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L’église Saint-Eustache redécouvre son bénitier monumental, œuvre de Louis-Eugène Bion
19/11/2009
Cette singulière et monumentale ouvre de plâtre mesure plus de deux mètres de haut, elle est classée Monument Historique depuis 1905. On peut l’admirer dans la partie gauche du transept : elle est
mise en valeur par la restauration engagée par la ville de Paris, avec le concours financier du Ministère de la Culture.
C’est Louis Eugène Bion (1807-1860) qui a conçu cette ouvre. Il fut l’élève de Dupaty et de Desbœuf, il a obtenu le troisième prix de sculpture de Rome en 1830. Il a réalisé de nombreuses œuvres
religieuses, et a exposé la première fois au Salon en 1834 et obtenu une deuxième médaille.
A la fin du salon, la sculpture du bénitier, qui aurait été demandée par Notre Dame, fut donnée à l’église St Eustache par l’Etat. Ce groupe ne plâtre reste le seul exemplaire connu à ce
jour.
la restauration
était devenue nécessaire.
Le bénitier est réalisé en plâtre plein sur des structures métalliques internes.
Dès le milieu du XIXe siècle il a été alterré par diverses casses, il souffrait en outre de problèmes structurels (fractures, éclats, dissolution du plâtre) et d’encrassement, coulées de cire,
brûlures.
La restauration lancée en 2008 (consistant en consolidation, restitution de certains manques, nettoyage et harmonisation), l’œuvre a retrouvé son intégrité matérielle et
esthétique.
Le bénitier de Louis-Eugène Bion est un objet mobilier avec une fonction
liturgique : il contient l’eau bénite offerte au fidèle. C’est aussi une sculpture figurative. « Fortement influencé par le Moyen Âge, ce groupe représente en effet le pape saint Alexandre (qui
gouverna l’Eglise romaine de 107 à 116 après Jésus-Christ) instituant, sous l’inspiration divine, à la porte des églises, l’usage de l’eau bénite qui met en fuite les péchés véniels.
Entouré de deux anges ailés, le souverain pontife, coiffé de sa tiare, est assis sur un trône surmonté de la croix. Sa main gauche est posée sur la Bible ; de la main droite (qui tenait autrefois
un goupillon), il distribue l’eau bénite. A ses pieds, la coquille est soutenue par un socle formé de diverses figures démoniaques, animales (singe, serpent) ou humaines (femme nue aux cheveux
dénoués), symbolisant dans un décor fouillé de feuilles d’acanthes le monde des réprouvés ». www.paris.fr
Par Francine94
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Publié dans : Paris
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