Les émaux : la fabrique
Dans la seconde partie des années
70, la fin de la sidérurgie à Longwy entraîne la chute des faïenceries, qui avait déjà du mal à faire face à l’arrivée de faïence en provenance de l’étranger.
L’entreprise dépose le bilan en 1976, puis est liquidée en 1977.
Mais les ouvrières ont décidé de faire vivre la tradition, et ont créé cette usine.
C’est-ce qui fait l’originalité de Longwy, et aujourd’hui ce sont 5 faïenceries qui perpétuent la tradition des émaux cloisonnés.
A l'entrée de cette usine, une plaque commémorative en émaux de Longwy, où figure le nom de mon grand-père paternel. Ce fut une surprise le jour où nous sommes allés voir cette usine.

Le façonnage
la pâte composée de kaolin, de dolomie, de
silice, d'argile, de talc et d'eau est versée dans un moule en plâtre formé de plusieurs parties afin de faciliter le démoulage. Après absorption de l'eau par le plâtre, la pièce est
démoulée.
La cuisson
La cuisson était a l'origine effectuée par la récupération des gaz des hauts fourneau jusqu'aux
environs de 1847. On cuit l'objet en élevant progressivement la température jusqu'à 1000 °C, puis on baisse de façon similaire la température, l’opération dure environ 24
heures.
La sérigraphie
C'est l'impression du contour des dessins de façon industrielle. Cependant les
pièces uniques sont réalisées à la main par le dessinateur.
*La vitrine de la 1ère usine reconstruite, qui reflète la richesse et la variété des
émaux.