Paris autrement

Paris autrement

Blog principalement consacré à Paris, ville touristique qui a la réputation d'être la plus belle ville du monde. Vous découvrirez également un Paris pittoresque, insolite et secret : ce sont des endroits souvent méconnus des Parisiens. Sans oublier la région Ile de France.

 "Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le Paradis." Jules Renard

Le mur murant Paris, rend Paris murmurant    Anonyme

Paris se visite le nez en l'air  :   http://www.parislenezenlair.fr/ 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

                       

  Chaque article où ce logo apparaît fait l'objet d'un dépôt chez un huissier de justice

Les écrits et les photos  de ce blog ne sont pas libres de droit. Ils ne peuvent être utilisées, sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite de son auteur.

" L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d'ordre patrimonial " Article L111-1 du code de la propriété intellectuelle

Bien faire et laisser braire

Archives pour août, 2016

Hôtel de Ville Bruxelles

Hôtel de Ville Bruxelles

Belgique

 

L’Hôtel de Ville nous a ouvert ses portes pour admirer le Tapis de Fleurs depuis le premier étage. Ce fut l’occasion d’avoir un rapide aperçu de l’intérieur de l’édifice. J’aurais aimé avoir plus de temps pour voir mieux ces magnifiques salons, mais vu le monde il n’était guère possible de s’attarder. De même pour la façade de l’Hôtel de Ville, ainsi que les maisons qui bordent la Grand Place.

Le beffroi domine le quartier, sa haute silhouette se dresse par dessus les toits de la Ville. Ce qui est frappant, c’est la riche décoration de la façade de l’Hôtel de ville : statues, gargouilles, dans le plus pur style gothique. La beffroi culmine à 96 mètres. La flèche est surmontée de la statue de Saint Michel.

Hôtel de Ville Bruxelles
Mais cette riche décoration n’existait pas en 1856. L’Hôtel de Ville de Bruxelles n’avait pas le même aspect qu’aujourd’hui, comme en témoigne cette photographie d’archives. A cette époque, la façade était nue, très sobre, aucune statue ne l’ornait.

Hôtel de Ville Bruxelles

 

Cette photographie de Louis Dubois de Nehaut, datée de 1856, est l’une des plus anciennes photographies connues de l’Hôtel de Ville. L’hôtel de ville fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 9 mars 1936.

Hôtel de Ville Bruxelles
294 statues de 91 artistes
C’est en 1843 que le gouvernement belge et la ville de Bruxelles décident de rehausser les façades de l’Hôtel de Ville de statues dues à 91 artistes différents. Progressivement, jusqu’en 1903, 294 statues vinrent ainsi orner les façades. Mesurant de 1,60 à 1,80 m, elles ont profondément modifié l’aspect du bâtiment.

Hôtel de Ville Bruxelles

  • Détail du cul de lampe à droite

 

Un Hôtel de Ville gothique … du 19e siècle
L’Hôtel de Ville de Bruxelles tel que l’on peut aujourd’hui l’admirer est donc véritablement le fruit des différentes phases des restaurations entamées au 19e siècle. Il se présente au visiteur sous un aspect qui n’a jamais été le sien depuis sa construction au 15e siècle.

Hôtel de Ville Bruxelles

 

Partiellement détruit lors du bombardement de 1695
Lors du bombardement de Bruxelles en 1695 l’Hôtel de Ville a fortement souffert. tout est détruit à l’intérieur, « la majeure partie des précieuses archives communales comme les œuvres d’art dont quelques tableaux fameux de vander Weyden, naturellement, mais aussi de Van Dyck, Coxcie ou Rubens pour ne citer que les plus prestigieux. »

Le bombardement de la ville de Bruxelles par les troupes françaises du roi Louis XIV, les 13, 14 et 15 août 1695, et l’incendie qui en a résulté, est la catastrophe la plus destructrice que la ville ait eu à subir au cours de son histoire. La reconstruction du centre de la ville, effectuée durant les années suivantes, a profondément modifié son aspect et laissé de nombreuses traces visibles de nos jours.

Hôtel de Ville Bruxelles
L’extérieur sera restaurée, mais la halle au drap et d’autres bâtiments annexes, réduits en cendres, ne seront pas reconstruits. « La Ville cède alors ce terrain aux Etats de Brabant, qui y font édifier deux ailes en L, délimitant ainsi une cour intérieure ornée de deux fontaines allégoriques représentant l’Escaut et la Meuse. Le chantier dirigé par l’ingénieur Corneille Van Nerven dure une dizaine d’années (1706-1717). »

Hôtel de Ville Bruxelles
Au début du 19e siècle, l’état général du bâtiment se dégrade. A partir de 1840,  » il connaîtra plusieurs campagnes consacrées à la conservation, la restauration et même à l’embellissement des façades, campagnes dirigées successivement par les architectes Suys, Jamaer et Samyn. Très vite, se matérialise le projet de compléter les façades en plaçant des statues dans les nombreuses niches restées vides durant cinq siècles. Ainsi la restauration des façades comprend – outre le rem- placement des sculptures originales par des copies – l’adaptation de ces niches, trop peu profondes dans leur conception originale.

Le programme iconographique, plusieurs fois remis en question, établi pour la base par l’archiviste Wauters, compte près de 300 statues, personnifiant d’anciens souverains du Brabant et leur famille, d’importants magistrats de la Ville et des personnalités de la pensée et des arts.

Hôtel de Ville Bruxelles

  • Statues des ducs et duchesses de Brabant surmontant les fenêtres du premier étage de l’aile gauche.

 

Hôtel de Ville Bruxelles

Hôtel de Ville Bruxelles

La grande majorité de ces œuvres sont dues à des artistes formés à l’Académie des Beaux-Arts de la Ville de Bruxelles. Cette gigantesque entreprise a été violemment critiquée au 19e et même encore au 20e siècle et ce n’est qu’à l’extrême fin du 20e siècle, à l’occasion du dernier chantier de restauration en date, qu’elle a connu la réhabilitation. »

 

Un riche intérieur

A l’intérieur, différents styles et époques se côtoyent. A l’arrière, la reconstruction par les Etats de Brabant nous a laissé une enfilade de somptueux salons caractéristiques du style Louis XIV en ce début du 18e siècle.

Hôtel de Ville Bruxelles

Hôtel de Ville Bruxelles

Hôtel de Ville Bruxelles
 » Certains servent aujourd’hui aux réunions du Collège et du Conseil communal. Dans le bâtiment gothique, deux anciennes salles d’apparat ont été réaménagées au 19e siècle par l’architecte de la Ville, Victor Jamaer, dans le plus pur style néo-gothique : la salle des mariages et surtout de la salle gothique qui a conservé son rôle de lieu de réceptions officielles.

 

La salle gothique

Hôtel de Ville Bruxelles

Hôtel de Ville Bruxelles

Hôtel de Ville Bruxelles

Les autres locaux abritent les cabinets des différents échevins ; ils sont richement meublés et ornés d’œuvres d’art acquises par la Ville dans le courant des 19e et 20e siècles. Ils ne sont accessibles qu’à certaines occasions particulières. »

 

Les gargouilles
Les différentes façades de l’hôtel de ville gothique (côté Grand-Place mais aussi côté cour) sont ornées d’innombrables gargouilles très expressives figurant des êtres humains, des animaux ou des créatures fantastiques.

Hôtel de Ville Bruxelles

De même, les tourelles d’angle octogonales arborent à chaque étage une série de huit gargouilles.

Hôtel de Ville Bruxelles

Hôtel de Ville Bruxelles
La cour intérieure

La cour intérieure de l’hôtel de ville possède un pavement marqué d’une étoile qui indique le centre géographique de Bruxelles.

La façade sud est percée, au rez-de-chaussée, d’un portail à arc en anse de panier encadré de baies en plein cintre, encadré de grosses lanternes comme les autres portes de la cour. A l’étage, une porte-fenêtre sommée d’un fronton courbe est entourée de fenêtres rectangulaires dont l’encadrement plat est orné de crossettes.

Hôtel de Ville Bruxelles

La cour est décorée de deux fontaines en marbre dessinées en 1714 par Johannes Andreas Anneessens, surmontées des figures de la Meuse et de l’Escaut sculptées en 1715 respectivement par Jean Dekinder et Pierre-Denis Plumier.

Hôtel de Ville Bruxelles

  • ci-dessus l’Escaut, en dessous La Meuse

 

Hôtel de Ville Bruxelles

Sources :

http://www.brusselscitymuseum.brussels/documents/view/l-histoire-de-h-villepdf?id=88
https://www.bruxelles.be/artdet.cfm/6995

Monument à t’Serclaes Bruxelles

Monument à t’Serclaes 

Rue Charles Buls Bruxelles

 

Rue Charles Buls, un attroupement, devant la statue d’un gisant, et des visiteurs qui se livrent à d’étranges rituels : il y passent la main, le caressent avec tendresse, mais qui est-il ?

Monument à t’Serclaes Bruxelles

Monument à t’Serclaes Bruxelles

Everard t’Serclaes 
Éverard t’Serclaes, seigneur de Wambeek, Bodenghem et de Ternat et échevin de Bruxelles, né vers 1320 et mort à Bruxelles le 31 mars 1388. Il est entré dans l’histoire de sa ville en contribuant de façon décisive à sa libération lors de la Guerre de succession du duché de Brabant le 24 octobre 1356.
En ce 24 octobre 1356, alors que la Guerre de succession du Brabant bat son plein, Everard t’Serclaes escalade l’enceinte de Bruxelles. Aidé par des patriotes bruxellois, il chasse les troupes flamandes hors de la ville, libérant la ville.
Everard t’Serclaes faisait partie des Lignages de Bruxelles, ces grandes familles qui ont dirigé la ville au Moyen-Âge. « Il fut cinq fois échevin de la ville. Ses fonctions l’amenèrent à défendre les droits de sa cité au risque de se faire des ennemis. C’est ainsi qu’en mars 1388 Sweder d’Adcoude, seigneur de Gaesbeek, envoya ses hommes pour agresser t’Serclaes… Agression qui lui coûta sa langue coupée nette et la vie quelques jours plus tard… Everard rendit son dernier souffle sur la Grand Place, dans la Maison de l’Etoile. »

Monument à t’Serclaes Bruxelles

Libération de Bruxelles
La vie d’Everard t’Serclaes est illustrée par ce monument de la rue Charles Buls. Il retrace la libération de Bruxelles par Everard t’Serclaes.
À la mort de Jean III de Brabant, survenue le 5 décembre 1355, sa fille aînée Jeanne, épouse de Venceslas de Luxembourg, succéda au trône de Brabant. Cette succession lui fut cependant disputée par le comte de Flandre, Louis de Male, qui envahit le duché et s’empara de Bruxelles.
Dans la nuit du 24 octobre 1356, Everard t’Serclaes escalada les murs (rue d’Assaut) de la ville à la tête de patriotes bruxellois et bouta les troupes flamandes hors de la ville.
Grâce à ce coup de main, la ville était reprise par la garnison ducale, et Jeanne et Venceslas firent leur joyeuse entrée à Bruxelles.
Après avoir été cinq fois échevin de la ville, Everard t’Serclaes, qui avait défendu les droits de la cité contre Sweder d’Abcoude, seigneur de Gaesbeek, fut agressé à Lennik par des hommes de main de ce dernier, qui lui coupèrent la langue.
Le monument à Éverard t’Serclaes est un bas-relief en laiton de Julien Dillens de 1902. Il se trouve à Bruxelles, dans la galerie passant sous la « Maison de l’Étoile », au coin de la rue Charles Buls et de la Grand-Place, un emplacement approprié, puisque c’est dans cette maison que t’ Serclaes décéda de ses blessures en 1388. Le monument évoque la libération de la ville par Éverard t’Serclaes. L’œuvre est classée depuis.

Monument à t’Serclaes Bruxelles

  • Ce monument est une des oeuvres majeures de l’artiste Julien Dillens (1849-1914). Inauguré en 1902 et classé depuis 2002, ce bas-relief en laiton (cuivre/zinc) est dans un mauvais état de conservation et présente divers types de dégradations :la corrosion du laiton, l’usure de lasurface (due en prtie aux frottements successifs),etc.
    La polychromie du monument a évolué avec le temps : les parties actuellement les plus foncées, « verts », étaient dorées et le gisant était recouvert d’une patine noire, comme l’avait conçu Julien Dillens à l’origine.En vue de sa conservation lemonument a étédémonté et va être restauré en atelier à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique -IRPA. 

 

Monument à t’Serclaes Bruxelles

  • Photographies du monument ( état actuel à gauche etmaquette en plâtre doré à droite).
    Cette maquette est un témoin exceptionnel qui permet de comprendre les qualités sculpturales et chromatiques de l’oeuvre originale, voulues par l’artiste Julien Dillens.

 

Le monument à Everard t’Serclaes
Le monument à la mémoire de t’Serclaes se trouve dans la galerie percée sous la Maison de l’Etoile lors de sa reconstruction en 1897. La sculpture a été commandée par les autorités communales menées par Charles Buls. Elle est l’œuvre de Julien Dillens et fut inaugurée en 1902. Voici ce qu’en dit un journal de l’époque : «La figure de t’Serclaes, lugubre et poignante, contraste, en sa désespérance, sur le fond vif et animé de l’ensemble».
« Au premier plan, Everard t’Serclaes gît mourant. L’arrière-plan est constitué de trois bas-reliefs superposés représentant successivement la libération de Bruxelles, la joyeuse entrée de Jeanne et Wenceslas qui suivit et la destruction du château de Gaesbeek par les Bruxellois pour venger l’agression de t’Serclaes. »

Monument à t’Serclaes Bruxelles

 

t’Serclaes, le citoyen bruxellois le plus sujet aux superstitions
« Aujourd’hui, les Bruxellois et les touristes de passage au coin de la Grand Place et de la rue Charles Buls ne manquent pas de laisser glisser la paume de leur main sur t’Serclaes. Il est de coutume d’y associer un vœu. Le plus honorable : souhaiter revenir à Bruxelles. »
« La croyance populaire s’est emparée du bras de la statue durant la Première Guerre mondiale. Les Bruxellois alors brimés par l’occupant, se souvenant de la Guerre de succession du Brabant, s’en remirent à la protection de t’Serclaes en lui touchant la main. La pratique a ensuite évolué au fil du temps pour arriver à une caresse appuyée de la tête aux pieds et les superstitions se sont développées à grande vitesse. »

Monument à t’Serclaes Bruxelles
La chance vous souriera si vous lui caressez la main droite. Si vous préférez une année de bonheur, passez votre main gauche depuis son front jusqu’à la tête du chien. Et pour réaliser un vœu, il vous faudra partir à la recherche des trois souris dans les guirlandes …
Evidemment il faut faire confiance à une copie pour réaliser vos vœux ! Car aujourd’hui, c’est une réplique qui est offerte à la vénération des superstitieux tandis que l’arrière-plan est protégé par un panneau didactique en attendant sa rénovation attendue dans les prochains mois.
Depuis octobre 2011, la sculpture originale de Dillens a été enlevée pour être restaurée. Depuis, c’est une copie en résine, plusieurs fois vandalisée, qui recueille les nombreuses caresses journalières.

Monument à t’Serclaes Bruxelles

Avenir de la statue
A terme, la statue restaurée trouvera une place de choix dans la salle Ogivale de l’Hôtel de Ville tandis qu’une seconde statue en métal sera fondue dans le moule originale de Dillens pour être replacée avec ses bas reliefs dans le passage de la Grand-Place.
L’original ne réintégrera donc pas sa place initiale une fois restauré. « Nous avons obtenu l’accord des Monuments&Sites pour installer, à la place de l’original, une copie à l’identique en métal », explique Geoffroy Coomans de Brachène (MR), échevin de l’Urbanisme. « La reproduction est possible car le moule en plâtre de la statue a été conservé. » L’original – une fois qu’il aura été restauré – et son moule devraient ensuite être exposés à l’hôtel de ville.
« La copie en métal de la statue sera subsidiée à hauteur de 80 % par la Région pour un budget total de 450.000 € », ajoute l’échevin, qui précise que ce scénario doit encore avoir l’assentiment du collège des bourgmestre et échevins. La réplique ne devrait pas être installée avant la fin 2014.

Sources : in situ et

http://www.brusselslife.be/fr/article/qui-es-tu-everard-t-serclaes

http://bruxellesanecdotique.skynetblogs.be/archive/2010/05/29/everard-t-serclaes.html

 

Manneken Pis Bruxelles

Manneken Pis

A l’intersection de la rue de l’Étuve et de la rue du Chêne
Bruxelles

 

Manneken Pis (littéralement le gamin qui pisse) appartient au patrimoine culturel de Bruxelles, dont il est aujourd’hui, avec l’Atomium et Saint Michel, un des symboles les plus connus.

Manneken Pis Bruxelles

Dès la fin du Moyen Age, alors que la ville de Bruxelles développe progressivement un réseau d’approvisionnement public en eau, la statuette est mise en place. Jusqu’à la moitié du 19e siècle, cette fontaine joue un rôle essentiel dans le système de distribution d’eau potable de la ville. D’abord en pierre, elle est remplacée au 17e siècle par un modèle en bronze commandé par les autorités communales au sculpteur Jérôme Duquesnoy l’Ancien. La statue originale se trouve aujourd’hui au Musée,dans la Maison du Roi.

Manneken Pis Bruxelles

Manneken Pis est certainement le ketje (p’tit gars) le plus coquet de la capitale. Il possède en effet plus de 800 tenues, parmi lesquelles une de cosmonaute, de Nelson Mandela, d’Elis Presley, Dracula, et un habit offert par le roi Louis XIV le 31 mai 1747. Tous ses costumes sont visibles dans son Dressing-Room au Musée de la Ville de Bruxelles sur la Grand-Place.

Manneken Pis Obélix

  • Manneken Pis Obélix et Casanova

Manneken Pis Casanova

Le 30 juillet 2016, le Comité olympique et interfédéral Belge a offert un nouveau costume au Manneken Pis, que celui-ci s’est empressé de revêtir.  Ce costume est le 954ème, il a été offert à l’occasion de la participation de la Belgique aux Jeux Olympiques de Rio. Ce costume est la tenue officielle du Team Belgium, délégation des athlètes belges qui participeront à l’événement.

Manneken Pis

L’ordre du Manneken Pis tient à la disposition des généreux donateurs les mensurations précises du Manneken Pis pour la confection des costumes.

Il revêt ses habits certains jours de fête. Jadis, il a eu un valet de chambre payé pour l’habiller, et, aujourd’hui, un habilleur officiel de la Ville de Bruxelles.

Manneken Pis compagnon du brie de meaux

*Manneken Pis Compagnon du Brie de Meaux, Manneken Pis confrérie du petit vin blanc de Nogent sur Marne

Manneken Pis confrérie du petit vin blanc de Nogent sur Marne

Souvent les visiteurs sont déçus par la petite taille du Ketje, haut d’à peine une coudée ! Il mesure 55,5cm de haut, pèse 17kg, il est réalisé en bronze creux, coulé en cire perdue.

Manneken Pis Bruxelles

Histoire du plus petit bourgeois de Bruxelles
Notre statuette existait déjà en 1452. A cette époque, on l’appelait Manneken-Pist Julisenken Borre, « fontai­ne du Petit-Julien ». On la cite encore sous ce nom en 1498. En 1668, avant déjà peut-être, elle est définitivement Manneken-Pist ou Manneken-Pis.

Manneken Pis Bruxelles

Elle fut d’abord de pierre. Mais le 13 août 1619, un grand sculpteur bruxellois, Jérôme Duquesnoy, qui donna son nom à une rue de la ville, fut chargé de la couler en bronze. Il reçut pour son travail la somme de 50 florins du Rhin. Le 16 décembre suivant, le tailleur de pierre Daniel Raessens entreprit de fournir pour cette fontaine, moyennant 180 florins du Rhin, un pilier de six pieds de haut, une cuvette longue de six pieds, large de quatre et haute de trois, et une autre cuvette, longue de quatre pieds, large de deux et haute d’un pied et demi. En 1770, on substitua au piédestal qui portait Manneken-Pis, une niche en pierre bleue qui avait été destinée à la fontaine du marché de la Chapelle. »

Depuis, Manneken-Pis connut bien des déboires; s’il eut ses jours de bonheur, il eut aussi ses jours de tristesse.

Manneken Pis Bruxelles
En 1695, lors du bombardement de Bruxelles par les troupes de S.M. le Roi-Soleil, Louis XIV, bombardement qui causa tant de dégâts dans notre ville, les Bruxellois, nés malins, enlevèrent eux-mêmes leur protégé de son piédestal afin de le soustraire aux boulets français.
Il fut remis en place le 19 août 1695, au milieu de la joie du peuple qui le porta en triomphe et l’on inscrivit au-dessus de lui des vers latins dont voici la traduction : « Il m’a posé sur une pierre et maintenant il élève ma tête au-dessus de mes ennemis. »

Manneken Pis Bruxelles

Le 1er mai 1698, l’électeur de Bavière, Maximilien-Emmanuel, gouverneur général des Pays-Bas, offrit une fête aux arquebusiers. Au sixième coup, il abattit l’oiseau placé sur la Grosse Tour et fut selon l’usage proclamé Roi du serment. A cette occasion, Maximilien fit don à tous les confrères d’un costume de drap bleu de Bavière. Il en donna également un à Manneken-Pis. Ne vous étonnez néanmoins pas de cette munificence : l’électeur pouvait se montrer d’autant plus généreux que la ville, pour fêter sa royauté, lui avait fait cadeau d’une somme de 25.000 florins ! De plus, quelques mois auparavant, elle avait encore donné à son jeune fils qui venait de naître, un magnifique berceau, le tout malgré les pertes considérables qu’elle avait subie à la suite du bombardement de 1695.

Plus tard, vers 1745, des Anglais enlevèrent Manneken-Pis et l’emportèrent jusqu’à Grammont. Des habitants de cette ville parvinrent à le leur dérober et, quand les ennemis eurent quittés le pays, ils le rendirent aux Bruxellois après l’avoir exposé sur la Grand-Place de leur cité où, pendant longtemps, on a pu en admirer une copie. Elle est détruite aujourd’hui, le Destin n’ayant pas voulu qu’il exitât deux Manneken-Pis. Il n’y a pas deux Alexandre !

Manneken Pis Bruxelles

En 1747, Louis XV étant roi de France, les Bruxellois supportaient avec peine la domination française et souffraient de voir leurs usages et leurs libertés peu respectés par les étrangers.

Un jour, quelques-uns de ces derniers enlevèrent Manneken-Pis; mais, trouvant que le pauvre petit homme les embarrassait, ils l’abandonnèrent à la porte d’un cabaret, au coin de la Petite-Île. On l’y retrouva et on le reporta sur son piédestal.

Manneken Pis Bruxelles

Bientôt après, il fut insulté par des grenadiers français. C’en était trop. Le peuple ne put supporter avec sang-froid que par deux fois on portât atteinte au respect dû à son protégé. Il se révolta et peu s’en fallut que le sang ne coulât. Louis XV fit châtier sévèrement les auteurs du méfait et, afin de détruire dans l’esprit des habitants la mauvaise impression produite par l’acte de ses militaires, il donna à notre héros un riche costume, un chapeau à plumet et une épée; il lui conféra, en outre, la noblesse personnelle et le créa Chevalier de l’ordre célèbre de Saint-Louis, ce qui imposa aux troupes l’obligation de lui faire le salut militaire.

Enfin, il fut enlevé une dernière fois, dans la nuit du 4 au 5 octobre 1817, par un forçat libéré nommé Lycas. Mais il fut retrouvé peu de temps après et le voleur figura au carcan le 26 novembre. On replaça notre héros sur son piédestal le 6 décembre de la même année et les journaux du temps célébrèrent l’événement.

Manneken Pis Bruxelles

Voici ce que dit la Gazette du Vrai Libéral (7 décembre 1817) :
« Le Manneken-Pisse est rentré aujourd’hui 6 décembre 1817 dans ses fonctions. Tous les habitants ont vu avec satisfaction les soins qu’on a pris pour le restaurer, malgré ornements dont on le charge inutilement aux jours de fête. Ses bienfaits sont plus abondants que jamais : l’eau qu’il distribue est sans doute un nectar, à en juger par l’empressement de la foule qui veut en jouir. »

Et le Journal de la Belgique (7 décembre 1817, n° 342) :
« Le célèbre Manneken-Pisse a été replacé aujourd’hui 6 décembre 1817 dans sa niche, à la grande satisfaction des voisins, il est très bien restauré et posé maintenant sur une tablette de bronze sur laquelle il est vissé. »

Le cabaret d’en face prit comme enseigne à cette occasion : Au Manneken-Pis retrouvé à la satisfaction générale des concitoyens. Cette enseigne avait disparu depuis, mais a été reprise par l’établissement situé au coin opposé.

Ce n’est pas toujours été de l’eau que notre ami a projeté dans l’espace.
Jadis, les jours de grande fête, à l’occasion de l’entrée d’un souverain dans sa bonne ville de Bruxelles ou de tout autre événement important, Manneken-Pis, abandonnant son habitude quotidienne, lançait dans l’air de l’hydromel ou du vin, à la grande joie du populaire qui ouvrait des yeux ravis et une bouche plus ravie encore. Et c’était plaisir de voir le menu peuple se précipiter vers la source bénie, muni de pots, de bouteilles, de flacons, de pintes, de brocs, se bousculant, luttant, jouant des coudes, courant, chantant criant : Noël ! Noël ! Les petits jubilaient, les grands riaient, tous s’amusaient; et dominant la foule, là-haut, sur son piédestal, calme dans cette tempête de gaieté et de bonheur, Manneken-Pis, souriait, versait le flot liquide enchanteur.

Manneken Pis Bruxelles

Mais ces distributions avaient cessé depuis longtemps. Nos grand’mère se souviennent à peine du jour passé -bien loin, celui-là, au beau temps de leur prime jeunesse- où le brave enfant a livré, pour la dernière fois, passage à la boisson divine.
De l’eau, de l’eau toujours; et en hiver, le petit homme, bravant tout nu les rigueurs de notre climat, voit l’eau se figer autour de lui en une nappe glacée, claire et ornementale qui, loin de nuire du reste à son prestige, ajoute un cachet pittoresque au monument qu’il habite.

Cependant, en 1890, des cœurs généreux ont tenté de régénérer le vieil usage. En plein été, lors de grandes fêtes qui eurent lieu à Bruxelles, Manneken-Pis modifia, deux fois en deux jours, sa séculaire coutume. La première fois, il nous offrit du vin; la seconde, du lambic, la célèbre bière bruxelloise.

Manneken Pis Bruxelles
C’était, je vous assure, un charmant spectacle : des fleurs, des tentures ornaient sa niche; des guirlandes se reflétaient dans des glaces posées aux deux côtés de sa niche; une vie nouvelle semblait animer notre héros, revêtu de son costume de gala, le tricorne en tête et l’épée au côté. Devant lui se trouvait une table sur laquelle étaient montés deux hommes recueillant le précieux liquide; autour de la table, d’autres personnes le distribuaient.
Et de la foule compacte qui se pressait rue de l’Etuve, rue du Chêne et rue des Grands-Carmes, montaient les rires, les cris joyeux, les exclamations de bonheur des enfants et des grands. Cependant, calme toujours et toujours souriant, trônant au milieu des fleurs, Manneken-Pis, heureux comme un prince adoré de ses sujets, accomplissait sa joviale besogne.

Telle est la véridique histoire de celui que ses compatriotes ont surnommé le plus ancien bourgeois de la ville. Quel sort a été le sien !

Manneken Pis Bruxelles

Un grand sculpteur, un de ceux dont le pays s’honore d’avoir donné le jour, le coula en bronze; l’électeur Maximilien enrichit sa garde-robe; le roi Louis XV l’anoblit et le créa chevalier de Saint-Louis; Napoléon 1er le fit chambellan. Des poètes l’ont chanté, Maurice Chevalier aussi dans un air célèbre. De riches bourgeois lui ont constitué des rentes : vers 1822, une dame de Bruxelles lui légua 1.000 florins.

On lui reproche – qui n’a pas ses ennemis ? – de, s’être, avec prudence, rangé de l’avis de tous les gouvernements et d’avoir porté l’emblème de tous les régimes. On lui dit :

– Mon enfant, vous avez porté l’habit bleu de Bavière sous Maximilien, l’écharpe française sous Louis XV, la cocarde brabançonne en 1790 et le bonnet rouge en 93 : vous avez été sans culotte ! – comme s’il n’était pas de son essence même d’être sans culotte ! – Vous avez été chambellan de l’empereur; vous avez arboré la cocarde orange en 1815 et revêtu la blouse des révolutionnaires en 1830. Aujourd’hui, vous vous glorifiez d’être belge. Vous êtes un personnage pratique, mais vous n’êtes pas un patriote.

Eh bien, c’est une erreur. Oui, Manneken-Pis est un patriote. Est-ce sa faute à lui si les contemporains de ses différents âges l’ont affublé des insignes qu’ils révéraient à ces époques diverses ? Hélas ! Le pauvre petit, que ne pouvait-il parler ! Il eût rejeté loin de lui tous ces emblèmes et, fidèle à la vieille ville qui l’a vue naître, il se fût drapé dans les plis du drapeau de Bruxelles.

Car, on l’a toujours oublié, Manneken-Pis, avant tout, est Belge et Bruxellois !

 

Sources :  in situ et : http://ordre-manneken-pis.wikeo.be/legendes.html

http://www.manneken-pis.be/

Flower Carpet Bruxelles (2)

Flower Carpet

Grand-Place Bruxelles

Edition 2016 du 12 au 15 août 2016

Après avoir admiré les Flower Carpet depuis le balcon du premier étage de l’Hôtel de Ville, il est de redescendre pour l’admirer sous un angle différent. C’est l’occasion d’admirer le magnifique Hôtel de Ville depuis la Grand Place.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

L’évènement était en préparation depuis deux ans. L’architecte floral Mark Schautteet et la designer Gujie Suzuki se sont démenés pour que tout soit prêt à temps. Il a fallu d’abord dessiner le tapis de 74 mètres delong et 25 de large, soit près de 1800 m2. Puis le nombre de fleurs nécessaire à sa réalisation a été calculé, le dessin a été imprimé sur du plastique pour queles 100 jardiniers puissent planter les 600 000 bégonias de dix couleurs différentes.

Ce sont des fleurs coupées qui sont utilisées.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Le Tapis de Fleurs représente un pari à la fois esthétique etlogistiquetrès risqué. En effet, les conditions climatiques, le nombrede visiteurs, le circuit de l’Hôtel de Ville, les horaires, les fleurs qui doivent rester fraîches et garder leur éclatpendant trois jours, tous ces détails ont leur importance dans sa réussite.

Flower Carpet Bruxelles

Une coordination précise et délicate
Les champs de bégonias sont regroupés dans une seule et unique région de Flandre. Pendant plusieurs mois, une vingtaine de producteurs de fleurs planteront et soigneront les bégonias afin d’obtenir avec précision les coloris et les quantités nécessaires pour donner vie au Tapis de Fleurs. Le moment venu, les horticulteurs cueilleront, emballeront et transporteront les fleurs le plus rapidement possible afin d’assurer la longévité de cette tapisserie éphémère.

Flower Carpet Bruxelles

  • La maison du Roi abrite un musée, qui expose les quelques 900 costumes du Manneken Pis

Flower Carpet Bruxelles

Une centaine de bénévoles en action
Le jour J arrivé, le dessin « grandeur nature » du tapis sera reporté sur une feuille plastique transparente et micro-perforée. Ensuite, il restera à la centaine de volontaires motivés une tâche extrêmement délicate : il leur faudra « colorier » cet album géant en tenant compte des nuances de bégonias et en les maintenant très proches les uns des autres. Ils créeront ainsi un microclimat d’humidité constante qui garantira la fraîcheur et les variations de coloris de ces végétaux typiquement belges.
Tout ce travail sera exécuté en plusieurs jours afin de dérouler le Tapis de Fleurs pour l’inauguration prévue le 12 août à 21h30. Ce chef-d’œuvre éphémère sera exposé aux regards de tous exceptionnellement durant 4 nuits et 4 jours.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Un motif à l’honneur du Japon
Chrysanthèmes, pins, bambous, les fleurs, les oiseaux, le vent et la lune, qui symbolisent la beauté naturelle (Kacho-fugetsu) ; les koïs (carpes japonaises), qui représentent la force et la croissance ; les pins et les bambous, qui sont signe de bon augure ; sans oublier évidemment les fleurs de cerisier, le composent.

Flower Carpet Bruxelles

Tradition et savoir-faire
La Flandre est le principal producteur au monde de bégonias tubéreux, grâce à une riche tradition de sélection de semences et de production de tubercules. Annuellement, quelque 30 millions de tubercules sont exportés en Europe, vers l’Amérique du Nord et le Japon.

Flower Carpet Bruxelles

Sa culture se concentre essentiellement en Flandre orientale, plus spécifiquement dans la région autour de Gand. Les entreprises de sélection recherchent continuellement de nouvelles couleurs et formes. Les bégonias à doubles fleurs et les variétés retombantes, en particulier, sont très populaires.
Les immenses tapis de fleurs composés de bégonias tubéreux réalisés en Belgique contribuent à la reconnaissance et le renom à l’international. Les bégonias, avec leurs couleurs éclatantes, y sont parfaitement mis en valeur.

Flower Carpet Bruxelles

Un spectacle floral pour le jardin et la terrasse
Les bégonias tubéreux sont un choix parfait pour les amateurs d’un résultat coloré et impressionnant. En effet, en blanc, jaune, orange ou rouge, en passant par toutes les nuances de rose, à fleur simple ou double, retombant ou non, l’assortiment des bégonias offre un choix très vaste. Vous trouverez sans aucun doute un bégonia qui convient à votre goût et qui s’accorde à vos autres plantations. Sa floraison riche et longue apporte de la couleur de début juillet aux premières gelées. Les bégonias tubéreux conviennent à de nombreuses utilisations : sur le balcon, en panier suspendu, sur la terrasse ou en tant que plante à massif. Ils ne nécessitent que peu d’entretien et ne provoquent pas de rhinite allergique.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Quelques mots d’histoire sur les tapis de fleurs
1970 : Une idée a germé …
La réalisation des premiers petits tapis de fleurs date de 1952 (Knokke, Audenarde, Sint-Niklaas et Lille), mais il faudra attendre 1971 pour que le site de la Grand-Place de Bruxelles accueille la première de ces œuvres éphémères.

Flower Carpet Bruxelles

En 1970, alors qu’ils se promènent sur la Grand-Place d’Oudenaarde, M. de Rons et Mme Van Den Heuvel sont frappés par la beauté du Tapis de Fleurs qui orne la place et décident de faire de même à Bruxelles.
Ainsi, le week-end du 15 août 1971, le parking de la Grand-Place est dégagé et laisse apparaître le premier Tapis de Fleurs bruxellois, frais et lumineux, qui illustre le thème des Arabesques ornementales.
Le succès est immédiat.… et depuis, la tradition se cultive
Au fil des ans, le Tapis de Fleurs de la Grand-Place devient une tradition et l’une des attractions touristiques phares de Bruxelles.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Un tapis de fleurs, deux designers
Mark Schautteet Graphiste e Architecte floral accompli
C’est en tant que collaborateur d’Et. Stautemans (pionnier des tapis de fleurs) que Mark Schautteet commence à travailler, dès le début des années 70, à la réalisation de divers tapis de bégonias à Bruxelles, à Columbus (dans l’Ohio), à Vienne et à La Haye. Déjà à l’époque, ces tapis jouissaient d’un grand rayonnement international.
Après le décès de son prédécesseur en 1998, il décide de poursuivre le travail de pionnier de son maître, et de s’atteler à la promotion des bégonias en tant que produit d’exportation, par le biais de la réalisation de tapis de fleurs. Au sein de nos frontières, de nombreuses places ont accueilli de magnifiques tapis de fleurs colorés, réalisés selon le concept de Mark Schautteet.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Fujie Suzuki : une jeune designer japnaise pleine de talents
La designer débute sa courte mais brillante carrière par la réalisation de projets visuels pour des musées et des expositions. Aujourd’hui, elle est impliquée dans la création de nombreuses identités visuelles et de projets graphiques pour des évènements d’entreprises et des showrooms. Cette artiste talentueuse sait donner forme aux concepts et messages marketing les plus abstraits. De plus, elle accorde une attention toute particulière à la perspective des utilisateurs et à la réalisation de designs qui évoquent chaleur et réconfort émotionnel.
“En regardant le documentaire sur le Tapis de Fleurs 2014, j’ai été émerveillée par la chaleur dans les yeux des horticulteurs participant. Leur amour pour les fleurs était flagrant, et je voulais que mon design leur donne un sentiment de fierté et d’accomplissement dans leur travail et pour leurs fleurs. »

Une Grand-Place très belle, avec des détails architecturaux très importants; je suis allée à Bruxelles juste pour le Flower Carpet, je ne suis pas restée assez longtemps pour prendre plus de photos, mais j’y retournerai 😀 

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Grand-Place

Edition 2016 du 12 au 15 août 2016
Tapis de Fleurs 2016

 

Bruxelles n’étant qu’à 1h22 de paris en train, me voilà partie pour la journée de samedi afin de profiter de cet évènement exceptionnel : le Flower Carpet.

C’est devenu une tradition désormais : tous les deux ans, au mois d’août, la Grand-Place de Bruxelles se transforme en un gigantesque océan de fleurs. Cette année sera encore plus spéciale, puisque le célèbre Tapis de Fleurs fêtera son 20ème anniversaire ! Il est réalisé avec des bégonias flamands, uniques au monde. A cette occasion, l’Hôtel de Ville nous a ouvert ses portes pour admirer le Flower Carpet depuis son balcon. En prenant de la hauteur, l’oeuvre se révèle dans toute sa splendeur.

Flower Carpet Bruxelles

  • Le bâtiment central est le Maison du Roi, un musée l’occupe. Il présente la garde-robe du Manneken-Pis, qui a de plus de 900 costumes.

Flower Carpet Bruxelles

Pour l’édition 2016, le Flower Carpet est aux couleurs du Japon, en effet cette année, la Belgique et le Japon célébreront leurs 150 ans de relations diplomatiques et d’amitié.

Flower Carpet Bruxelles
Une amitié belgo-japonaise florissante
Le 1er août 1866, les deux pays signent leur premier traité d’amitié, de commerce et de navigation. Cet évènement marque l’éclosion d’une longue histoire entre les deux nations. Depuis, la Belgique et le Japon entretiennent des relations diplomatiques, commerciales et amicales riches et solides.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Un héritage commun, de valeurs partagées, des échanges commerciaux prospères, des relations proches entre familles impériale japonaise et famille royale belge, une source d’inspiration mutuelle et une admiration culturelle … Autant de liens tissés entre ces deux nations depuis déjà 150 ans et de raisons pour le comité de sélection du Tapis de Fleurs de choisir cette thématique pour rendre hommage à cette belle amitié !

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Quelques chiffres
Le tapis de fleurs mesure 75 m de long sur 25 m de large, soit plus de 1.800 m² de bégonias ! Sa mise en œuvre nécessite deux ans de travail : il faut en effet réserver les centaines de milliers de fleurs coupées nécessaires à sa composition très longtemps à l’avance. Le Flower Carpet représente un pari à la fois esthétique et logistique très risqué. En effet, les conditions climatiques, le nombre de visiteurs, le circuit dans l’Hôtel de Ville, les horaires,… tous ces détails ont leur importance dans sa réussite.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles

Les fleurs doivent rester fraîches et garder leur éclat pendant quatre longues journées. La technique ?
Juste avant l’inauguration, une centaine de bénévoles tracent le design du tapis sur la Grand-Place. Ils se basent sur un dessin, grandeur nature, déposé sur les pavés de la Grand-Place. Le dessin est réalisé sur du plastique micro-perforé fixé au sol et posé sur une fine couche de sable.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles
Cette année, le Tapis de Fleurs sera composé de 600 000 bégonias, ainsi que de dahlias, d’herbes et d’écorces de bois teintées qui habilleront cette tapisserie éphémère inspirée de l’élégance japonaise.
Le premier Tapis de Fleurs réalisé sur la Grand-Place date de 1971. L’œuvre 2016 portera à 20 le nombre des tapis qui ont été créés, et ce uniquement pour le plus grand plaisir de millions de touristes et de visiteurs du monde entier !

Flower Carpet Bruxelles

Le Flower Carpet mode d’emploi
Deux ans de patience et de préparation pour 4 jours de magie colorée… c’est le temps qu’il faut pour imaginer et tisser le Tapis de Fleurs de Bruxelles. Dans ce site millénaire, la patience est une valeur sûre ; les pierres ont tout leur temps.

Flower Carpet Bruxelles

Choisir le thème, dessiner le projet, évaluer puis faire pousser le nombre de bégonias en tenant compte des coloris. Il en faudra près de 600.000, serrés les uns contre les autres pour réaliser les motifs, donner du relief et des nuances à cette tapisserie sans égale dans le monde entier.

Flower Carpet Bruxelles

Le bégonia flamand, unique au monde
Une longue floraison, un large éventail de couleur, une grande variété de formes et adapté pour une plantation en massif ou en terrasse : tels sont les atouts du bégonia flamand, le résultat d’un savoir-faire et d’une tradition ancestrale. Pas étonnant que le bégonia flamand connaît un réel succès jusqu’au Japon et aux Etats-Unis.

Flower Carpet Bruxelles
150 ans d’amitié belgo-japnaise
La Belgique et le Japon célèbreront cette année leurs 150 ans d’amitié et de relations diplomatiques. Le 1er août 1866, les deux pays signaient leur premier traité d’amitié, de commerce et de navigation. La Belgique n’était encore qu’un jeune Etat indépendant désireux d’élargir ses horizons, tandis que le Japon, encore gouverné par le Shogun Tokugawa, commençait à peine à ouvrir ses portes vers le monde extérieur.

Flower Carpet Bruxelles

La révolution Meiji ( Révolution contre le régime féodal des Shoguns ) qui eut lieu deux ans plus tard au Japon, mena à une modernisation flamboyante du pays. La seconde moitié du 19ème siècle fût une période de riches échanges au cours de laquelle les deux nations furent une source d’inspiration mutuelle ; le Japon s’inspira du système institutionnel belge tandis que les œuvres artistiques japonaises ont alimenté l’imagination de nombreux artistes belges.

Flower Carpet Bruxelles

Flower Carpet Bruxelles
Après la seconde guerre mondiale, les relations entre la Belgique et le Japon prirent un nouvel élan en parallèle à la reprise économique fulgurante du Japon dans les années 50 et 60. La première usine japonaise exportée à l’étranger fût créée par Honda en Belgique en 1962, de nombreuses entreprises ont suivi la même voie depuis.

Flower Carpet Bruxelles
D’importantes visites à titre personnel, politique ou économique ont contribué à resserrer les liens entre les deux pays et entre les familles impériale et royale. Depuis, des centaines d’étudiants belges et japonais ont bénéficié de possibilités d’échanges. La culture japonaise est présente dans la vie quotidienne des Belges à travers les mangas, la fabuleuse cuisine japonaise, la décoration, etc., tandis qu’aucun Japonais ne manque d’associer la Belgique à ses produits de qualité tels que la bière, le chocolat, les gaufres, ou son équipe de football.

Flower Carpet Bruxelles

La garde robe du Manneken Pis aux couleurs du Japon
Le célèbre Manneken-Pis, emblème de l’indépendance d’esprit des Bruxellois, illustre bien cette longue tradition d’amitié puisque sa garde-robe compte 17 costumes traditionnels japonais tels que la tenue de samouraï, de Daimyo, de Kintaro. Le plus ancien datant de 1928 et le dernier costume japonais a été offert en 2003.

 

© Tous droits réservés, Visites guidées.net, © 2009-2017. Site optimisé pour Mozilla Firefox, Google Chrome et Internet Explorer 7+