Dimanche 21 février 2010
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L’église Sainte-Croix
Elle est située au coeur du quartier médiéval du Bouffay, et abrite la
dévotion de Notre-Dame de Bon-Secours*; Sainte Croix est signalée par un haut campanile carillon.
Son origine est obscure : la seule certitude est qu’au XIème siècle
elle était confiée en 1106 aux bénédictins de Marmoutiers- lez- Tours. Ils avaient là un Prieuré dont la chapelle St Martin était à l’emplacement du chœur actuel.
Cette donation, contestée par l'évêque de Nantes Benoît, est confirmée en 1137 par le duc de Bretagne Conan III.
Les bénédictions, chargés de la paroisse y resteront jusqu'en 1620.
En 1665, le Conseil de fabrique** décide de détruire l'édifice pour reconstruire. Les
travaux débutent en 1669 et finissent en 1696. La nef de style ogival flamboyant, augmentée de deux collatéraux ou basses-nefs, occupe à peu près l'emplacement de l'église du
XIe.
En 1684, la partie ancienne de l’église s’effondre, et en 1685 la façade actuelle est construite selon un plan rectangulaire, la façade présente un style classique avec des colonnes et un
fronton. Les deux bas-côtés de la nef, de style flamboyant, sont accolés à un mur droit formant le chevet.

Il n'y a plus qu'à poser le beffroi et, sur sa calotte, la croix qui domine le tout.
L'ancienne cloche du Bouffay, la plus volumineuse des cloches de Nantes fondue en 1663 (8 096 kg) rejoint la chambre.
Dans les niches, les figures des prophètes David et Daniel à l'ouest, Jérémie au nord et Isaïe au sud, sculptées par Grootaers et Amédée Ménard complètent l'ensemble. Sous le cadran, deux
sculptures - à demi couchées - représentent la Foi qui tient la croix, et la Charité qui berce un enfant.
* Nantes possède trois Madones couronnées au nom du Souverain pontife dont Notre-Dame de Bon-Secours en l'église Sainte-Croix en 1932.
** La fabrique est un ensemble de « décideurs » (clercs et laïcs) nommés pour assurer la responsabilité de la collecte et l'administration des fonds et revenus destinés à la construction et à
l'entretien des édifices religieux.
Par Francine94
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Samedi 13 février 2010
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17:25
Le visiteur fait un plongeon dans le passé en flânant dans ce quartier.
En effet, Nantes était autrefois une ville médiévale fortifiée.
De nos jours, il ne reste rien de la muraille qui entourait la ville, hormis la Porte Saint-Pierre dont le soubassement est d'époque gallo-romaine et le château des ducs de Bretagne. Quelques
maisons à colombage et hôtels particuliers datant pour l'essentiel du XVe siècle témoignent de cette cité médiévale.
La cité fortifiée est devenue une ville qui s’étend au-delà du contour initial.

La porte Saint-Pierre est une grande porte taillée dans la muraille médiévale. Elle marquait l’accès de la ville par la voie romaine qui reliait Paris à l’Océan Atlantique. En la regardant, on
imagine l’ancienne cité fortifiée de Nantes avec ses remparts, ses tours et ses portes, et la hauteur des murailles qui entouraient Nantes à l'époque.
Un jardin sépare la porte Saint Pierre de la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul.
Jusqu’au XVIIIè siècle, les nantais communiquaient avec l’extérieur uniquement par l’étroite porte aménagée dans la tour. Combien de pèlerins, de voyageurs sont passés là sans laisser la moindre
marque ou quelque souvenir. L’histoire a cependant retenu une date, celle du 13 avril 1598, où Henri IV entra à cheval dans la ville par la porte Saint Pierre, venir signer l’Edit de Nantes en
1598 dans la Maison des Tourelles aujourd’hui détruite.
*pancarte commérative, à l'intérieur de l'enceinte du château des ducs de Bretagne.
C’était pour y annoncer une paix longtemps désirée après une terrible guerre civile : le roi Henri voulait réconcilier tous les français en leur accordant la liberté de conscience par son fameux
« édit de Nantes ». Cet acte concède aux protestants une relative liberté de culte ainsi que des places fortes pour assurer leur sécurité.
Par Francine94
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Vendredi 12 février 2010
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18:51
Le Grand Logis a été réalisé par par François II. Ce bâtiment fut un lieu de
résidence pour le duc de Bretagne et sa cour.

* le puits, au pied du Grand Logis
Le décor sculpté des lucarnes, édifiées sous le règne d'Anne, duchesse de Bretagne puis reine de France, témoignent de l'union de la Bretagne à la France : le porc-épic de Louis XII fait face au
lévrier d'Anne. Les lucarnes sont de style gothique flamboyant.

* le porc-épic, symbole du Roi Louis XII et le lévrier d'Anne épouse de Louis XII.
La tour de la Couronne d'Or fut elle aussi construite par François II et achevée par sa fille Anne de Bretagne. Son nom vient de la proximité du puits, surmonté de fers forgés symbolisant
la couronne ducale. Deux loggias, pièces ouvertes sur l'extérieur, agrémentent les étages élevés de la tour. Elles sont principalement réservées à la détente, la parade et permettent d'assister aux
fêtes dans la cour. Elles constituent un élément décoratif nouveau, issu des premières influences italiennes.

* la Tour de la Couronne d'or
Le grand logis, après rénovation, a retrouvé tout son éclat, et la pierre de tuffeau sa blancheur éclatante. La restauration a débuté en 2000 et s’est achevée en 2007 : toitures, décors, cheminées,
campanile de l’entrée. L’intérieur a été aménagé pour abriter un musée qui présente l’histoire de la ville.
Ce qui frappe, quand on entre dans l'enceinte du château, c'est la blancheur de la pierre de tuffeau, encore plus éclatante sous les rayons du soleil.
Par Francine94
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Jeudi 11 février 2010
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18:56
Le portail est composé de tuffeau blanc calcaire, datant
du XVème siècle. Saturé de sel, il était devenu friable, et la restauration des porches était devenue indispensable et les travaux ont été engagés juste après ceux de la crypte et de la façade,
débutés en 1999.
Les blocs qui menaçaient de tomber sont remplacés, un traitement préventif de la pierre
est réalisé après une analyse chimique fine des particules polluantes, des cataplasmes sont posés pour protéger la pierre de tuffeau.
Un architecte explique : « Datant du XVe siècle, le tuffeau devient friable car il
est saturé de sel, que l'on peut extraire grâce à des cataplasmes micronisés. »
Sculpteurs et tailleurs de pierre ont rénové les parties sculptées du XVème siècle, le
soubassement des statues et le portail.
Un architecte du
patrimoine analyse : « Contrairement au haut de la tour, cette partie est très sculptée, Il a fallu reprendre tous les motifs de scènes bibliques en nettoyant ou en restaurant la pierre.
»
Menuisiers et couvreurs ont été à pied d’ouvre pour
fignoler la restauration de cette vieille dame construite à partir de 1434.
Le coût
des travaux sur le porche : 8,3 millions d'euros à l’Etat dont 3 millions pour la tour nord.
Pour cette cure de jouvence, une technique de biominéralisation a été employée. « Cette méthode consiste à injecter des bactéries dans la pierre. Puis, pendant près de quatre jours, il faut
les laisser mourir afin de renforcer la structure de la roche ».
*sources ouest France jeudi 18 décembre 2008

*détails des sculptures dentelées au dessus du porche
Dimensions du portail : 63 mètres de haut 43 m de large, en pierre de tuffeau calcaire.
Situé devant le porche de la nef romane et entre deux
hautes tours, le portail est monté entre 1430 et 1480. Les voussures des portails sont au centre dédiées au Jugement dernier, celle de gauche à Saint-Pierre, celle de droite à
Saint-Paul.
Par Francine94
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Mercredi 10 février 2010
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18:54
François II repose à Nantes, aux côtés de sa seconde épouse Marguerite de Foix, mère d’Anne de Bretagne. Il s’est
éteint en 1488, à 53 ans, deux après son épouse. Il fut le dernier Duc de Bretagne. Anne a commandé en 1499 un tombeau magnifique pour que les restes de ses parents reposent dignement.
Le tombeau achevé sera placé dans la chapelle des Carmes, conformément à la volonté de François II, qui souhaitait reposer près de sa première épouse Marguerite de Bretagne. Les Nantais appellent
d’ailleurs le monument le « tombeau des Carmes ».

Sa seconde épouse Marguerite de Foix viendra le rejoindre dès que le Pape Jules II autorisera le transfert depuis la cathédrale. La Révolution vint troubler la quiétude du tombeau, qui doit être
soustrait aux marteaux des briseurs de symboles ducaux et religieux. Il est alors démonté en 1792 et enterré dans l’attente du retour au calme, « près de la cour des noyers par le fermier
exploitant l'enclos des Ursulines ».
Lorsque le tombeau est enfin exhumé, il reste plusieurs années à l’air libre pour que le marbre retrouve sa blancheur, et en 1817 c’est la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul qui l’accueille
définitivement.
*Marguerite de Foix
Les gisants
Les têtes de François et Marguerite reposent sur des coussins maintenus par des anges, tandis qu’à leurs pieds sont allongés un lion et un lévrier.

Quatre imposantes statues représentant des figures allégoriques de femmes se tiennent aux 4 coins du sarcophage. Couronnés, les mains jointes, ils reposent en toute quiétude. La dignité de leur
rang est rehaussée par l’éclat du marbre de Carrare, et l’habileté du sculpteur qui a su donner à ces deux visages la sérénité et la foi, et leurs traits délicats sont d'une grande
beauté.
Par Francine94
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