Partager l'article ! Basilique Saint Pierre de Rome: Basilica di San Pietro Piazza di San Pietro Roma Histoire Néron, en 64 après J.C., ...
Basilica di San Pietro
Piazza di San Pietro Roma
Histoire
Néron, en 64 après J.C., ordonne une grande persécution contre les chrétiens, dans le cirque de Caligula. Un des martyrs, Pierre, fut crucifié et déposé, selon le Liber Pontificalis (I,118) : «
Via Aurelia (…) iuxta palatium Neronianum, in Vaticanum » (au) Vatican, sur la via Aurelia, en face du palais de Néron.

Un témoignage certifie le lieu du martyre : un passage d’Eusèbe de Césarée (IVe siècle) cite une lettre que Gaius écrit à Proclus, où le prêtre invite son ami à venir à Rome : « Au Vatican
et le long de la voie d’Ostie, tu trouveras les trophées de ceux qui fondèrent cette Église ».
En vertu de l’importance de ce témoignage, le petit autel du IIe siècle, retrouvé lors des fouilles menées dans la nécropole vaticane pour protéger la sépulture de saint Pierre, a été appelé
Trophée de Gaius.
Suite à la proclamation de l’édit de Milan (313 apr. J.C), les chrétiens purent construire leurs édifices de culte. Constantin lui-même commença en 324 la construction de la basilique. Elle
englobe le Trophée de Gaius et intégre la tombe de saint Pierre au cœur de l’ensemble.

*La place Saint Pierre et sa double colonnade elliptique s'ouvrant devant la basilique furent bâties par Bernin entre 1656 et 1667.
Bernin, un nom à retenir, on va reparler de lui.
La grande basilique, consacrée en 329, était un bâtiment longitudinal composé de cinq nefs et d’un transept. Un escalier extérieur menait au portique à quatre rangées d’arcade. Au centre une
fontaine permettait aux catéchumène. de faire leur. ablutions. Elle se trouve aujourd’hui dans la Cour de la Pigne des Musées du Vatican. Dans cette basilique Charlemagne, roi des Francs,
au cours de la nuit de Noël de l’an 800, Charlemagne, roi des Francs, fut couronné empereur du Saint Empire Romain ; c’est dans cette basilique que, jusqu’au début du XIVe siècle, des foules de
pèlerins venaient à pied de toute l’Europe pour vénérer la tombe de Saint Pierre, Prince des Apôtres.
Pendant le schisme d’Avignon (1309-1377), Rome fut abandonnée. La basilique, vieille de plus de mille ans déjà, présentait de graves problèmes de conservation. L’on ne sait pas grand-chose à ce sujet. Une certitude : le pape Nicolas V, à la moitié du XVe siècle, avait demandé à l’architecte Bernardo Rossellino de dessiner un projet qui prévoyait un nouveau chœur, en dehors de l’abside constantinienne. Il ne fut bâti qu’en partie, sur une hauteur d’environ un mètre et demi.
Au début du XVIe siècle, il fallut se décider : restaurer ou reconstruire complètement Saint-Pierre. Le nouveau pape Jules II, élu en octobre 1503, confia cette charge en 1505 à un des plus
grands architectes de l'époque, Donato Bramante.

Cette entreprise lui vaudra le surnom de « Maestro Ruinante » (Maître Ruineux, ndt)." La Galerie des Offices de Florence conserve une grande partie de ses dessins, qui proposent tous un plan
carré dans lequel sont intégrées une croix grecque et quatre absides en saillie ; le carré, qui dans l’espace devient un cube, est couvert en son centre d’une coupole hémisphérique. Des
chercheurs ont remarqué (A. Bruschi, 1984) que cet ensemble s’inspirait d’une symbolique bien précise « que l’on peut résumer – selon une ancienne tradition vivante surtout en milieu byzantin –
en un cube (la terre) élargi par quatre bras (les quatre parties du monde) et surmonté d’une coupole (le ciel) »."
sources : http://www.vaticanstate.va/