Il y a 100 ans, c'était le 21 janvier 1910...
... la crue de la Seine de 1910 qui submergea Paris fut une catastrophe naturelle majeure au XXe siècle.
De inscriptions dans la pierre des immeubles de la capitale en témoignent encore.
D’abondantes chutes de pluie, de 50 % supérieures à la normale, et la fonte des neige ont occasionné la montée des eaux, elle débute le 21 janvier 1910. En une semaine, le niveau monte de 3,80 m à 8,68 m. 12 arrondissements de Paris sont touchés, les gares sont inondées, les quais de Seine sont envahis, et l‘eau s‘engouffre dans les tunnels du tout récent métropolitain. L’électricité s’arrête, en quelques heures la ville est paralysée mais ne connaît pas de pénurie, car les halles sont épargnées.
En banlieue, les usines et dépôts proches des berges sont envahis, les sables et graviers emportés. Des milliers d'ouvriers se retrouvèrent sans ressources. A Puteaux, 10.000 sacs de ciment se solidifièrent.
Il y avait de l'eau jusqu'au sommet des arcades des ponts, des barques flottaient au milieu des artères
haussmanniennes, des bourgeois en habit allaient voir l'inondation comme on se rend au spectacle...
En effet, beaucoup de Parisiens s'amusent du visage insolite qu'a soudain pris leur ville. Les chevaux remplacent les tramways, des canots sont réquisitionnés pour permettre aux Parisiens de
circuler.
Guillaume Apollinaire dans Paris Journal, le 29 janvier 1910(au plus fort de la crue), écrit :
"Avenue Montaigne, on a organisé des promenades de plaisance en barque. Pour deux sous, on passe au pied des hôtels les plus cossus, et des photographes prennent de vous un portrait d'inondé pour
la somme de 50 centimes".