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Bernar Venet Versailles
"219.5 arc x28" parterre d'eau Acier Corten
Matériaux utilisés ?
Les seize arcs qui entourent la statue de Louis XIV sont en acier Corten. Un alliage de cuivre, nickel et chrome est ajouté en infime quantité à cet acier. Ceci permet d'accroître sa résistance à
la corrosion atmosphérique grâce à la formation d’une couche auto-protectrice d’oxydes sur le métal de base. Après un sablage à l’eau, le cuivre lui donne cette belle couleur orangé qui se
densifie au soleil. Poncée, l’oxydation s’unifie.
Les Arcs du Parterre d’Eau et du Bassin du Fer à cheval sont également en acier Corten ainsi que l’Effondrement du Bassin d’Apollon. Les Quatre lignes indéterminées du Parterre du Midi sont en acier XC10, acier « plus doux » car à faible teneur en carbone. On peut donc le tordre jusqu’à un certain point sans prendre le risque de le rompre.

Où sont fabriquées les sculptures ?
C'est dans une usine située à une dizaine de kilomètres de Budapest, en Hongrie, que Bernar Venet réalise ses sculptures en acier. Dix sept ouvriers travaillent exclusivement pour lui. L'artiste
a fabriqué dans cette usine. Les Arcs,les Angles et les Lignes indéterminées, aidé par cette équipe.
C’est là qu'il a créé la maquette en acier à l’origine des Arcs de la Place d’Armes, élaborée dans un premier temps sur ordinateur, puis réalisée dans des plaques d’acier de trente centimètres de
côté soudées sur un support.
Ces arcs cintrés, gigantesques, entourant la statue de Louis XIV, nécessitaient un changement d’échelle et de technologie dans le travail. Ils ont donc été fabriqués en Belgique, à
Jupille-sur-Meuse.
Un cabinet d’ingénierie liégeois Greisch en a élaboré les plans. Spécialisé dans les travaux complexes de grandes dimensions, il a calculé la résistance des matériaux et effectué des études de
terrain pour déterminer le bon emplacement.
En effet, les arcs ne pouvaient pas être installés dans le parc, le sol en étant marécageux à faible profondeur. La qualité de l’ancrage est essentielle pour des oeuvres de cette dimension.
La mise en oeuvre de ce projet fut complexe et de haut niveau technologique, et a abouti à la perfection formelle des oeuvres mises en place à Versailles et Marly.

Les cent cinquante tonnes d’acier Corten ont été achetées chez ArcelorMittal, et ont subi une transformation, qui, de leur état brut, les a conduites aux lignes conceptuelles des
seize arcs de vingt-deux mètres de haut. Ces arcs ont été transportés sur des remorques surbaissées à quinze centimètres du sol pour passer sous les ponts, durant les cinq cents kilomètres de
trajet… détours compris.
C’est dire si le convoi de huit allers et retours était exceptionnel !
Stockés au camp des Mortemets, les pièces sont arrivées au fur et à mesure de l’avancée des installations.
Sous le soleil, et grâce au traitement spécial qu'il a subi, l'acier Corten prend des couleurs chaudes, de l'orangé au brun le plus intense.
Sources : www.chateaudeversailles.fr/
(dossier pédagogique)
Pourquoi ne pas fabriquer ces oeuvres en France? Il ne faut pas oublier que la France se sépare de son industrie, et ferme ses usines les unes après les autres. Ainsi la Lorraine, ma région, est sinistrée. La Belgique, qui exploite le même "filon", n'a pas fermé ses usines. Nous avions certainement la technologie avant l'arrêt de la sidérurgie en France.
Enfin, pourquoi l'artiste fabriquerait ses oeuvres dans un pays qui le rejette et n'a jamais reconnu son talent?
A demain bisous
Tu as raison de signaler que la sidérurgie française aurait pu les réaliser, si c'est ça l'Europe?
Bon mardi, bisous, Mireille du Sablon
je trouve ca laid ces sculptures
Mais chacun ses gouts
bonne soirée
bonne journée
bonne journée
bises
janine