour son « jaune lavasse », son manque de luminosité, le toit de la Canopée prend (aussi) l’eau…

La Canopée est loin de faire l’unanimité. Une autre critique émerge, portant sur l’étanchéité de ce toit au coeur des débats. Les passants sont les pieds dans l’eau ….

Il avait bien plu à Paris, et  » le toit en forme de feuille n’a pas tout à fait bien supporté. A certains endroits, les passants sont plutôt protégés de la pluie, à d’autres, notamment sur les côtés, de grosses flaques s’amoncellent, obligeant les Parisiens à garder leur parapluie à l’intérieur, et… faire attention où ils mettent les pieds. »La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

« Elle laisse passer la pluie »

 » Un sujet peut-être anecdotique, mais dûment relayé par l’opposition des Républicains, qui dénonce aussi une autre fuite : les gros dépassements du budget initial – près d’un milliard d’euros, dont 250 millions pour ce toit (au lieu de 120) ont été engloutis dans le chantier. L’association des riverains Accomplir avait elle aussi, avant l’inauguration, pointé ce « nichoir à pigeon qui laisse passer la pluie ». »

De plus la pluie laisse derrière elle des traces brunâtres et peu ragoûtantes sur la structure.

Il faut slalomer entre les flaques.  » C’est beau, c’est magnifique, c’est inquiétant quand même  » ajoute une passante au micro de la chaîne d’info en continu.La Canopée des Halles Paris

« Ah là, il y a un problème… », note une jeune femme en évitant l’eau qui coule en ce début de semaine après des averses. « Ben qu’est-ce que c’est que ça ? », s’interroge un autre passant en voyant les auréoles qui apparaissent sous la Canopée (dont le coût global est de 240 M€) alors qu’une pluie commence tout juste à s’abattre sur le ciel parisien.

« Il y a déjà des fuites ? Mais c’est tout neuf ! Ça vient d’être inauguré ! », s’esclaffe un couple de retraités. « Il doit y avoir un carreau de cassé ! » avance un des nombreux promeneurs venus voir le bâtiment.La Canopée des Halles Paris

La Canopée des Halles Paris

Mais ce toit devait-il être étanche?

J’ai toujours lu que La Canopée laissait passée la pluie, à l’image de la canopée de la forêt d’ont elle est inspirée.

Ce  » toit aéré était-il prévu pour être étanche ? Pas forcément, rappelle Chris de Paris, un internaute, sous l’article du Parisien : « Il ne s’agit pas d’une fuite d’eau. Il n’a jamais été prévu que la canopée protège de la pluie ». Patrice, autre internaute, rappelle aussi que la Canopée étant un terme arboricole (la Canopée est un terme habituellement utilisé pour désigner la partie supérieure des forêts, en contact direct avec l’atmosphère libre et les rayons du soleil), il est « tout à fait normal qu’il pleuve à l’intérieur ! » « La Canopée des Halles Paris

Un toit doit-il protéger ?

 » Il est vrai que le projet initial vantait un véritable écosystème pour ce toit futuriste fait d’une « peau de verre » : les 18 000 écailles qui le composent étaient tout de même censées ne pas laisser passer l’eau, avec un système de récupération de pluie finissant en cascade, présenté lors de la présentation du projet. Mais, si le système protège des intempéries, il peut tout de même malgré tout manquer d’étanchéité en cas de pluie accompagnée de vents forts. »

 » Ce qu’a reconnu Dominique Hucher, directeur de la SemPariSeine, office public qui pilote le chantier des Halles, dans le Parisien : «  »On sent un peu l’eau, oui. Le passage de la Canopée est un espace extérieur qui est presque totalement protégé de la pluie, presque ». D’après lui, il serait possible de faire « des petits compléments de travaux pour fermer ces orifices. » Et, peut-être l’occasion de répondre à cette question quasi-philosophique, qui s’était déjà posée lors de l’installation des nouveaux abribus de la Ville de Paris, ouverts aux quatre vents : un toit est-il fait pour décorer ou protéger de la pluie ?  » La Canopée des Halles Paris

Polémique sur le coût

L’édifice, qui recouvre le forum des Halles a coûté 240 millions d’euros, soit le double de ce qui avait été budgété. Gilles Pourbaix, de l’association de riverains Accomplir, se plaint ainsi d’un toit qui « ne sert à rien » et qui laisse passer les intempéries et le vent.

 » On sent un peu l’eau, oui. Le passage de la Canopée est un espace extérieur qui est presque totalement protégé de la pluie. Presque », s’est défendu dans Le Parisien Dominique Hucher, directeur de l’office public qui pilote le chantier des Halles. « Au croisement des vantelles et des poutrelles, tous les sept ou huit mètres, il y a parfois une petite zone qui laisse passer un peu l’eau, poursuit-il. « des pièces vont être posées et sont prévues depuis le début. Elles seront installées prochainement ».

Ces fuites agacent les riverains qui dénoncent le coût du projet. Du côté de la mairie, on regrette une « polémique artificielle ». Le toit n’aurait jamais eu vocation à être étanche, selon la communication de la ville de Paris.La Canopée des Halles Paris

 

 » En fait, au départ, le toit devait être d’un seul tenant. Mais les pompiers et la Préfecture de Police ont tiré la sonnette d’alarme en disant qu’en cas d’incendie, le toit devait pouvoir être ouvert pour évacuer les fumées », rapporte Elisabeth Bourguinat, de l’association de riverains Accomplir qui a suivi une à une les étapes du chantier. « Pendant l’instruction du permis de construire, lorsque le « nouveau toit » a été présenté, on nous avait expliqué que le public sentirait éventuellement quelques gouttes les jours où le vent viendrait de l’Est — ce qui est très rare à Paris — et en cas de grand vent », s’amuse la riveraine. « A l’époque, nous avions ironisé sur le fait que la Ville construisait un toit qui laisserait passer la pluie… personne n’a voulu nous croire mais, nous avions raison ! Et c’est même pire que ce que l’on redoutait », soupire l’ex tête de liste EELV dans le Ier arrondissement lors des dernières municipales. « L’architecture d’origine n’a pas été modifiée », s’agace l’architecte. « Les pièces, qui vont être ajoutées, sont prévues depuis le début. Elles seront installées prochainement », dit-il pour clore les débats. Dont acte. »La Canopée des Halles Paris

Une « polémique artificielle » aux yeux de la Ville

 » Il s’agit d’une polémique artificielle. L’architecte a toujours expliqué dans sa présentation du projet — et ce depuis des années — que la Canopée serait un espace extérieur, s’apparentant à une place urbaine abritée, qui préserverait en partie des intempéries, mais qui en aucun cas n’aurait vocation à être étanche, explique le service communication de la Ville. L’essentiel de l’eau de pluie est capté par un système de gouttières, tandis qu’une partie chute naturellement entre les panneaux de verre. Parler de fuite est erroné. Ce point est connu depuis le départ. La Ville et les différents acteurs du projet tireront un premier bilan des usages de ce lieu dans le courant de l’été et verront à ce moment-là si des évolutions doivent être envisagées dans ce domaine. »La Canopée des Halles Paris

Nouveau forum des Halles : « Le projet a été très mal conduit de bout en bout »

L’associations de riverains Accomplir a dénoncé la privatisation des lieux par le promoteur Unibail, et les riverains « ont de sérieux doutes sur le fonctionnement futur de cette Canopée et de ses équipements. »

 » Le projet a été très mal conduit de bout en bout », constate Gilles Pourbeix, membre de l’association. « Il n’y a pas eu de consultation fine du quartier, pas de pilote dans l’avion. » Au total, Accomplir déplore en vrac absence de lumière du projet initial, insuffisance des équipements métropolitaine, vente au promoteur Unibail, massacre des jardins… Rien ne va.La Canopée des Halles Paris

« Il reste deux ans de travaux »

Même si l’inauguration marque le début de la fin des travaux qui ont empoisonné le quartier, le chantier est loin d’être terminé : « Les jardins ne sont pas finis, les rues avoisinantes du quartier piétons doivent être refaites, la gare RER et sa mise en sécurité ne sont pas finies… C’est paradoxal qu’on inaugure un bâtiment alors qu’il reste deux ans de travaux », note Gilles Pourbeix.

Sur ce qui a été fait, c’est la désillusion. Le rendu, d’abord. « Où sont passées les esquisses qui ont séduit le jury en 2007 ? », questionne Gilles Pourbeix. « On y voyait un bâtiment tout en légèreté et en lumière. » Ce qui était vendu, en effet, par le cabinet de Patrick Berger et Jacques Anziutti, c’était 18 000 écailles de verres, un immense toit en verre grand comme la place des Vosges, surplombant un vaste espace de circulation. Cette Canopée, ce toit aérien, était censé évoquer une feuille. Les photos du cabinet évoquent d’ailleurs bien cet objet léger, futuriste.

« Il n’y a pas eu de consultation fine du quartier, pas de pilote dans l’avion. » Au total, Accomplir déplore en vrac absence de lumière du projet initial, insuffisance des équipements métropolitaine, vente au promoteur Unibail, massacre des jardins…La Canopée des Halles Paris

Rien ne va !

C’est lourd, quasi opaque « , tonne Gilles Pourbeix. Lui qui habite à 50 mètres est formel : « Toutes les vues données aux médias sont aériennes. Moi, je vis au niveau du sol, je ne vois pas du tout les choses de la même façon. Vous êtes déjà passé sous la Canopée ? Il n’y a pas de lumière. » Et c’est sans parler du rendu de cette couleur « sable » de la charpente : « Le toit est d’un horrible jaune. Il donne une mine horrible à tous ceux qui passent dessous. » Pas de lumière extérieure peut-être, mais l’éclairage artificiel n’est pas oublié. « D’après nos ses observations, il sera allumé sous la structure toute la journée ». Quant à l’esthétique globale, elle « écrase le quartier » : « On a perdu toutes les perspectives, On ne voit plus l’église Saint-Eustache », déplore Gilles Pourbeix. « C’est un nichoir à pigeons géant qui laisse passer la pluie. Sans parler de l’entretien qui promet d’être compliqué. »

Le  » contenu ne trouve pas davantage grâce aux yeux d’Accomplir. La Ville, qui a englouti plus d’un milliards d’euros dans le chantier, s’est vanté d’y avoir installé « 6000 m2 d’équipements publics destinées à la culture », soit la « plus grande concentration d’équipements culturels de Paris ». Soit un conservatoire, une médiathèque, un centre hip-hop, et une Maison des pratiques artistiques. Mais même là, ça pêche : il y a quelques semaines, les parents d’élèves du conservatoire, qui regroupe les quatre premiers arrondissements de Paris, ont envoyé une lettre à Anne Hidalgo, s’inquiétant que « les élèves des classe de musique et de danse ne disposent pas de lieux adaptés à leur travail quotidien ». Les salles sont en effet « étriquées » pour les danseurs, et « les locaux destinés à l’orchestre symphonique ne permettant pas à ses musiciens de rentrer tous ensemble ». Quant à l’auditorium prévu dans le projet initial, il a disparu… « Il a été remplacé par une boutique Nike », croit savoir Gilles Pourbeix. »

Une réalité : le Forum des Halles reste surtout un immense centre commercialLa Canopée des Halles Paris

L’endroit a d’ailleurs été totalement racheté en 2010 par Unibail, qui, pour cela, a versé 238 millions d’euros à la Ville. « Anne Hidalgo a toujours dit que la Ville n’avait pas vocation à gérer un centre commercial, et Paris s’est totalement désengagé », estime Gilles Pourbeix. « Cela se discute : cet endroit est le centre de Paris, le point d’accès à l’une de ses gares principales. Pour accéder à des espaces publics, RER ou RATP, on va passer par des allées privées. Ils peuvent y faire ce qu’ils veulent. » Comme décider ces escalators en Z qu’a installé Unibail, qui permettent, à l’inverse de ceux en W, de faire passer les usagers devant toutes les boutiques pour passer d’un étage à l’autre. Des petits détails ? Pas si sûr…

Sources : le parisien Marie-Anne Gairaud, 12 Avril 2016, 20h20 

http://www.vinci-construction.fr/   http://www.metronews.fr/ 

Un vaisseau de granit sur le canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit sur le du canal Saint-Martin

Après sa mise en eau au bassin de la Villette, le vaisseau de pierre Maen Vag a navigué tranquillement sur le canal Saint Martin, jusqu’au port de l’Arsenal, dans le 12e arrondissement de Paris. Le tout en musique grâce au saxophoniste.

Premier passage des écluses, ici la double écluse des Morts.

  Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Le Maen Vag

Le Maen Vag a nécessité 4 000 heures de travail
Il mesure 4 m de long, 1,85 m de large, 1,70 m de haut, il est issu d’un bloc de granit de 35 tonnes. Aujourd’hui , le vaisseau de pierre pèse 3,5 t. Son volume extérieur est de 5 m3, le tirant d’eau 1,06 m, la jauge brute 1,13 t. Il a été baptisé le jeudi 13 août 2001, puis il a traversé la Rance le dimanche 16 août 2001.

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un projet fou

 » Se faire traiter de doux dingue, Jean-Yves Menez en a l’habitude. Depuis près de 20 ans, ce sculpteur breton crée des bateaux de pierre, comme ceux qui auraient amené, selon la légende, des moines irlandais jusqu’en Bretagne. Sa dernière œuvre de granite, « Maen Vag », fait 4 m de long, pèse 3,5 tonnes et peut emmener une douzaine de passagers sur l’eau. Le principe d’Archimède, cela marche aussi pour le granite… « 

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

 » Dans les années 80, Jean-Yves Menez découvre, dans un champ des monts d’Arrée, des pierres dressées en forme vague de bateau, qui auraient servi de lest, au VIe siècle, aux bateaux de peau des moines irlandais. En 1998, il sculpte un premier bateau de granite de 50 cm de long, puis un second de 75 cm avec gouvernail articulé également en granite. « Si un petit bateau flotte, un gros doit flotter aussi » soutient-il en s’attaquant, la même année, à un bloc de 35 tonnes de granite bleu que lui offrent les carriers de Lanhélin (Ille-et-Vilaine). Pendant un an, il dégrossit le bloc sur une place de Lanhélin. L’année suivante, il continue à tailler son « Maen Vag », son vaisseau de pierre, à Paris au Salon nautique, puis au salon Batimat puis à Louvigné-du-Désert, toujours en Ille-et-Vilaine. Les curieux affluent et suivent le projet avec enthousiasme. »

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Et pourtant il flotte !

 » Après l’échec d’une première tentative de mise à l’eau, le sculpteur creuse encore, jusqu’à ne plus garder que 3,5 tonnes de pierre. En mars 2000, le bateau est enfin mis à l’eau avec succès. En juillet, « Maen Vag » est à Brest 2000. En 2009, il sert de scène sur l’eau au chanteur Luc Arbogast à Dinan (Côtes-d’Armor) et montre d’étonnantes qualités acoustiques. En 2014, « Maen Vag » emmène 20 passagers dans le port de Paimpol (Côtes-d’Armor) (Vidéo de 6.20mn). Après treize mises à l’eau et une traversée de la Rance, le bateau trône depuis deux ans sur le parvis de la cathédrale Saint-Samson à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), mais peut-être plus pour très longtemps. Jean-Yves Menez attend en effet avec impatience l’attribution par la région Bretagne d’une maison éclusière qui pourrait accueillir son atelier et le « Maen Vag » au bord d’un canal breton. »

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

« Maen Vag » a traversé la Rance, et été mis à l’eau 13 fois (Brest, Douarnenez, Saint-Malo, Jersey, …), devant des milliers de visiteurs étonnés de voir la pierre flotter.

Sculpteur breton, Jean-Yves Menez a fait le tour du monde, usant ses burins sur les supports les plus insolites : glace en Chine, neige au Japon, acier au Mexique, et pierre un peu partout… Pour le nouveau millénaire, il a l’idée de donner vie à une légende : celle des moines irlandais qui arrivaient sur les plages bretonnes à bord de vaisseaux de pierre.

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Les moines Irlandais

 » La tradition populaire affirme en effet que les plus importants évangélistes de notre région sont arrivés en Bretagne à bord… d’auges en pierre.

Plus prosaïquement, ces Samson, Helen et autres Malo seraient arrivés par la mer. Ils naviguaient à bord de curraghs d’Irlande ou de coracles du Pays de Galle. Ces vaisseaux de peaux étaient lestés avec des auges en granit en forme de bateau. Leur embarcation, abandonnée sur la grève pourrissait sur place et, quelques temps plus tard, il ne subsistait que le lest en pierre. Il n’en fallait pas plus aux habitants de ces lieux pour bâtir la légende des Vaisseaux de Pierre.

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

De nos jours cette légende fait encore rêver de nombreux Bretons et Jean-Yves Menez, plus que tout autre, était bien décidé à faire revivre un vaisseau de pierre… « 

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Voir le granit flotter et mourir

 » Quand il a vu le bateau flotter dans un aquarium, sous le coup de l’émotion, Nino, le vieux tailleur de pierre a pleuré : « Je vis ici au milieu du granit depuis mes 12 ans, jamais je n’aurais cru ça possible. Je suis heureux de l’avoir vu avant de mourir « .

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Lors des premiers essais dans le vieux port de Saint-Malo (le 7 avril), les gens applaudissaient; tout le monde était béat.  » Moi-même, j’ai été ému quand j’ai vu mon bateau flotter et prendre un peu de vitesse dans le vent « , dit Jean-Yves Menez. « 

 Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de pierre pour le canal Saint Martin

Un vaisseau de granit pour l’ouverture du canal Saint-Martin

Bassin de la Villette

Paris 19

 

Dès le début de l’année, le canal Saint-Martin est mis à sec afin d’y réaliser d’importants travaux. Les boues, vases et objets en tout genre ont été évacués, triés et recyclés lorsque cela était possible. Le fond du canal a ensuite été curé et certains piliers de ponts rénovés, et les ont fait l’objet d’une révision complète : nettoyage, réparation ou remplacement des équipements techniques, rénovation des maçonneries, amélioration des circulations techniques aux abords des écluses pour la sécurité des personnels d’exploitation…

Enfin, le 31 mars, le canal a été remis en eau,et la navigation fluviale a repris début avril. Pour fêter la réouverture du canl Saint Martin, un vaisseau de granit est venu spécialement de sa Bretagne natale!Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

 

Un vaisseau de granit pour l’ouverture du canal Saint-Martin

A l’occasion de la réouverture du canal Saint- Martin dimanche 10 avril, les Parisiens ont pu assister à la mise en eau du vaisseau de granit: « Maen Vag », sculpté par Jean- Yves Menez.Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Installé sur le quai de Seine, au bassin de la Villette, en face des péniches touristiques, il a participé à la remise en eau du canal Saint-Martin.

 

Manifestation en présence d’Anne HidalgoAnne Hidalgo

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

 

La mise à l’eau du vaisseau de granit s’est déroulée en présence d’Anne Hidalgo, maire de Paris. Elle a pris place à bord pour un petit tour sur le bassin de la Villette.Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Puis le bateau a parcouru le canal, sur 4,5 km, depuis l’écluse Jean Jaurès, jusqu’au port de l’Arsenal.

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un accompagnement musical a été assuré par Daniel Paboeuf, saxophoniste de jazz renommé.

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Événement parisien et celtique

« C’est un événement parisien, mais qui garde une dimension toute celtique. Au VIe siècle, la légende raconte que sont arrivés, sur nos côtes bretonnes, des saints évangélisateurs, dans des auges de pierre. Je poursuis concrètement la légende », précise Jean-Yves Menez, le constructeur.Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Il flotte, je l’ai vu !

Malgré son poids de 3,5 tonnes, il flotte!

Dans le village les  » anciens  » qui ont toute leur vie tapé sur le granit n’y croyaient pas. Mythe ou réalité, notre  » sculpteur, historien, poète  » a voulu en avoir le coeur net. Partant d’un bloc de granit de 50 kg, pour un premier prototype puis d’un second plus important de 240 kg, il a travaillé plusieurs semaines pour donner enfin naissance à un vaisseau flottant de 75 cm de long. Et il flotte, je l’ai vu!

Le Maeg Vag a nécessité 4.000 heures de travail! Baptisé le 23 août 2001, il a traversé la Rance.Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Un vaisseau de granit pour l'ouverture du canal Saint-Martin

Le vaisseau de granit en chiffres

Longueur: 4 mètres    Largeur: 1, 85 mètre  Hauteur: 1, 70 mètre

Poids initial: 35 tonnes   Poids actuel: 3,5 tonnes

Volume extérieur: 5 mètres cube   Charge utile actuelle: 1, 7 tonne

Tirant d’eau: 1, 06 mètre  Jauge brute: 1, 13 tonneau

 

L’Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

Exposition « L’homme debout » « Standing man » du 30 mars au 12 juin 2016

artiste Chung Hyun

Jardin du Palais-Royal Paris 1er

Courtesy CHUNG Hyun

 

Une exposition originale, « L’Homme debout », rassemble 47 sculptures de l’artiste Coréen Chung Hyun, et s’inscrit dans le cadre del’année France Corée.

L’artiste sud-coréen CHUNG Hyun présente dans le jardin du Palais Royal à Paris une installation monumentale « L’homme debout ». Un groupe de 47 sculptures de bois et de fer, réalisées à partir d’anciennes traverses de chemin de fer, se dresse comme une dédicace à la force de l’homme face aux épreuves du Temps et de l’Histoire.

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

Ci-dessous, oeuvres en cours d’installation

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

Exposées dans le jardin du Palais Royal, elles sont une dédicace à la fore de l’homme qui se dresse contre le passage du temps et des évènements. Témoin du temps passé, un chemin de fer dure, il fait face aux changements climatiques, à l’érosion. Ces sculptures sont le symbole d’hommes debout qui sont allés au delà de leur histoire. L’humanité souffre, subit les guerres; et se couche, mais finit par se relever.A travers ces sculptures, réalisées à partir d’anciennes traverses de chemin de fer, elle nous offre sa force, sa dureté, et la beauté brute de ses stigmates. Fermons les yeux, l’odeur du ballast nous emportera peut être vers un souvenir d’enfance, marchant le long d’une voie ferrée…

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

CHUNG HYUN

Les matériaux choisis par Chung Hyun proviennent généralement de déchets mis au rebut. Grâce à des traverses de chemin de fer, du charbon, de l’asphalte qui ont été jetés par la société contemporaine, les vrais hommes eux-mêmes sont révélés. Chung Hyun apporte peu de modifications à la matière, et se concentre à faire ressortir à la surface des matières récupérées, toute la puissance portée à l’intérieur.

Chung Hyun

Chung Hyun est né en 1956 à Incheon, en Corée. Il est diplômé de l’Université Hongik, spécialisation sculpture. Puis, il a obtenu son diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1990. Depuis les années 90, il a été exposé, en solo, au Beijing Today Art Museum, National Museum of Contemporary Art, Kim Yong Chong Art Museum et Kumho Museum of Art. Il a également participé à des expositions collectives au Seoul Olympic Museum of Art, Pohang Museum of Art, et au Fukuoka Museum of Asian Art. Il a été récompensé du « Today’s Artist » du Kim Yong Chong Art Museum et du «2006 Artist of the Year» du National Museum of Contemporary Art in Korea. Il a récemment remporté le prix de la Korea Art Critics Association.

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

 L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

 

L’exposition

Le sculpteur Chung Hyun a réalisé l’œuvre intitulée l’Homme Debout pour commémorer les liens d’amitié entre la France et la Corée, alors que les deux pays célèbrent cette année 130 ans de relations diplomatiques. Sculpteur de renom, Chung Hyun expose son œuvre dans les jardins du Palais Royal. Réalisées à partir de traverses de chemins de fer, les sculptures se dressent comme des formes humaines.

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

Chung Hyun fait appel à des matériaux tels que des morceaux de fer, des poteaux télégraphiques ou d’autres matériaux industriels comme le bitume ; au moyen desquels il crée et exprime des formes. Les figures humaines qu’il façonne sont très loin des rendus réalistes traditionnels qui reproduisent l’apparence et l’émotion du corps. Il élimine justement tous ces aspects, et utilise des formes brutes et basiques pour souligner la puissance symbolique du matériau lui-même. Ses personnages sont l’œuvre d’un sculpteur contemporain qui privilégie les caractéristiques physiques du matériau plutôt que de modeler ou de reproduire une forme particulière.

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

L’Homme Debout est une œuvre réalisée à partir de traverses de chemin de fer qui n’ont plus d’utilité et ont été dépecées grossièrement. Elles ont subi de longues années d’érosion et d’usure. Leurs surfaces « écorchées » évoquent de nombreux messages liés au passage du temps, à l’immuabilité, à l’histoire, aux témoignages, à la douleur, à la résistance et à l’endurance. C’est par cela que L’Homme Debout est emblématique « d’une forme universelle de l’être humain qui vit dans le présent après avoir survécu de longues périodes de dureté, qui envisage l’avenir et va au-delà du temps. »

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

L'Homme debout Chung Hyun Palais Royal Paris

Le Palais Royal fut construit au 17ème siècle ; Louis XIV y résida. Il est l’un des monuments les plus connus de la capitale et fut le théâtre de nombreux évènements de la vie politique, culturelle et festive, qui ont marqué l’histoire de France. En installant son Homme Debout dans ce cadre si chargé d’histoire, Chung Hyun a voulu entrer en dialogue avec les symboles de l’histoire de l’Europe, en remontant très loin dans le temps. Cette œuvre crée une ambiance d’intemporalité qui invite à la méditation : le temps s’est arrêté et les sculptures semblent avoir le regard rivé sur des siècles de l’histoire de Paris. L’installation propose « des jalons de raisons » sur lesquelles le public peut réfléchir introspectivement sur le passé, le présent et l’avenir de la civilisation humaine. Finalement, l’aspect apparemment brut et primitif de l’Homme Debout offre un contraste saisissant avec la beauté classique du palais, hors du temps, et du monde urbain, hors des murs du palais ; capturant pleinement l’imagination du spectateur.

 

Sources : 

www.anneefrancecoree.com.

D’aprèsles propos de Cyril Ermel, commissiare de l’exposition, Ibu Gallery 

http://www.anneefrancecoree.com/fr/chung-hyun-lhomme-debouthttp://www.coree-culture.org/L-installation-L-homme-debout-de-2686

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