Paris autrement

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Bien faire et laisser braire

Archives pour juillet, 2016

Monumenta Empires Huang Yong Ping Le Bicorne de Napoléon

Monumenta Empires Huang Yong Ping
Le Bicorne de Napoléon
Commissaire: Jean de Loisy

 

Bicorne de Napoléon 
Le bicorne est une version numérisée et agrandie de celui qui est conservé au musée de l’Armée à Paris et que l’Empereur portait à la bataille d’Eylau . Cette réplique, exécutée en résine, métal et goudron, pèse trois tonnes. Symbole emblématique de la personne de Napoléon, ce bicorne évoque l’ambition, la convoitise du pouvoir, considérée par l’artiste comme l’un des moteurs de l’évolution du monde. Le goudron dont il est enduit rappelle la matière qui recouvrait voilà cinq mille ans les édifices des premiers empires mésopotamiens et le pétrole qui aujourd’hui encore est à l’origine de lutte entre les nations. Le sens de ce couvre-chef dépasse donc la personne de Napoléon. Il est l’épicentre de l’oeuvre, le foyer d’où naissent les ondes sismiques qui provoquent les ruptures historiques, bouleversant les royaumes, attirant et renversant les puissants.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Pour cela, le couvre-chef impérial original a été scanné en 3D. L’installation, dans son ensemble, occupe 4 900 m2 pour un poids approximatif de 980 tonnes. Sa réalisation a mobilisé plusieurs usines en Chine et en France, 3 bureaux d’études et 60 techniciens pour son installation.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Tout le monde peut s’emparer du chapeau! D’ailleurs, tous pourront passer dessous et endosser le rôle de l’Empereur pour quelques minutes, mais en faisant attention de ne pas être pris au piège. Et puis, il faut être animé de folie et de démesure pour vouloir porter ce chapeau. Parce que l’«empire» c’est aussi ce qui «devient pire».

Monumenta Empires Huang Yong Ping

 

Biographie Huang Yong Ping
Né en 1954, à Xiamen, Huang Yong Ping est un artiste franco-chinois qui vit et travaille à Paris depuis 1989. Il se forme à l’Académie des Beaux-arts de Hangzhou dont il obtient le diplôme en 1982. Il y est rapidement remarqué pour son travail radical. Parfois controversé, il est un artiste reconnu depuis les années 1980 et compte parmi les premiers créateurs chinois à considérer l’art comme une stratégie.

Huang Yong Ping

 

Le Bicorne de Napoléon genèse d’une œuvre, imaginée il y a dix ans sur un feuillet d’agenda

Vous avez exposé dans des lieux prestigieux; que représente la Nef du Grand Palais pour vous?
HYP : Elle représente tout ! Un grand terrain de jeu sur lequel tout est possible. D’ailleurs, aucun autre lieu ne permettrait à cette installation de voir le jour. L’œuvre Empires est née bien avant le projet Monumenta 2016 et avant même l’apparition de l’événement! La genèse est à chercher en 2006 lors de l’exposition La Force de l’Art qui avait lieu sous la Nef, c’est à ce moment-là que j’ai esquissé une idée dans un agenda. J’ai vu toutes les éditions depuis Kiefer. Dans tous les cas, l’occupation de l’espace m’a intéressé. C’est amusant de le constater et il s’agit d’un hasard…

Monumenta Empires Huang Yong Ping

* Huang Yong Ping, croquis préparatoire pour Empires 2006,Courtesy the artist and Kamel Mennour Paris

 

Huang Yong Ping

  • * Portrait de Huang Yong Ping, maquette pour Empires-Monumenta crédit photo Fabrice Seixas,Courtesy the artist and Kamel Mennour Paris

 

Vos installations in situ sont toujours monumentales. Comment est né le projet Empires ? Quelle est la genèse de cette œuvre ? Pourquoi le chapeau de Napoléon Ier est-il si important dans ce travail?
HYP: Le projet est né en 2006 dans sa forme quasi définitive grâce à des dessins, croquis, vignettes, avant de prendre la forme d’une maquette en évolution permanente. L’œuvre finale est malgré tout très proche du projet originel Cependant, les contraintes peuvent engendrer une force créative supplémentaire. Par exemple, la difficulté à suspendre le bicorne a amené l’idée de l’arc de triomphe formé par des conteneurs sur lequel le chapeau repose.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

* Huang Yong Ping, Aquarelle 2 © Huang Yong Ping Adago,Paris 2016, photo Huang Yong Ping, Courtesy the artist and Kamel Mennour Paris

 

Serpent et bicorne
Une relation étrange se crée entre ce bicorne et le serpent qui semble le regarder avec défiance et méfiance, comme préparé à l’attaque. Ainsi, le reptile tient en respect un chapeau vide posé sur les marchandises du monde.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

 

La bataille d’Eylau
La bataille d’Eylau du 8 février 1807 fut une victoire douloureuse car terriblement sanglante. Vingt cinq mille morts. « Quel massacre! Et out ça pour rien ! « , dira Ney. L’Empereur, qui s’obligea à rester huit jours sur place, aurait eu ces mots : « cette boucherie passerait l’envie à tous les princes de la terre de faire la guerre ». le peintre Antoine Jean Gros reçut commande du tableau, maintenant au Louvre, immortalisant ce moment où, parcourant le lendemain de la bataille le champ de bataille jonché de corps, Napoléon jette un regard plein de compassion sur les blessés et sur les morts. Huang Yong Ping choisit donc le moment de la course de l’Aigle où massacre et pouvoir sont le plus imbriqués, période où l’Empereur lui-même est ébranlé par l’effet de son action.

Bataille d'Eylau

  • Antoine-Jean Gros, baron (1771-1835), Napoléon Ier sur le champ de bataille d’Eylau (9  février 1807),1807-1808, huile sur toile, 521 cm x 784 cm, Paris, musée du Louvre.

 

Un chapeau et son histoire, entretien avec Huang Yong Ping
HYP: Cette installation est avant tout l’histoire d’un chapeau. Il met en mouvement la roue du monde, des gloires, des échecs, des empires qui se succèdent et qui sont tous liés à ce couvre-chef. Mais il est vide. Cette réalité pourrait être perçue comme négative, sauf que le vide est ce qui permet à la roue de tourner, comme l’énergie vitale permet au monde de fonctionner. Empires est une fable sur cette énergie. Et puis, la forme de la Nef est la même que celle du bicorne!

 

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

 

HYP: Chez moi, il n’y a pas de jugement. Je fais la constatation que lorsqu’il y a destruction, il y a création ! Les mutations du monde ont un prix, que l’on soit une montagne ou un empereur. Il n’y a pas de notion de Bien, ni de Mal, dans mon travail. Les conteneurs servent à transporter des marchandises mais sont utilisés aussi pour loger les migrants de Calais.

HYP: La circulation des énergies est un phénomène naturel, il faut simplement constater la permanence du système. On ne peut pas porter un jugement moral sur les tempêtes, les tremblements de terre… La Bataille d’Eylau est une prise de conscience de cette permanence. Cette réflexion est particulièrement percutante étant donné votre origine.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

  • Le bicorne épouse la forme de la Nef du Grand Palais

 

Le bicorne de Napoléon, entretien avec Emilie Robbe
Emilie Robbe, conservatrice du Département moderne (1643-1870) au Musée de l’Armée – Invalides.

Le chapeau de Napoléon constitue le cœur de l’installation Empires. Quelle a été votre réaction lorsque vous avez rencontré Huang Yong Ping et qu’il vous a présenté son projet?
ER: Huang Yong Ping nous a contacté il y a un an environ. Il était intéressé par notre collection de chapeaux de Napoléon Ier . Il souhaitait les voir, en choisir un pour prendre des mesures dans le but de le reproduire à très grande échelle pour Monumenta 2016.

bicorne  de Napoléon

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Il existe dix-neuf chapeaux de l’Empereur dans le monde. Ici, au Musée de l’Armée, nous en conservons six. Cette donnée a beaucoup surpris l’artiste. Comme bon nombre de personnes, il pensait que le chapeau était unique. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que le chapelier de Napoléon lui en livrait quatre par trimestre, de formes différentes, plus ou moins haut selon les époques. Des cent cinquante chapeaux utilisés par Napoléon, tous fournis par la maison Poupard et Delaunay, quatre l’accompagnèrent à Saint-Hélène, dont celui avec lequel il fut enterré. Le plus ancien conservé au musée date de 1800-1802, et appartient à la période du Consulat. Il est plus plat et moins emblématique que celui qu’a choisi Huang Yong Ping. Evidemment, s’il fallait choisir un bicorne, c’est celui de la Bataille d’Eylau qu’il fallait retenir! Il appartient à l’imaginaire collectif.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Chiffres
La Nef surface 13 500 m2 hauteur 43 m
L’oeuvre hauteur 28,70 m, largeur 64,30 m,longueur 133 m, surface 4900 m2, poids total : environ 980 tonnes
Conteneurs : 305 au total, hauteur maximum sur 7 étages 17,50 m
Bicorne hauteur 5,30 m, longueur 12 m, largeur 5,05 m, poids 3 tonnes
Fabrication de l’oeuvre : production à 80% en France via Art Project, 5 fonderies en France, 2 usines en Chine, 3 bureaux d’études, 1 bureau de contrôle, temps de montage sous la nef 12 jours et 13 nuits (24 h sur 24), 298 heures d’installation, 60 monteurs

Sources et pour en savoir plus :
http://www.grandpalais.fr/pdf/dossier_pedagogique/Dossier_pedago_monumenta_2016.pdf

Monumenta Empires Huang Yong Ping Le serpent

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Le serpent
Commissaire de l’exposition : Jean de Loisy.

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, mécénat et partenaire le Groupe CMA CGM.

Serpent 316 vertèbres, 568 côtes, longueur 254 m, envergure maximale des côtes 6,50 m, hauteur maximale du serpent, sous le RTG 23 m, poids 133 tonnes

Il nous attend au fond de la nef, entre ombre et lumière ….

Monumenta Empires Huang Yong Ping
Suspendu au dessus des caisses, comme pour les accompagner dans leur traversée : un gigantesque squelette de serpent en acier. Gueule ouverte, prêt à déverser son poison, il court le long des containers, les domine. C’est sûr, il va bientôt passer à l’attaque.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Sa puissance d’expression est une réponse au défi que constitue la Nef du Grand Palais. L’artiste est habitué aux formats colossaux, aux interventions dans l’espace public, comme son Serpent d’océan dans l’estuaire de la Loire en 2012 ou son immense pieuvre monégasque de 2010, Wu Zei. Cet animal géant colonisait l’espace du salon d’honneur accueillant le public, enserrant de ses tentacules les piliers, recouvrant l’architecture classique de sa masse flasque.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping
Une des particularités de l’artiste, commune à d’autres artistes chinois, est l’approche de l’animal, sans aucune préoccupation ni écologique ni anthropomorphique. L’animal mis en scène lui permet de révéler des états de tension géopolitiques, des paradoxes culturels et des frottements esthétiques.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Huang Yong Ping et le reptile
Le reptile est récurrent dans le travail de Huang Yong Ping. Il occupe une place majeure dans l’installation créée pour Monumenta 2016. En effet, Empires est traversée de part en part par un gigantesque squelette, dont les vertèbres font écho aux nervures métalliques de la verrière.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

En se promenant dans la lumière franche de la nef, le visiteur peut alors percevoir un jeu d’ombres portées enchevêtrées des structures d’acier de la voûte et de celles projetées par le serpent.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Le serpent est un animal symbolique important quel que soit la culture que l’on considère. Huang Yong Ping écarte d’ailleurs toute référence à la Genèse pour privilégier un sens plus universel et surtout non manichéen. Une des spécificités des serpents est la mue, ce renouvellement complet de la peau.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping
C’est d’ailleurs le titre d’une de ses expositions, organisée à Nantes en 2014. Quatorze installations, dont une mue de 120 m de long, semblaient dialoguer avec le squelette, de mêmes dimensions, du Serpent d’océan disposé dans l’estuaire de la Loire depuis 2012.La symbolique de la transformation renvoie à la mutation du monde, et, par extension, au temps qui passe…

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping
Le reptile nourrit les mythes universels, depuis la déesse-serpent de la civilisation minoenne jusqu’au serpent Ananta de la culture indienne, de Jörmungand, le serpent de mer de la mythologie nordique au Wagyl, à la créature du «Temps du rêve» des aborigènes d’Australie.

Monumenta Empires Huang Yong Ping
En Chine, le dragon est un serpent aquatique hybride qui symbolise la puissance impériale. Avec le serpent, Huang Yong Ping souligne la conception cyclique du temps, des sociétés et de la culture, qui fait le sens fondamental de l’installation Empires.

Monumenta Empires Huang Yong Ping
A l’état de squelette dans cette création, le serpent ne symbolise pas pour autant la mort. L’artiste fait un parallèle avec les spécimens paléontologiques que l’on observe dans les muséums d’histoire naturelle: le visiteur est saisi par la puissance des dinosaures, même s’il ne subsiste que leurs squelettes.

Monumenta Empires Huang Yong Ping
Le serpent immense de la Nef véhicule lui aussi cette idée de force naturelle, d’énergie brute. Sinueux, comme le trait du calligraphe chinois, il emplit l’espace: lien entre les conteneurs et le bicorne.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Tout comme la ligne des vertèbres du serpent de l’estuaire de la Loire (illustration page 11) fait écho à la courbe du pont de Saint-Nazaire, visible à l’arrière-plan, le reptile colossal d’Empires dialogue avec la verrière du Grand Palais. Nature et industrie se répondent.

Monumenta Empires Huang Yong Ping
Symbolique du dragon dans le monde chinois
Créature mixte dans la culture chinoise, le dragon est doté d’une tête de lion, de cornes, d’un corps de serpent muni de quatre pattes griffues. Il trouve refuge au fond des cavernes dans la mer, attendant un signal pour s’envoler et rejoindre le monde céleste. Protecteur, le dragon est celui qui justifie le mandat céleste de l’empereur. Ce dernier lui fait des offrandes afin d’obtenir la pluie et ainsi la fertilité, afin que son pouvoir soit affirmé aux yeux de tous. A contrario, l’animal fabuleux peut être le signe de la chute d’une dynastie: surgissant de l’eau et provoquant inondations et destructions…
Dans le passé, la découverte fortuite d’ossements de dinosaures était interprétée comme celle d’os de dragons!

Sources : dossier pédagogique du grand Palais

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Grand Palais
Commissaire: Jean de Loisy.
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, mécénat et partenaire le Groupe CMA CGM.

Cette oeuvre n’est pas « lisible » de prime abord, et nécessite quelques explications pour comprendre le cheminement de la pensée de l’artiste franco-chinois Huang Yong Ping.

(…)  » dès l’entrée, les visiteurs se heurtent à un mur leur barrant l’accès. Ils doivent le contourner pour constater qu’ils sont face à des montagnes de conteneurs. » Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Nous avons l’impression d’être dans un port de l’économie mondialisée. Le visiteur est accueilli par une montagne de conteneurs maritimes de toutes couleurs,  » entassés sur trois niveaux, bouchant la vue sur l’immense verrière de la nef du Grand Palais, comme ils vous interdiraient la vue sur la mer qui les porte. « 

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

L’artiste Huang Yong Ping investit le Grand Palais, à Paris, avec «Empires», un serpent métallique géant qui fait écho à une mondialisation vorace.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

 » Empires, installation de Huang Yong Ping, occupe la nef du Grand Palais, septième édition du cycle « Monumenta », qui a commencé en 2007. Sous la verrière de 13 500 m2 et de 35 m de haut, sont superposés en plusieurs rangées 305 containers du type de ceux que transportent les cargos. La rangée la plus élevée culmine à 17,5 m. Ces containers de différentes couleurs portent les sigles de plusieurs groupes. Un pont mobile de 28,7 m de haut et 17 m de large, d’un poids de 67 tonnes, a été installé. »

« Sur les containers et des poteaux de soutènement sinue le squelette d’un serpent. Il mesure 254 m de long, est constitué de 316 vertèbres et de 560 côtes en aluminium.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Il pèse 133 tonnes et son crâne a 5,5 m de haut. Il a une dentition du genre de celle que la paléontologie prête au tyrannosaure. S’ajoute au dispositif un bicorne noir, de 12 m de long et 5,5 m de haut. Il est conçu d’après celui que Napoléon Ier portait lors de la bataille d’Eylau, au cours de laquelle plus de 30 000 soldats des armées françaises et russes furent tués ou blessés. »

Monumenta Empires Huang Yong Ping
L’artiste a voulu dénoncer cette mondialisation dévorante, qui agit à la manière d’un rouleau compresseur, contre lequel les individus seuls ne peuvent rien. On se sent comme écrasés, étouffés par l’empilement de tous cs conteneurs.

D’autant plus que l’artiste a ménagé des points de vue époustouflants. Pour cela il faut ainsi prendre les escalier qui mènent à l’étage. « Vus de haut, squelette et containers dessinent le chaos du monde. Les jours de grand soleil, l’ombre du serpent joue avec celle des poutres de la verrières. »

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping
Empires
« L’empire est cet absolu du pouvoir qui ne vit que de sa propre expansion et qui nie les citoyens pour ne considérer que des sujets. Il est la forme la plus ancienne de gouvernement puisque ses premières incarnations, mésopotamiennes, datent de l’origine même de l’histoire. La notion d’empire, autrefois militaire et parfois colonial, caractérise aujourd’hui de grandes sociétés commerciales et subsiste encore dans la science-fiction. »

Monumenta Empires Huang Yong Ping

« Pour symboliser l’Empire l’artiste a convoqué la figure de Napoléon. Si celui-ci incarne parfaitement l’esprit de puissance et de domination dont Huang Yong Ping fait un des moteurs de l’histoire, il n’est pourtant que l’un des plus brefs éclats, mais combien intense, de l’idée d’empire. Napoléon est la figure dominante de l’entrée de l’Occident dans le monde moderne, celui qui achève la Révolution et inaugure le monde à venir. Son image est ambivalente : héros civilisateur qui organise et universalise, il est aussi un despote qui préfigure les tyrans sanguinaires du XXe siècle. »

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Analyse de l’oeuvre
Les thèmes du pouvoir et du commerce sont abordés ici, comme souvent dans la démarche de Huang Yong Ping. Originaire d’une ville portuaire de la Chine du Sud-Est, au trafic de 34 millions de tonnes de marchandises, l’artiste est sans doute fasciné par l’expression de cette puissance.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Empires évoque un paysage symbolique de la puissance économique mondiale d’aujourd’hui : ses ports, du Havre à Shanghai, et le commerce maritime, étendu à toutes les mers du globe. Les empires d’hier à aujourd’hui sont des pouvoirs politiques, militaires, religieux et économiques. De nouveaux empires ont supplanté les autres, mais ils disparaîtront eux aussi.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

En déambulant dans Monumenta 2016, le visiteur découvre plusieurs montagnes composées d’empilements, plus ou moins hauts, de conteneurs.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Une grue les domine de sa hauteur, tandis qu’un serpent colossal, à l’échelle de la Nef, se déploie sur tout cet ensemble, créant ainsi une forme d’unité. Son squelette de métal fait écho à la structure de la verrière du Grand Palais ; il guide le regard et dynamise la composition. Sa gueule menaçante semble en position d’attaque. Sa proie? Peut-être est-elle sa propre queue ou bien le bicorne de Napoléon Ier , immense, posé au sommet d’un arc de triomphe de conteneurs. Placé au centre de la composition, il symbolise la puissance de l’empire.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

 

Grue RTG
Ces immenses grues portiques, ou RTG (Rubber Tyred Gantry Crane), sont présentes dans tous les ports industriels, où elles servent à déplacer les containers. Ici élément le plus proche de la coupole, la grue domine l’installation comme une déesse énigmatique, sorte de mécanique céleste qui distribue arbitrairement les richesses enfermées dans ces boîtes. Elle soulève le serpent, garantit son déplacement et semble être le génie capricieux qui va poser au gré de sa volonté le bicorne, piège fatal ou simple attribut du pouvoir, sur la tête du portant, comme un doigt divin couronnerait l’élu.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

CMA CGM
Fondé en 1978 par Jacques R. Saadé, CMA CGM est aujourd’hui le troisième groupe mondial de transport maritime en conteneurs et le numéro 1 français. Basé à Marseille, CMA CGM rayonne à travers le monde grâce à son réseau de 725 bureaux implantés dans 150 pays. Avec sa flotte de 471 navires, le groupe dessert 420 ports sur les 521 ports de commerce mondiaux.

Monumenta Empires Huang Yong Ping

Monumenta Empires Huang Yong Ping

CMA CGM emploie 22 000 personnes dans le monde entier, dont près de 4700 en France et 2400 à Marseille, où il est le premier employeur privé de la ville. Le groupe CMA CGM est un acteur majeur du transport maritime international, un mode de transport aujourd’hui prépondérant qui concerne plus de 90% des marchandises échangées dans le monde. CMA CGM est le mécène et partenaire principal du projet.

sources sur site et dossier pédagogique du Grand Palais

Keukenhof (3)

Keukenhof

Stationsweg 166A
2161 AM Lisse
Pays-Bas

 

Chaque année le parc de Keukenhof choisit un thème différent pour ses compositions florales et ses expositions. Cette année c’est le Siècle d’Or qui a été mis à l’honneur, un siècle synonyme de prospérité pour les Pays-Bas. Le pays a prospéré également dans le domaine de l’art, des oeuvres d’art sont exposées un peu partout dans Keukenhof.

Keukenhof Firma Meeuwissen Voorhout

Keukenhof
Thème 2016 : Le siècle d’Or
Le thème de Keukenhof pour 2016 est “Le Siècle d’Or”. Du Siècle d’Or vers un avenir doré. Le Siècle d’Or est la période pendant laquelle les Pays-Bas ont prospéré dans les domaines du commerce, des sciences et de l’art. C’est aussi la période pendant laquelle le monde a été découvert et le commerce de la tulipe a prospéré.

Keukenhof

Temps fort : une mosaïque de fleurs

Il y a cette saison un lien étroit entre le Siècle d’Or et Keukenhof. Le temps fort du thème annuel est la mosaïque de bulbes de fleurs d’une superficie de 250 m2 et réalisée à partir de cent mille tulipes, muscaris et crocus.

Keukenhof

Keukenhof

Jardin bleu de Delft

Les expositions florales vous font découvrir des combinaisons entre des dizaines de milliers de fleurs et des peintures du 17e siècle. Un jardin d’inspiration Siècle d’Or et un jardin Bleu de Delft ont aussi été créés cette année sur le thème du Siècle d’Or.

Keukenhof

Keukenhof

Keukenhof

Keukenhof

Le Siècle d’Or est aussi une source d’inspiration pour les nombreuses expositions florales qui se déroulent dans le Pavillon Oranje Nassau. Nouveau en 2016 : le jardin d’inspiration Siècle d’Or et un jardin Bleu de Delft.

Keukenhof

Keukenhof

Keukenhof

L’événement incontournable est la mosaïque de fleurs sur le thème du Siècle d’Or. Cette mosaïque révèle un tableau en bleu de Delft sur lequel sont représentés le commerce maritime et les maisons cossues des bords de canaux d’Amsterdam. La mosaïque couvre une surface de 250 m2. Elle est réalisée avec 100.000 bulbes de fleurs ; tulipes, muscaris et crocus.

Keukenhof

Keukenhof

Création de Keukenhof
Keukenhof est une initiative de dix bulbiculteurs/exportateurs qui eurent l’idée de créer une vitrine pour la profession bulbicultrice. En 1949, ils choisirent un endroit idéal : le jardin autour du château Keukenhof.

Keukenhof

Keukenhof
Jacqueline de Bavière est depuis de nombreuses années la maitresse de maison de Keukenhof. Au XVème siècle, elle est la propriétaire du domaine où est actuellement situé Keukenhof. À l’époque c’était un terrain sauvage qui servait à la chasse et à la cueillette d’herbes destinées à la cuisine du château. De là est né le nom Keukenhof (littéralement le jardin de la cuisine).

Keukenhof

Keukenhof

La comtesse Jacqueline de Bavière naquit en 1401 et mourut en 1436. Elle régna de 1417 à 1433 sur la Hollande, la Zélande et le Hainaut. On ne semblait jamais s’ennuyer avec cette dame quelque peu impétueuse, qui se maria quatre fois, passa quelques années en prison et demeura un certain temps en Angleterre, en partie contre son gré. Faire la guerre semble avoir été son passe-temps favori – à cet égard, elle n’épargnait pas même ses ex-maris. En 1433, elle dût abdiquer tous ses comtés.
Elle se retira et mourut de tuberculose, à l’âge de 35 ans seulement, au château de Teylingen, non loin de Keukenhof.

Keukenhof
Après la mort de la comtesse Jacqueline de Bavière, en 1436, le grand domaine tomba entre les mains de riches familles de commerçants, dont le baron et la baronne Van Pallandt. Ils demandèrent aux paysagistes Zocher, qui créèrent également le Vondelpark et les jardins du palais de Soestdijk, de dessiner les plans pour le jardin autour du château. Leur jardin paysager d’inspiration anglaise de 1857 constitue toujours la base du parc d’aujourd’hui.

Keukenhof

Keukenhof

Champs de tulipes Hollande

Champs de tulipes aux environs de Lisse

Hollande 

 

Ce n’était encore la pleine floraison dans les champs, j’ai pu néanmoins en avoir un petit aperçu depuis le Keukenhof, et depuis le car qui me ramenait de Lisse à Amsterdam. Vous voyez des gens en plein milieu des champs de tulipes. Depuis le Keukenhof, on peut prendre un petit bateau qui vous balade à travers les champs de tulipes pour admirer au plus près.

Champs de tulipes Hollande

Champs de tulipes Hollande

Champs de tulipes Hollande
Culture de la tulipe en Hollande
Les couleurs éclatantes des tulipes en fleur sont l’image classique de la Hollande au printemps. Ces rouge, rose et jaune vif offrent un spectacle, ou plutôt une expérience, qu’il faut vivre à tout prix !

Champs de tulipes Hollande
La plupart des exploitations de tulipes, en Hollande, se situent dans le polder du Nord-Est, le Noordoostpolder, dans la province de Flevoland, et plus particulièrement le « Kop van Noord-Holland ». Celle-ci possède la plus grande surface ininterrompue plantée de fleurs à bulbe en Hollande. La région de Bollenstreek, proche de Leiden, est également réputée pour ses cultures de fleurs à bulbe et abrite le parc mondialement connu de Keukenhof. Ces trois endroits ne sont qu’à une demi-heure d’Amsterdam en voiture. La plus grande vente aux enchères de fleurs du monde, la FloraHolland d’Aalsmeer, n’est elle aussi qu’à 30 minutes de la capitale.

Champs de tulipes Hollande

La saison des tulipes
La météo en Hollande est favorable à la culture de tulipes avec des printemps frais juste quand la floraison débute. La terre dans les polders est toujours bien drainée, idéale pour les tulipes qui aiment une terre drainée, mais humide. Il y tellement de types de variétés de tulipes que la Société Néerlandaise d’Horticulture les a groupé en différents sous-groupes avec des variétés différentes dans chaque groupe. De mi-mars à fin mai, les tulipes transforment des grandes parties de la Hollande en un patchwork coloré. Si vous visitez la Hollande en avril pour voir les tulipes, vous serez ravi : chaque champ est différent et les couleurs sont magnifiques.

Champs de tulipes Hollande

Champs de tulipes Hollande

Champs de tulipes Hollande

Meilleure saison pour voir les tulipes
Mi-avril est la période idéale pour venir voir les tulipes en pleine floraison. La saison des tulipes court de fin mars à mi-mai, mais la plus grande partie des fleurs seront en fleur à la mi-avril. Le Keukenhof à Lisse est couvert de plus de 7 000 000 de bulbes au printemps et c’est l’un des plus beaux endroits pour bien observer toutes les différentes variétés de tulipes. À cette saison, il vous suffit aussi de prendre le train ou le vélo pour visiter la campagne et pour profiter des champs sans fin regorgeants de tulipes. En prenant le train d’Amsterdam à Den Helder, vous traverserez la région où l’on cultive les fleurs à bulbe, dans le nord de la province. Sur le chemin du retour, vous pouvez en profiter pour vous arrêter au marché aux fromages d’Alkmaar.

Champs de tulipes Hollande

Champs de tulipes Hollande

Aux origines 

Le nom tulipe provient du turc tülbend (lâle), c’est-à-dire « plante-turban »; c’est en Turquie que la tulipe a été découverte, et ramenée en occident par Charles de l’Écluse à la fin du xvie siècle.
On dit qu’un importateur de tissus hollandais aurait trouvé dans sa marchandise ce qu’il prit pour une nouvelle variété d’oignons qu’il cuisina et mangea, sans se douter qu’il venait, juste avant Charles de l’Écluse, de découvrir la tulipe.

Champs de tulipes Hollande
Ce petit bulbe, au XVIIe siècle, se négociait à prix d’or et pouvait atteindre, à son plus haut sommet, quinze fois le salaire d’un paysan (estimation à 87 000 €, août 2011, d’après le journal Le Monde). Le livre d’Olivier Bleys intitulé Semper augustus décrit cette bulle spéculative à travers un roman.
Il est aussi à l’origine de la tulipomanie en Hollande au XVIIe siècle, une crise financière sans précédent.

Champs de tulipes Hollande

Champs de tulipes Hollande

Champs de tulipes Hollande
Tulipomanie
La tulipomanie (Tulpenmanie en néerlandais, Tulip mania en anglais, souvent appelée « crise de la tulipe » en histoire économique), est le nom donné à l’augmentation démesurée puis l’effondrement des cours de l’oignon de tulipe dans le nord des Provinces-Unies au milieu du xviie siècle. Au plus fort de la tulipomanie, en février 1637, des promesses de vente pour un bulbe se négociaient à prix d’or, certains historiens ont qualifié cette crise de « première bulbe spéculative » de l’histoire. Elle est restée dans les mémoires, tout au long de l’Histoire des bourses de valeurs.
Un effondrement du cours du bulbe a causé la ruine de nombreux investisseurs. Cette chute aurait ébranlé toute l’économie néerlandaise.

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Sources complément wiki et
http://www.holland.com/fr/tourisme/article/la-saison-des-tulipes-en-hollande.htm

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